40 000 euros d’amende requis contre les Karabatic

La rédaction de LCI, avec AFP
Publié le 28 novembre 2016 à 12h52
40 000 euros d’amende requis contre les Karabatic

Source : PASCAL GUYOT / AFP

PROCÈS - Des peines d'amende de 40.000 euros ont été requises lundi contre les frères Nikola et Luka Karabatic lors du procès en appel sur des paris misés par les joueurs et certains de leurs proches lors d'un match de handball présumé truqué en mai 2012.

L'avocat général a également requis 40.000 euros d'amende à l'encontre de deux joueurs considérés comme les pivots de l'affaire, le buraliste Nicolas Gillet et le joueur slovène Mladen Bojinovic (ancien joueur de Montpellier). Des peines allant de 10.000 euros d'amende avec sursis à 20.000 euros d'amende ont été réclamées à l'encontre des 12 autres personnes jugées en appel dans ce dossier.

Dans son réquisitoire, l’avocat général Bertrand Baboulenne a dénoncé "une fraude collective née dans les vestiaires" pour se constituer "une caisse noire (qui) est un des enjeux majeurs" de cette affaire: "tous vont en profiter", a-t-il dit. En première instance, Nikola Karabatic, qui a toujours nié son implication dans les paris et le trucage du match sur lequel ils portaient, avait été condamné à 10.000 euros d'amende pour escroquerie.

Les sportifs professionnels ne sont pas mieux placés pour incarner des valeurs d’éthique et de probité

Bertrand Baboulenne, avocat général

Lors du premier procès, les 16 prévenus avaient été condamnés à des peines allant de 1.500 à 30.000 euros d'amende en raison de paris passés pour un total atteignant plus de 100.000 euros- sur le résultat à la mi-temps d'un match disputé et perdu en mai 2012 par Montpellier face à la modeste équipe de Cesson (28-31, 12-15 à la pause) dans un contexte particulier :  Montpellier, déjà sacré champion de France, était privé de plusieurs joueurs cadres, dont les frères Karabatic, tandis que Cesson tentait d'éviter la relégation en division inférieure.

"Cette affaire nous montre une fois de plus que les sportifs professionnels ne sont pas mieux placés pour incarner des valeurs d’éthique et de probité. On les voudrait irréprochables, alors qu’on devrait les admirer pour ce qu’ils savent faire, c’est-à-dire leur sport", a dit M. Baboulenne. La Ligue nationale de handball, Montpellier Handball, Montpellier Agglomération Handball et la Fédération française de handball sont également parties civiles. En première instance, les prévenus avaient été condamnés à des peines allant de 1.500 à 30.000 euros d'amende. Ils encourent cinq ans de prison, 375.000 euros d'amende ainsi que l'interdiction d'exercer l'activité professionnelle ayant permis l'infraction.


La rédaction de LCI, avec AFP

Tout
TF1 Info