Affaire Le Graët : le président de la FFF "dément toutes les accusations" de harcèlement moral et sexuel

par M.G
Publié le 17 janvier 2023 à 15h28, mis à jour le 17 janvier 2023 à 16h39

Source : JT 20h Semaine

Noël Le Graët a formellement démenti, mardi, toutes les accusations de harcèlement moral ou sexuel à son encontre.
Plus tôt dans la journée, le parquet avait annoncé l'ouverture d'une enquête à l'encontre du président de la FFF, actuellement mis en retrait de ses fonctions.

La réaction n'aura pas tardé. Quelques heures après l'annonce de l'ouverture d'une enquête judiciaire à son encontre, Noël Le Graët "dément toutes les accusations de harcèlement moral ou sexuel ou toutes autres infractions pénales". Dans un communiqué transmis à l'AFP, le président de la FFF, en retrait de ses fonctions depuis le 11 janvier dernier, s'étonne d'apprendre "par voie de presse" l'ouverture d'une enquête pour harcèlement moral et sexuel et fustige les "nombreuses interférences et pressions politiques" venues, selon lui, de la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera.

Une enquête administrative "manifestement à charge" ?

Par ailleurs, le dirigeant breton "dénonce ces annonces répétées par voie de presse qui interviennent alors que la mission de l'Inspection n'a même pas encore rendu son rapport provisoire", faisant référence à l'audit diligenté par le ministère des Sports. "Dans cette enquête administrative, manifestement à charge, Noël Le Graët n'a eu ni l'occasion de prendre connaissance des éléments le concernant, ni l'occasion de faire valoir ses observations en défense, ce qui est gravement attentatoire aux droits essentiels de la défense et au respect élémentaire du contradictoire", dénonce le texte. 

Embourbé dans les polémiques depuis de nombreuses semaines, Noël Le Graët estime que l'ouverture de cette procédure judiciaire, intervenue avant même que les conclusions de l'audit du ministère ne soient rendues publiques, "remet en cause [...] l'indépendance de cet audit administratif". "Ces interventions ne respectent pas les principes fondamentaux de séparation des pouvoirs ni celui de la présomption d'innocence", clament les avocates de l'ancien maire de Guingamp. La veille, Isabelle Lonvis-Rome, ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, avait estimé que la démission de "NLG" constituerait "un signal extrêmement positif envoyé à l'ensemble des victimes"

Pour rappel, les investigations ont été confiées de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Elles ont été lancées après un signalement de l'IGESR (inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche) du 13 janvier 2023, faisant suite au témoignage de l'agente de joueuses Sonia Souid. 


M.G

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