TENNIS- Toujours retenu dans un hôtel de Melbourne, Novak Djokovic a fait savoir par ses avocats qu'il bénéficiait d'une exemption de vaccination, pour avoir contracté le virus en décembre dernier. Problème : la loi australienne ne reconnait pas ce cas de figure pour l'obtention d'un visa.

La fédération australienne de tennis est critiquée plus que jamais. Les avocats de Novak Djokovic ont annoncé que le n°1 mondial avait fourni la preuve d'une infection au Covid en décembre dernier, qui, selon la direction de l'Open d'Australie, suffisait pour entrer dans le pays.

"On pointe beaucoup du doigt et on blâme beaucoup", explique l'organisateur du tournoi du Grand Chelem. "Mais je peux vous assurer que notre équipe a fait un travail incroyable." Dans une vidéo à destination de ses équipes, dévoilée ce samedi par la presse locale, Craig Tiley semble satisfait de son organisation, qui va pourtant devoir se défendre d'une nouvelle accusation. Les avocats de Novak Djokovic viennent en effet d'assurer que leur client avait contracté le virus en décembre dernier, ce qui, selon les informations transmises aux joueurs par la fédération australienne, justifiait une exemption de vaccination. 

Or, cette disposition, si elle existe bien, n'est valable que pour les résidents australiens, non pour les citoyens étrangers voulant entrer dans le pays. Autre élément à charge contre les organisateurs, le gouvernement du pays les avait explicitement prévenus de ce point de règlement.

Libre de quitter l'Australie

Les avocats de la star du tennis ont aussi annoncé que leur client avait demandé à être transféré de l'hôtel où il est retenu à Melbourne, pour une maison qu'il avait louée pour la durée du tournoi, et où il pourrait reprendre son entraînement dans l'attente d'une décision définitive. Le Park Hotel, au cœur de Melbourne, est utilisé par les autorités pour héberger des ressortissants étrangers en rétention administrative, dont certains vivraient là depuis plusieurs années. Son extrême vétusté indigne les supporters de Novak Djokovic, comme ceux qu viennent chaque jour sous ses fenêtres pour le soutenir. Il n'y est cependant pas "prisonnier" comme l'a affirmé sa mère, puisqu'il reste libre de quitter l'Australie.

Un titre à portée de main

Sur le plan sportif, Novak Djokovic venait à Melbourne avec de sérieuses chances de gagner un 21e titre en Grand Chelem, qui le placerait devant Rafael Nadal et Roger Federer, qu'il avait égalés l'année dernière en l'emportant au tournoi de Wimbledon. Le n°1 mondial a gagné les trois précédentes éditions de l'Open d'Australie, et son possible forfait indigne ses supporters de par le monde. La communauté serbe est également mobilisée, à Belgrade comme en Australie, alors que les orthodoxes célèbrent Noël en ce moment. 

Novak Djokovic, que la presse locale a surnommé "No Vax Djokovic", a depuis le début de la pandémie une position qui a polarisé ses soutiens et ses critiques. Il avait été l'organisateur du très polémique Adria Tour en juin 2020, sans limitations de jauges ni gestes barrières (qui lui avait valu alors le surnom de "Djocovid" sur les réseaux), où plusieurs joueurs, dont lui-même avaient contracté le Covid. Une initiative qu'il assume toujours, de même qu'il a toujours maintenu une position très réticente quant au vaccin.


FS (avec AFP)

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