Euro féminin de football UEFA 2022

Allemagne et Angleterre surpuissantes, stades bondés... 5 choses à retenir du premier tour de l'Euro 2022

Maxence GEVIN
Publié le 19 juillet 2022 à 18h00, mis à jour le 20 juillet 2022 à 15h43
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Source : JT 13h Semaine

La phase de poules de l'Euro 2022 s'est achevée lundi avec le match nul entre la France et l'Islande (1-1) et la victoire de la Belgique sur l'Italie (1-0).
Les Bleues n'ont pas tremblé pour valider leur place pour les quarts de finale.
Mais quels sont les autres enseignements de ce premier tour ?

Place aux choses sérieuses. Après une phase de poules prolifique (78 buts en 24 rencontres, soit 3,25 par match), l'Euro 2022 met le cap sur les quarts de finale. Alors que seulement huit équipes - parmi lesquelles la France, qui s'est montrée sérieuse pour assurer sa qualification - peuvent encore rêver à la victoire finale, voici ce qu'il faut retenir de ce premier tour. 

La Belgique, une qualification historique

Pas impressionnante mais résiliente, la Belgique a obtenu lundi sa première qualification pour les quarts de finale d'une grande compétition. Les "Red Flames" ont acquis ce précieux sésame avec courage et une bonne dose de caractère. À l'instar de la rencontre contre la France, où elles ont fait mieux que résister, les coéquipières de Janice Cayman se sont accroché. Menées d'entrée de jeu contre l'Islande, elles ont su arracher un match nul salvateur malgré la domination adverse. Mais c'est contre l'Italie, dans un véritable huitième de finale, que les Belges ont sorti leur meilleure prestation. Dans le sillage d'une défense impeccable, qui a redoublé d'efforts pour résister aux ultimes assauts italiens, elles ont arraché une victoire historique grâce à un but de Tine De Caigny (1-0). En quarts de finale, le 22 juillet, les joueuses d'Ives Serneels tenteront de s'offrir un nouvel exploit contre la Suède, vice-championne olympique en titre.

L'Italie et la Norvège au rang des déceptions

Qui dit agréable surprise, dit nécessairement désillusions. Étonnant quart de finaliste au Mondial 2019, l'Italie n'est, cette fois, pas parvenue à passer le premier tour. Les Azzure ne se sont jamais remises de la claque reçue d'entrée de jeu contre la France (5-1). Les coéquipières de Sara Gama, que l'on disait en pleine progression, quittent l'Angleterre sans la moindre victoire. 

La chute est presque encore plus rude pour la Norvège. Renforcée par le retour d'Ada Hegerberg après plusieurs années de brouilles avec la fédération, la sélection scandinave s'avançait comme un prétendant à la victoire finale. Mais ces prétentions ont volé en éclats brutalement contre l'Angleterre. Les joueuses de Martin Sjögren ont explosé (8-0) dans les grandes largeurs contre les partenaires d'une Beth Mead étincelante. Sonnées, les Norvégiennes n'ont pas su réagir au match suivant, s'inclinant contre l'Autriche sur la plus courte des marges (1-0). Cette succession de mauvais résultats a coûté la place au sélectionneur. En fonction depuis janvier 2017, le Suédois de 45 ans et son assistant Anders Jacobson ont abrégé, d'un commun accord avec la Fédération, leur contrat qui courait jusqu'à août 2023.

L'Allemagne en mission reconquête, l'Angleterre déroule

Superpuissance européenne des années 2000, l'Allemagne a été dépossédée de tous ses titres majeurs. La Mannschaft est donc arrivée en Angleterre revancharde, avec un groupe mêlant expérience et jeunesse. Impressionnante d'entrée de jeu contre le Danemark (4-0), elle a confirmé lors des deux matchs suivants (2-0 contre l'Espagne, 3-0 contre la Finlande) qu'il faudrait compter sur elle cet été. Deuxième meilleure attaque du tournoi derrière l'Angleterre (9 buts), elle a également réussi trois "clean sheets". Tous les voyants sont au vert pour les joueuses de Martina Voss-Tecklenburg, opposées à l'Autriche en quarts de finale. 

De leur côté, les locales ont impressionné. Après une entrée en matière moyenne contre l'Autriche (1-0), les Lionesses ont nettement haussé le ton. Elles ont d'abord éparpillé la Norvège (8-0) avant de dominer aisément l'Irlande du Nord (5-0), certainement la formation la plus faible de la compétition. Meilleure attaque (14 buts) et meilleure défense (0 but encaissé) de la compétition, elles ne pouvaient rêver meilleure entame. Cerise sur le gâteau, les sujets de sa Majesté comptent dans leur rang la meilleure réalisatrice (Mead avec 5 buts) et la meilleure passeuse ex æquo (Fran Kirby avec 3 passes décisives, comme sa coéquipière Mead et la Suédoise Asslani). 

Les Pays-Bas avancent masqués

Championnes d'Europe en titre, les Néerlandaises ont réalisé un premier tour contrasté. Accrochées d'entrée par les Suédoises, les Oranje ont ensuite eu toutes les peines du monde à l'emporter contre les Portugaises (3-2). Rebelote contre la Suisse, malgré un score final flatteur (4-1). Privées de trois cadres - Groenen et Miedema sur Covid-19, van Veenendaal sur blessure - lors des deux dernières rencontres, elles devraient récupérer des forces vives en prévision des matchs couperets. Elles devront toutefois faire sans la néo-Parisienne Lieke Martens, forfait pour la suite de la compétition. Mais avec leur expérience et leur homogénéité des deux côtés du terrain, elles constitueront, à n'en pas douter, un adversaire de choix pour les Bleues en quarts de finale. 

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Un public au rendez-vous

Ce début d'Euro 2022 a suscité un véritable engouement populaire outre-Manche. Les 500.000 billets vendus avant la compétition (plus du double du précédent record de 240.055, établi lors de l'Euro féminin 2017 aux Pays-Bas) avaient annoncé la couleur. L'intérêt du public pour la compétition s'est confirmé dès le match d'ouverture, les Anglaises affrontant l'Autriche dans un Old Trafford rempli à ras bord (68.871 personnes). En tout, 369.314 supporters ont assisté aux rencontres de la phase de groupes, soit une moyenne de plus de 15.300 sur les 24 matches. Le record d'affluence pour un match de groupe n'impliquant pas le pays organisateur a été battu à trois reprises (Espagne-Finlande, Pays-Bas-Suède et Pays-Bas-Suisse). Mieux, le total d'affluence de 240.055 personnes, établi à l'issue de l'Euro féminin 2017, a été pulvérisé... dès le 16ᵉ match. Et dire que les matchs couperets sont encore à venir. 


Maxence GEVIN

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