CYBERHARCÈLEMENT - Après les propos haineux visant la petite Camille sur Twitter, le sélectionneur de l'équipe de France a dénoncé les réseaux sociaux comme étant des "déservoirs de haine".

Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, a toujours été un fervent défenseur des enfants. Parrain de l'opération Pièces Jaunes depuis déjà quatre ans, dont l'édition 2022 a été lancée ce mercredi, il a réagi suite à la déferlante de commentaires haineux ayant visé la petite Camille. Cette enfant de huit ans est atteinte du syndrome VACTERL. 

Tout est parti d'une vidéo postée dimanche sur les réseaux sociaux par l'association "Un sourire pour Camille". Dans son message adressé à Kylian Mbappé, la petite fille demande à son idole, qui est en fin de contrat avec le Paris Saint-Germain, de rester dans le club de la capitale. "Continue de nous faire rêver encore longtemps, on t’aime", dit la jeune fille, alors qu'elle arbore fièrement un maillot de son club favori. 

Même si les réseaux sociaux offrent la possibilité d’avoir un lien social, ce sont aussi des déversoirs de haine. Sous couvert d’anonymat, ou pas, on en arrive à des dérives inadmissibles.
Didier Deschamps, sélectionneur de l'équipe de France

S'ensuivra une avalanche d'insultes sur les réseaux sociaux à l'égard de la petite fille. Un déferlement de haine qui a tout de même suscité l'indignation sur Twitter, au point même où l'association "Un sourire pour Camille" a été contrainte à réagir. "Jamais nous n’aurions pu imaginer tant de haine, Camille se bat chaque jour pour distribuer des sourires et la tristesse que nous ressentons ce soir est à la hauteur de cette violence", peut-on lire sur leur compte Twitter.

Si Didier Deschamps s'est d'abord offusqué que des personnes soient capables d'autant de malveillance à l'égard d'une enfant, il a aussi tenu à proposer des solutions comme la mise en place de modérateurs sur ces sites. Objectif ? Protéger davantage les enfants de la violence des réseaux sociaux. "On ne peut qu’être scandalisé. Je me demande, encore maintenant, comment ces personnes, même si ça ne concerne qu’une minorité, peuvent faire preuve d’autant de haine et d’agressivité avec une petite de cet âge-là. Ça dépasse toute forme d’entendement. Tous ces sites doivent mettre en place des modérations et protéger les enfants", a appelé le sélectionneur.

Le sélectionneur a souligné à quel point les réseaux sociaux pouvaient être dangereux, notamment pour les plus jeunes. "Même si les réseaux sociaux offrent la possibilité d’avoir un lien social, ce sont aussi des déversoirs de haine. Sous couvert d’anonymat, ou pas, on en arrive à des dérives inadmissibles", a-t-il déclaré. 

Avant d'ajouter : "Il ne faut pas toucher aux enfants car ça peut laisser des séquelles, des traumatismes, voire amener, comme c’est déjà malheureusement arrivé, à des actes irréversibles..." 

Déjà ce lundi, le principal intéressé Kylian Mbappé avait apporté son soutien à la jeune fille et dénoncé cet acharnement. "La violence des commentaires pour une gamine… On est vraiment en train de toucher le fond. Il s’agirait de se ressaisir un peu", a affirmé l'international.


Justine Briquet-Moreno

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