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Coupe du monde : les footballeurs iraniens menacés de représailles par le régime de Téhéran

Dylan Veerasamy
Publié le 24 novembre 2022 à 17h12
JT Perso

Source : TF1 Info

Les joueurs de la sélection iranienne pourraient faire face à des représailles en cas d'un nouveau boycott de l'hymne nationale, selon les autorités iraniennes.
Les footballeurs avaient refusé d'entonner l'hymne national de l'Iran face à l'Angleterre, lundi.
Actuellement, le régime de l'ayatollah Khamenei multiplie les arrestations d'opposants.

C’est un signe de protestation qui pourrait coûter cher aux joueurs de l’Iran présents à la Coupe du monde. Ce mardi 22 novembre, le chef du conseil municipal de Téhéran, Mehdi Chamran, a déclaré que l’Iran ne permettra “jamais à quiconque d'insulter [leur] hymne et [leur] drapeau” après que les joueurs de la Team Melli ont refusé de chanter leur hymne national face à l’Angleterre, la veille.

Un boycott peu apprécié par le régime iranien

Malgré la lourde défaite face aux Anglais (6-2) survenue lundi 21 novembre, la sélection iranienne a marqué les esprits par son silence lorsque l’hymne national a retenti dans le Khalifa Stadium de Doha, afin de protester face aux répressions en cours dans le pays. Un silence applaudi par de nombreux supporters iraniens présents dans l’enceinte, mais qui ne passe pas de l’autre côté du golfe Persique, alors que la capitaine de la sélection iranienne a affirmé son soutien au peuple, rappelant qu'"ils doivent savoir que nous sommes avec eux. Et que nous les soutenons. Et que nous sympathisons avec eux en ce qui concerne les conditions" en Iran.

Tout comme Mehdi Chamran, de nombreuses voix se sont élevées à travers l’Iran afin d’encourager l’application de sanctions contre ces footballeurs, voire de représailles si ces derniers poursuivaient leur boycott de l’hymne national pour la suite de la compétition. Selon The Guardian, un membre du Parlement aurait demandé que les joueurs de la Team Melli soient remplacés par des jeunes patriotes prêts à chanter leur hymne national sur le terrain.

De son côté,  l'attaquant du FC Porto Mehdi Taremi a affirmé en conférence de presse que les joueurs ne subissaient aucune pression. "On est venu jouer au football, pas seulement nous, mais l'ensemble des joueurs présents au Qatar. Moi et des milliers de gens comme moi, nous n'avons pas le pouvoir de changer les choses", a dit également l'international iranien. 

Les opposants au régime sanctionnés par les autorités

Confronté à de nombreux actes de contestation depuis près de deux mois, le régime autoritaire iranien a pris des mesures importantes contre ses opposants. Ce jeudi 24 novembre, les autorités iraniennes ont notamment arrêté Voria Ghafouri, un footballeur iranien âgé de 35 ans accusé d’avoir "insulté et sali la réputation de l'équipe nationale et de s'être livré à de la propagande" en publiant une photo sur son compte Instagram en tenue traditionnelle kurde.

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Appelé à 28 reprises avec la sélection iranienne, l’ailier avait notamment dû quitter son club d’Esteghlal, situé à Téhéran, en raison de ses nombreuses critiques à l’égard du régime dirigé d’une main de fer par l’ayatollah Khamenei.


Dylan Veerasamy

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