Excellent grimpeur et bon acrobate, le chat s’adapte plutôt bien aux chutes.
Grâce à ses réflexes et sa physionomie, le félin parvient à exécuter une prouesse technique qui l’empêche de se blesser.
Malheureusement, tous les matous ne retombent pas toujours sur leurs coussinets.

Il s’en est sorti avec une seule dent cassée. Pourtant, ce chat aurait bien pu mourir, écrasé sur le béton. Tombé de 137 mètres, soit 32 étages, il s’en sort indemne, ou presque. Un véritable exploit tant la défenestration représente une cause de mortalité chez les chats domestiques. Rassurant, Nicolas Detable, vétérinaire et auteur de la thèse "Le chat parachutiste : bilan lésionnel et clinique - étude rétrospective portant sur 488 chats" estime toutefois que 88 % des chats s’en sortent grâce à leur pouvoir de redressement. 

Le réflexe du redressement du chat

Acquis dès les premiers mois du chaton, le réflexe du redressement relève de l’inné. Le chat est capable de s’orienter de manière à atterrir sur ses pattes en cas de chute libre. Lorsqu’il tombe, le matou se retourne dans les airs à la manière d’un acrobate de haute voltige. Il plie son corps en deux, replie ses pattes avant et étend ses pattes arrière. 

Lors de cette gymnastique rodée, l’animal commence à tourner son corps de 90 % et la moitié arrière de 10 %. Et pour réussir une rotation complète, il accomplit ensuite l’inverse. Il déplie ses pattes avant et replie celles arrière afin de tourner presque entièrement sa moitié arrière et un peu sa moitié avant dans la direction opposée. 

Est-ce que les chats ont de super pouvoirs pour retomber sur leurs pattes ?

Le mouvement exécuté par les chats consiste à un basculement latéral. Ces animaux sont capables de le réaliser en raison de la flexibilité de leur colonne vertébrale. L’absence de clavicules fonctionnelles augmente aussi la réussite de cette figure. En revanche, leur queue s’avère totalement inutile. Autrement dit, les chats sans queue comme le Manx ne sont pas défavorisés. 

Au-delà d’une physionomie avantageuse, les félins peuvent aussi compter sur leur système nerveux. Grâce à lui, ils se tirent de situations délicates. En utilisant son cerveau, mais aussi son oreille interne et sa vue, le chat parvient à détecter le début de la chute et le moment exact où il doit se retourner. 

Hauteur, âge, santé… : les facteurs qui interviennent

Pour pouvoir exécuter son ballet aérien, le chat a besoin d’une hauteur d’au moins 1,50 m. En dessous, le matou risque de ne pas avoir le temps nécessaire pour réaliser l’opération. À condition de ne pas dépasser 15 m (soit cinq étages), le chat a plus de chances de s’en sortir quand la hauteur est importante. 

D’autres facteurs entrent en ligne de compte. Des problèmes de santé altèrent le sens de l’équilibre de l’animal ou sa mobilité. Un matou en surpoids ou en mauvaise condition physique aura également plus de difficultés à exécuter le réflexe de redressement. Sans oublier les effets de la vieillesse qui surviennent vers neuf ou dix ans et rendent le chat moins agile. 


Emilie CARTIER pour TF1 INFO

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