Départ d'Italie, arrivée à Nice... Découvrez le tracé inédit du Tour de France 2024, chamboulé par les JO de Paris

Publié le 25 octobre 2023 à 13h04, mis à jour le 25 octobre 2023 à 14h09

Source : TF1 Info

Le tracé du Tour de France 2024 a été révélé, mercredi 25 octobre, par l'organisateur ASO, depuis le palais des Congrès de Paris.
Cette 111e édition a été imaginée par la direction de course, avec les contraintes liées aux JO de Paris (26 juillet-11 août).
Les coureurs s'élanceront le 29 juin de Florence, en Italie, pour une arrivée inédite à Nice, trois semaines plus tard.

Un Tour historique et haut en couleurs. Après des semaines de rumeurs et de spéculations sur le dessin du futur tracé, le parcours de la Grande Boucle 2024, qui partira le 29 juin de Florence, en Italie, a été dévoilé, mercredi 25 octobre, à la mi-journée, au palais des Congrès de Paris, dans la foulée de celui du Tour de France Femmes avec Swift (12-18 août). Cette 111e édition, chamboulée par la tenue des Jeux olympiques à Paris (26 juillet-11 août), qui pèse à la fois sur les dates et les contours du tracé, va s'élancer de l'étranger pour la 26e fois de l'histoire, la troisième d'affilée après Copenhague en 2022 et Bilbao en 2023

Pour autant, l'Italie, pays de vélo, ne connaîtra que son premier Grand Départ, un siècle après la victoire d'Ottavio Bottecchia, qui a triomphé sur les routes françaises en 1924 et 1925. En 2024, comme officialisé depuis des mois, la plus grande course cycliste fera aussi une infidélité à Paris. Pour la première fois depuis 1905, l'arrivée ne sera pas jugée à Paris, mais à Nice, sur la Côte d'Azur. Une révolution pour les coureurs, habitués à déboucher le champagne sur les Champs-Élysées depuis 1975.

Le parcours du Tour de France 2024, long de 3492 km.
Le parcours du Tour de France 2024, long de 3492 km. - ASO

Dans le détail, le peloton débutera son périple, long de 3492 km, par trois étapes complètes de l'autre côté des Alpes, dont la toute première qui donnera le sourire aux grimpeurs. Il s'agira ni plus ni moins que de l'étape d'ouverture la plus vallonnée de l'histoire du Tour, avec 3600 mètres de dénivelé positif. Le 2 juillet, la 4e étape marquera l'entrée officielle sur le territoire français, avec un passage par l'interminable montée vers Sestrières (39,9 km à 3,7 %) puis le redoutable col du Galibier (23 km à 5,1 %), qui culmine à 2642 mètres d'altitude. "Monter aussi tôt aussi haut, c'est du jamais vu", a souligné le patron du Tour Christian Prudhomme.

Un feu d'artifice de cols pour le 14 juillet

Une brève incursion dans les Alpes que l'on retrouvera en fin de parcours. La Côte-d'Or sera ensuite mise à l'honneur, avec des passages dans les vignes, façon Strade Bianche pour boucler la première semaine de course. Au lendemain d'une première journée de repos, le 8 juillet, à Orléans, les coureurs reprendront la route avec une arrivée à Saint-Amand-Montrond, la ville natale de Julian Alaphilippe. Après avoir traversé le Massif central, pour une 11e étape au fort caractère explosif (4350 m de dénivelé), les favoris s'expliqueront à la pédale lors d'une séquence pyrénéenne. 

Le 13 juillet, ils auront le droit à une journée dynamique, avec trois ascensions de haute volée : le mythique col du Tourmalet (19 km à 7,4 %), pour les 50 ans de la dernière victoire de Raymond Poulidor, la Hourquette d'Ancizan (8,2 km à 5,1 %) et la montée au Plat d'Adet (10,6 km à 7,9 %), où sera jugée l'arrivée. Mais la grande bataille des Pyrénées aura lieu, le 14 juillet, jour de la Fête nationale, avec une 15e étape qui promet un feu d'artifice de cols à gravir. Après le départ en côte dans le Peyresourde, où le peloton a de grandes chances de s'éparpiller, les rescapés escaladeront le col de Menté (9,3 km à 9,1 %), le col de Portet-d'Aspet (4,3 km à 9,7 %) et le col d'Agnés (10 km à 8,2 %) pour finir en haut du Plateau de Beille (15,8 km à 7,9 %). De quoi dessiner plus clairement le classement du Maillot jaune, à la veille de la deuxième journée de repos à Gruissan. 

Un grand final entre mer et montagne

Dans la foulée d'une 16e étape, non loin des arènes de Nîmes, où le mistral qui souffle au bord la Méditerranée pourrait être piégeux, la Grande Boucle 2024 poursuivra ses propres pérégrinations en direction du Sud-Est. Avec, en ligne de mire, un retour et une explication finale dans les Alpes. Les arrivées en altitude se succéderont jusqu'aux deux ultimes étapes spectaculaires dans l'arrière-pays niçois, à la veille de la 19e étape qui s'achèvera à Isola 2000, la station de ski emblématique de la Côte d'Azur, après avoir arpenté, le toit absolu du Tour 2024, la cime de la Bonette (22,9 km à 6,9 %), la route asphaltée la plus haute de France (2802 mètres).

Le 20 juillet, la 20e et avant-dernière étape offrira un sacré tour de montagnes russes, avec une étape courte (132 km) mais vertigineuse (4400 mètres de dénivelé), jusqu'au sommet du col de la Couillole, où a été jugée l'arrivée de l'étape-reine du dernier Paris-Nice. Une mise en condition avant le contre-la-montre individuel, potentiellement décisif, entre Monaco et Nice. Une première depuis 1989 et les 8 secondes fatales à Laurent Fignon, battu par Greg LeMond sur les Champs-Élysées. 

Un chrono en forme de vrai juge de paix puisqu'il montera à la Turbie 8,1 km à 5,6 %), puis au col d'Èze (1,6 km à 8,1 %) avant de finir en trombe place Massena, à Nice, après 35,2 km de galères. Vous l'aurez compris, on sera loin, très loin de la procession habituelle du dernier dimanche vers Paris, où le champagne est souvent de sortie en cours d'étape. 


Yohan ROBLIN

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