Violences sexuelles : grand déballage dans le monde du patinage

EN DIRECT - Violences sexuelles dans le sport : "C’est une première étape", affirme Maracineanu après la démission de Gailhaguet

La rédaction de LCI
Publié le 8 février 2020 à 16h52, mis à jour le 8 février 2020 à 17h26
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Source : TF1 Info

VIOLENCES SEXUELLES - Sa situation n'était plus tenable. Didier Gailhaguet, le patron du patinage français a démissionné de la présidence de la fédération des sports de glace, "dans le souci de pur apaisement" et tout en dénonçant la "dictature" de la ministre des Sports. Depuis une semaine, le monde du patinage est secoué par de multiplies révélations de violences sexuelles envers des athlètes. Suivez les dernières informations.

ROXANA MARACINEANU : "PAS UN COMBAT PERSONNEL CONTRE DIDIER GAILHAGUET"


"Ce n'est pas un combat personnel contre Didier Galhaiguet", a encore ajouté la ministre avant de répondre à l'accusation de "dictature" de l'ex-patron de la FFSG. 

Roxana Maracineanu répond aux accusations de Didier Galhaiguet : "Je suis née en Roumanie, je sais ce qu'est une dictature"Source : TF1 Info
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ROXANA MARACINEANU : "UNE PREMIÈRE ÉTAPE"


"C’est une première étape, on va aller au bout de la démarche", explique la ministre des Sports lors d'un point presse. "Nous allons faire des enquêtes et nous appelons encore à la libération de la parole. " 

Démission de Didier Gailhaguet : pour Roxana Maracineanu "c'est une premièe étape"Source : TF1 Info
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RÉACTION


Pour Roxana Maracineanu, avec la démission de Gailhaguet, "on a fait tomber de le monarque mais c'est tout un système qu'il faut remettre à plat".


Lundi 3 février, la ministre des Sports avait demandé à l'ancien président de la Fédération française des sports de glace de quitter ses fonctions. 

EMPORTÉ PAR LE SCANDALE


Six jours après les révélations de Sarah Abitbol, Didier Galhaiguet a annoncé sa démission. Retour en images sur une semaine de tempête médiatique. 

Une semaine après les révélations de Sarah Abitbol, Didier Galhaiguet démissionneSource : TF1 Info
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GAILHAGUET


A la suite d’un conseil fédéral convoqué ce samedi matin, le président de la Fédération française des sports de glace, secouée par les révélations de l’ex-patineuse Sarah Abitbol, a annoncé sa démission.

Didier Gailhaguet annonce sa démission "dans un souci de pur apaisement"Source : TF1 Info
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MARACINEANU


Lors de sa prise de parole, Didier Gailhaguet s'en est une nouvelle fois pris à  Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, en évoquant la "dictature ministérielle" .


"Je dis à toute la famille des sports de glace de rester unie. Dès demain, la presse aura changé de fusil d’épaule. Le ministère se sentira plus léger." 

urgent

Urgent

DÉMISSION DE DIDIER GAILHAGUET


"Après avoir dit haut et fort ma vérité sur ce qu’est notre belle Fédération et dans le souci de pur apaisement, j’ai pris avec philosophie avec dignité mais sans amertume aucune (...) la tête haute la sage décision de démissionner de mon poste de président de la Fédération."

urgent

Urgent

DÉMISSION DE DIDIER GAILHAGUET


"Il est temps de passer à une autre séquence, celle de l'apaisement", assure-t-il. "Devant la dictature ministérielle et la menace un peu honteuse d’un retrait de l’agrément pas un seul instant, il ne m’est venu à l’idée d’être un frein à ma fédération que j’ai reconstruite depuis plus de 15 ans."

DIDIER GAILHAGUET


"J'ai reçu beaucoup de soutien de dirigeants, d’entraîneurs, d'athlètes, notamment de très grands champions français (...) et même de plusieurs hommes politiques. Je les en remercie."

DIDIER GAILHAGUET


"J'ai été écouté par le ministre mais pas entendu"

DIDIER GAILHAGUET


"Tous les cas de malveillance et d'abus ont été traités sans concession."

CONSEIL FEDERAL

Interrogé par l'AFP, l'avocat de la Fédération, Me Guy Paris, a confirmé la tenue du conseil fédéral, à la demande de la présidence de cette assemblée. "C'est un point d'information pour savoir où on en est par rapport aux velléités de la ministre de le virer", explique l'avocat en parlant de Didier Gailhaguet. Qui assure à propos d'une éventuelle destitution : "Ce n'est pas à l'ordre du jour mais tout est ouvert, il va y avoir une explication".

EN DETAIL

Un vote pourrait avoir lieu si la démission de Didier Gailhaguet est mise à l'ordre du jour : il faut pour cela que 25% des membres du conseil fédéral soutiennent cette question. Enfin, la démission de Didier Gailhaguet serait entérinée si les deux tiers de cet organe, composée de 31 membres, votaient dans cette optique.

PATINAGE

Didier Gailhaguet va réunir un conseil fédéral, samedi 8 février. C'est la seule instance au sein de la Fédération française des sports de glace qui soit en capacité de le destituer, alors que son inaction lui est lourdement reproché dans le cadre des violences sexuelles dans le patinage artistique, dénoncées en pagaille ces derniers jours.

HARCÈLEMENT MORAL


Selon 20 Minutes, plusieurs patineurs du club de Nice poursuivent en justice leur ex-entraîneure qu'ils accusent de harcèlement moral. Mineurs au moment des faits, ils auraient été insultés, poussés à l'anorexie et manipulés entre 2010 et 2017. La Fédération de sports de glace aurait été mise en courant à plusieurs reprises des soupçons de maltraitance, sans jamais agir. Le ministère des Sports a finalement monté un dossier qui a conduit à la suspension de l'entraîneure pour cinq ans en 2018.

CNOSF


"C'est aux clubs et à eux seuls qu'appartient la décision finale" sur le maintien ou non de Didier Gailhaguet à la tête du patinage français, a estimé jeudi le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) Denis Masseglia.


"À qui appartient la Fédération ? Elle appartient aux clubs. C'est à eux et à eux seuls qu'appartient la décision finale", a-t-il affirmé à l'AFP. Il a répété que Gailhaguet, appelé à la démission par la ministre des Sports Roxana Maracineanu en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage, était "face à sa conscience". "Il doit se poser deux questions : ce qui est le mieux pour sa fédération et ce qui est le mieux pour son honorabilité. Partant de là, il ne peut pas rester dans le statu quo", a expliqué le patron du mouvement olympique.

BEYER


Gilles Beyer, l'ancien entraîneur de patinage mis en accusation pour des faits de viols et d'agressions sexuelles par deux patineuses, dont la décuple championne de France Sarah Abitbol, se tient "à la disposition" de la justice, à qui il "réserve ses déclarations", a indiqué jeudi son avocat Me Thibault de Montbrial à l'AFP.

TRIBUNE


"Monsieur Gailhaguet, votre défense ne m'a pas émue. Votre indignité, si", assène ainsi le président du club d'Angers, Damien Boyer-Gibaud, dans une tribune publiée dans Ouest-France. Il lance un appel à tous les autres présidents de clubs pour qu'ils se désolidarisent du président de la FFSG, Didier Gailhaguet. 


"Quand j'étais gamin, je regardais le patinage artistique et j'entendais parler d'histoires et de polémiques avec Didier Gailhaguet. Stop, ça suffit, place aux autres. Quand on est président de fédération, de ligue ou de club, on a un devoir moral, il a failli à ce devoir moral. (Dans cette situation), on s'en va. On ne s'acharne pas à vouloir garder sa place", explique à l'AFP Damien Boyer-Gibaud.

ÉQUITATION


En plein scandale sur les abus sexuels dans le patinage, l'ancienne cavalière Amélie Quéguiner affirme avoir été violée au cours de son adolescence par trois encadrants, dont l'homme qui a été son moniteur pendant dix ans. Elle interpelle dans une lettre ouverte la Fédération d'équitation, qui lui a répondu.

RÉACTION DE DIDIER GAILHAGUET 


"Si je suis celui qui doit démissionner parce que c'est le seul moyen de débloquer, bien sûr que je le ferai", a affirmé Didier Gailhaguet, invité de l'émission "C à vous", sur France 5, jeudi soir. 


"Mais par contre je voudrais avoir dit ce que j'ai encore à dire, qui n'est pas tout à fait terminé", a-t-il complété. "Je ne démissionnerai pas sous le diktat d'un ministre (...) J'aimerais que l'enquête soit menée de manière rapide", a-t-il également dit. 

SÉNAT


La commission de la Culture du Sénat a demandé à "pouvoir auditionner prochainement" la ministre des Sports Roxana Maracineanu, après les révélations de violences sexuelles dans le patinage, et souhaite entendre "les sportives victimes de ces pratiques inacceptables". La commission indique jeudi dans un communiqué qu'elle souhaite "engager dès ce mois de février" des auditions, "afin de prendre l'exacte mesure de pratiques inacceptables et condamnables".


Le sénateur PS de la Creuse Jean-Jacques Lozach a par ailleurs indiqué à l'AFP avoir transmis à Mme Morin-Desailly une demande d'ouverture de commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le sport.

GOUVERNEMENT


La secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a dénoncé jeudi sur Europe 1 les "propos assez indignes" de Didier Gailhaguet "mettant en accusation" la ministre des Sports Roxana Maracineanu. "On n'est pas en train de faire de la morale, on est en train de faire du droit (...) Il est interdit de procéder à des attouchements, des abus sexuels, des agressions, des viols sur qui que ce soit", a-t-elle insisté, en estimant que la présomption d'innocence "ne doit pas être un prétexte pour ne rien faire".

MARACINEANU


Invitée sur RTL jeudi, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a réagi aux attaques du président de la FFSG Didier Gailhaguet. "Il dira, lorsqu'on aura des témoignages, pour le mettre lui en cause personnellement ou lui en tant que président de Fédération, il dira devant le juge que je suis moralisatrice", a-t-elle lancé. 


Elle a par ailleurs renouvelé la demande de démission qu'elle a formulée lundi après son entretien avec le président de la Fédération des sports de glace. "La situation est très grave, il doit prendre ses responsabilités, je lui demande de démissionner", a-t-elle répété.

GOUVERNEMENT


La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a estimé jeudi sur Public Sénat que le patron du patinage français Didier Gailhaguet était "tombé bien bas" et qu'il était "à la limite de l'injure" lorsqu'il qualifie Roxana Maracineanu de "ministre moralisatrice", en plein scandale de violences sexuelles.


"Déçue par l'homme", elle a jugé que Gailhaguet "s'honorerait à reconnaître qu'il y a eu des dysfonctionnements importants dans cette Fédération". Elle a réitéré l'appel à la démission qui correspond à "un besoin moral, un besoin d'assumer ses responsabilités quand on est un dirigeant".

RÉACTION


Championne d'Europe 2011 et 2012 de danse sur glace, Nathalie Péchalat s'est dite dans "l'expectative" face au bras de fer entre la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, et le président de la FFSG Didier Gailhaguet, la première ayant demandé la démission du second, qui refuse pour l'instant. "Ce n'est pas 'Plus belle la vie', c'est 'Plus moche la vie sportive', le petit feuilleton", a-t-elle confié. "On est dans une sorte de zone grise où on ne sait pas ce qu'il va se passer. Tout peut arriver comme rien ne peut arriver, tout peut rester pareil", a-t-elle ajouté.

RÉACTION


"Le sport est tout sauf sali, il est en train de devenir de plus en plus propre", estime la championne de danse sur glace, Nathalie Péchalat, qui appelle les athlètes à ne plus se taire après les révélations de violences sexuelles dans le patinage. "Tout ce déballage de témoignages, ce n'est pas des témoignages dégueulasses, c'est une manière de laver notre sport, de le faire grandir et ça va servir l'image du sport", a expliqué à l'AFP la championne d'Europe (2011 et 2012), qui a pris sa retraite en 2014.

NELSON MONFORT


Le commentateur vedette de France Télévisions couvre le patinage depuis 28 ans. Il s'exprime sur l'affaire Sarah Abitbol et l'attitude de Didier Gailhaguet, qu'il connaît très bien.

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DIDIER GAILHAGUET SE DÉFEND 


Sur l'antenne de franceinfo, Didier Gailhaguet assure que des cadres de la Fédération française des sports de glace ont bien reçu une formation de l'association de prévention des violences sexuelles dans le sport, Colosse aux pieds d'argile. Il affirme tenir cette information du directeur technique national de la Fédération. 

NOUVELLES ACCUSATIONS CONTRE GILLES BEYER 


L'ancienne championne de France juniors Nadjma Mahamoud et sa mère se sont confiées à L'Équipe. Toutes deux racontent à nos confrères comment Gilles Beyer aurait essayé d'obtenir fin 2017 des faveurs sexuelles contre la prise en charge gratuite de la jeune patineuse aux Français volants. 


La maman de Nadjma Mahamoud, Sabina raconte que Gilles Beyer lui a demandé des faveurs sexuelles en échange de cours gratuits. "Tu couches avec moi et tu ne paies rien et je fais monter ta fille à haut niveau...", lui aurait-il proposé. "Il savait que j'avais peu de moyens, il a voulu profiter de la situation. Je me sentais humiliée", s'épanche la mère de famille. 


Au total, plus de 120 SMS ont été échangés entre Beyer et Sabina Mahamoud en cinq mois à peine, entre le 27 octobre 2017 et le 24 mars 2018, écrit L'Equipe, qui a pu les consulter.

DÉMENTI


Citée par Didier Gailhaguet lors de sa conférence de presse qui a déclaré que des actions de prévention menées par l'association Colosse aux pieds d'argile contre les violences sexuelles avaient lieu au sein de la FFSG, l'association dément. 

RÉACTION


Sur BFMTV, Gwendal Peizerat a réagi à la conférence de presse de Didier Gailhaguet. "Comme tout le reste de ce qu'il a fait, c'est juste amoral. Et c'est bien sur ce point-là qu'il n'a répondu à aucun moment sur cette conférence de presse. Il a descendu point par point tout ce qui lui était reproché de façon juridique et judiciaire. Didier Gailhaguet a énormément de points où il peut considérer que ce ne sont pas des erreurs mais des fautes morales. Il oublie la moralité parce que ça le dérangerait de vivre avec ce poids. Il s'en débarrasse."

CONTRE-ATTAQUE


Au cœur d'un scandale de violences sexuelles d'ampleur après les accusations de viols formulées par plusieurs patineuses, le président de la Fédération des sports de glace Didier Gailhaguet a juge être "sali par des minables qui ne connaissent ni mon travail ni l'homme".

GAILHAGUET


La conférence de presse de Didier Gailhaguet s'achève. "J'ai dénoncé ce qui, pour moi, sont des faits. Il appartient à vous de juger et de vérifier si mes propos sont exacts."

GAILHAGUET


"C'est quand même regrettable que les faits soient prescrits parce que s'ils sont avérés, ils méritaient un traitement réel de la justice." 

GAILHAGUET


"Il est important que la libération de la parole se fasse. Ce qui me touche, c'est cette boue lancée sur notre Fédération. Elle ne le mérite pas. Et plus encore que ça, c'est de voir des vies de femmes brisées et dont on ne parle pas."

GAILHAGUET


"(La tribune des sportifs en soutien aux victimes, ndlr) est une très bonne idée. Ils ont le droit de soutenir qui ils veulent. Je ne fais pas un combat avec la ministre." 

GAILHAGUET


"Je veux accompagner cette Fédération dans cette enquête. J'attendrai les conclusions. Si elles sont indignes de mon mandat, je prendrai toutes les décisions qu'il faut."

GAILHAGUET


"Je suis persuadé que ma démission va régler tous les problèmes du sport français."

GAILHAGUET


"Je n'ai rien à dire à Gilles Beyer. Les faits parlent d'eux-mêmes."

GAILHAGUET


"Je ne nie aucune responsabilité. J'assume pleinement mes responsabilités. Mais je n'ai pas commis de faute."

GAILHAGUET


"Je suis tombé des nues quand j'ai appris cette situation. Je n'étais absolument pas au courant que Pascal Delorme (condamné à 10 ans de prison en 2003, ndlr) avait pu faire des actes odieux sur des gamines de 9 à 15 ans."

GAILHAGUET


"Je vous regarde bien droit les yeux dans les yeux. Je n'ai jamais eu une personne qui est venue me voir pour me dire que monsieur Beyer avait des gestes inappropriés. À l'exception de la femme dont j'ai parlé au tout début, et encore ce n'était pas pour des attouchements et encore moins des viols."

GAILHAGUET


L'avocat de Didier Gailhaguet évoque la menace d'un retrait de l'agrément à la FFSG, brandie par la ministre des Sports Roxana Maracineanu. "À cet égard, il faut des motifs. Dispose-t-elle de faits récents qui justifieraient ce retrait ? Pour le moment, elle n'en a évoqué aucun. Si elle veut le faire pour envisager se refaire une virginité (...) qu'elle le fasse. Ou bien il y a des faits actuels et on en parle, ou bien il ne peut pas y avoir de retrait de l'agrément."

GAILHAGUET


"Je considère que des salopards ont fait des choses immondes, mais qu'il n'y a pas de réseau. Si l'enquête démontre, je prendrai des décisions en conséquence."

GAILHAGUET


L'avocat de Didier Gailhaguet indique que les quatre membres démissionnaires du bureaux exécutif ne l'ont pas fait "parce qu'ils ne soutiennent pas" le président de la FFSG. "Ils ne supportaient plus cette ambiance. Que des gens leur disent qu'ils travaillent dans une Fédération de violeurs."

GAILHAGUET


"Je suis atterré de voir ce qu'il se passe pour ces sportifs. Je n'étais pas courant qu'il pouvait y avoir des viols dans notre Fédération."

GAILHAGUET


"À cette époque-là (aux Mondiaux juniors de 2011), Beyer est blanchi par enquête de police. Il n'a pas manifesté de problèmes majeurs à notre Fédération. Je suis peut-être naïf ou confiant, mais j'ai pensé qu'il pouvait encadrer des mineurs."

GAILHAGUET


Didier Gailhaguet et son avocat répondent aux questions des journalistes. La première question est au sujet de la lettre envoyée au président de la FFSG par les parents d'une jeune fille qui accusait Gilles Beyer. "Il y a eu une enquête de police. Moi je ne suis pas la police. J'ai été interrogé, c'est tout. La police a conclu que les faits qui lui étaient reprochés n'étaient pas avérés. Personnellement, je ne sais plus si j'ai répondu. J'ai dû avoir les personnes concernées, et la personne qui était proche de la famille et qui a amené la victime."

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"La Fédération est salie. Nos clubs, nos salariés, nos dirigeants, nos entraîneurs, nos licenciés (...) sont salis. Je veux rétablir la vérité qui les concerne."

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"Si coup de balai il y a, il faut le faire déjà chez soi. Mais de qui se moque-t-on en stigmatisant un président de Fédération, certes imparfait mais honnête et travailleur ? C'est dégueulasse."

GAILHAGUET


"Il n'y a pas de Fédération parfaite, car la société et les hommes ne le sont pas. Pour être démissionnaire, il faudrait que j'ai commis des fautes. Je n'estime pas en avoir commis. (...) J'attendrai donc les résultats de l'inspection du ministère avant de prendre une décision sur une démission demandée. Il m'est demandé de démissionner en cause de faits qui remontent à 30 ans, où j'étais absent de la FFSG, des faits que je connais depuis une semaine et demie."

GAILHAGUET


"Parler d'un réseau de copains s'auto-protégeant, d'omerta, pour désigner tout simplement une méconnaissance des faits et des dysfonctionnements avérés, y compris ceux de l'État, c'est trop facile. S'il fallait condamner des gens sur l'unique rumeur, il n'y aurait plus grand monde dans cette salle. Où commence la rumeur ? Où s'arrête-t-elle ?"

GAILHAGUET


Pendant sa prise de parole, Didier Gailhaguet égraine de nombreux noms, charge ses détracteurs et répète qu'il n'était "au courant de rien".

GAILHAGUET


"Si j'écoute les anciens sportifs, Gwendal Peizerat, tout le monde savait. Mais savait quoi ? C'est bien trop facile de venir baver sur les plateaux de télé pour dire que tout le monde savait. (...) En ce qui me concerne, j'ai appris ces faits il y a une semaine et demie. Leur non dénonciations sont coupables."

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"Monsieur Beyer n'a fait l'objet d'aucune plainte. Il a été blanchi par l'enquête de police. (...) Je n'avais jamais entendu parler de viol sur les personnes d'Hélène Godard ou de Sarah Abitbol."

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"Monsieur Beyer a été réintégré dans toutes ses fonctions d'entraîneur en 2001 par le ministère. Il a retrouvé son bureau, sans d'autres explications. (...) Pour couronner les dysfonctionnements du ministère, monsieur Beyer a continué à organiser des stages, et ce pendant 17 ans sans discontinuer, en internat, avec des mineurs, avec la bénédiction des services déconcentrés de l'État. Je vous laisse juger."

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"La première enquête administrative, celle que j'ai réclamée, a conclu que monsieur Beyer ne devrait plus se retrouver dans une situation d'encadrement de mineurs. Pourquoi irais-je alors à l'encontre des résultats d'une enquête que j'ai moi-même demandé ? Ce serait totalement débile."

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"J'ai demandé l'enquête administrative sur Gilles Beyer via un membre du cabinet de la ministre. Moi et personne d'autre. La thèse du copinage, bonjour. Mme Buffet l'a acceptée et mise en oeuvre rapidement. Mme Buffet a été une bonne ministre mais, sur ce dossier, ses services ont dysfonctionné."

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"Je suis sali par des minables qui ne connaissent ni mon travail ni l'homme. Mais je ne considère pas pour autant que la Fédération des sports de glace m'appartient. (...) Si je n'ai pas fait de fautes, des erreurs certainement j'en ai trouvé, mais qui n'en commet pas ? Mais des fautes, non. Il y a des inexactitudes dans les faits présentés. Il n'y a pas eu un seul cas pendant ma présidence qui n'est pas été traité."

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"Le sport français, et même international, est victime de ce fléau. (...) Mais il semblerait qu'avec le livre de madame Abitbol, tout soit concentré sur la FFSG."

GAILHAGUET


"Être dans l'actualité ne signifie pas forcément être dans la réalité. Ces faits, je les ai découverts pour 90% d'entre eux par la presse et par un livre. ils sont affreux et inadmissibles. Nous ne les supportons pas. (...) Vous ne trouverez jamais mon nom dans des affaires de violence, de maltraitance de l'enfant ou de l'adolescent. Je suis un homme imparfait mais je suis un homme clean."

GAILHAGUET


"Cette face cachée ce n'est pas la Fédération. (...) Ce n'est pas un ramassis de pervers ayant la culture du viol comme le dit honteusement L'Obs. Depuis quand dans ce pays a-t-on supprimé la présomption d'innocence ? La Fédération est accusée sur la base de médias pour le moins déchaînés, d'une ministre moralisatrice et les opportunistes de circonstances que l'on n'a pas vu sur les patinoires pour certains depuis près de 10 ans avec des pensées électoralistes."

GAILHAGUET


"C'est une onde de choc qui s'est abattue sur les sports de glace, et dans le sport français dans son ensemble. Je suis très affecté. C'est une situation dont je mesure parfaitement la gravité. Ces gamines qui sont aujourd'hui des femmes sont des personnes que j'ai entraînées ou dirigées. Je les connais bien, je les aime bien. Je suis atterré de ce triste constat de vies de femmes brisées et bouleversées à jamais par la faute de salauds qui ont profité de leur innocence. Il n'y a pas de mot pour décrire mon dégoût."

GAILHAGUET


"Vous l'aurez constaté, la vie d'un président de Fédération n'est pas un long fleuve tranquille. Il faut une vraie capacité à encaisser les coups, les coups bas plus spécialement. Si je suis ici, devant vous, ce que madame la ministre ne m'a pas entendu. Elle est drapée dans des certitudes et une médiatisation en folie, parfois inexactes. Je suis ici pour rétablir une stricte vérité."

GAILHAGUET


Le gouvernement soutient "évidemment" la demande de démission de Didier Gailhaguet formulée par la ministre des Sports Roxana Maracineanu, a indiqué la porte-parole Sibeth Ndiaye. Il a "évidemment une responsabilité morale". "L'exécutif qui est en place (au sein de la FFSG, ndlr) n'est pas en mesure aujourd'hui de manière sereine d'administrer correctement cette fédération", a-t-elle ajouté, lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

AFFAIRE


Le Monde indique que Didier Gailhaguet, le président de la FFSG, et Gilles Beyer, l'entraîneur accusé de viol par les patineuses Sarah Abitbol et Hélène Godard, ont été entendus comme témoins en 2017 à la suite d'une plainte pour faux et usage de faux lors de la réélection en 2010 de l'ancien champion de France à la tête de la Fédération.

GAILHAGUET


On a rarement vu autant de journalistes présents au siège de la Fédération des sports de glace pour assister au point presse du président Didier Gailhaguet.

GAILHAGUET


Didier Gailhaguet va bientôt s'exprimer depuis le siège de la FFSG. Sommé de démissionner par la ministre des Sports Roxana Maracineanu et lâché par une partie de son bureau, le président de la Fédération des sports de glace tient une conférence de presse à 14h30. 

MOTOCROSS


Mediapart révèle une autre affaire. Cette fois-ci, à la Fédération française de motocyclisme. Une ancienne pilote, victime de viols entre 2009 et 2011 par un entraîneur alors qu'elle était adolescente, attaque la FFM pour inaction. Malgré les alertes d'une autre victime dès 2011, Michel Mérel est resté en poste jusqu'en 2017. L'entraîneur en question a été condamné en décembre 2018 à huit ans de prison pour les viols commis sur les deux jeunes femmes.


"Non seulement les dirigeants ne se cachent pas d'avoir reçu une alerte, mais ils disent ouvertement qu'ils ont demandé de ne pas en parler", a expliqué Me Benjamin Ingelaere, l'avocat de la plaignante, au média d'enquêtes et d'investigations. "Les conséquences d’une telle attitude ont été dramatiques pour ma cliente."

BEYER


Le club parisien de hockey sur glace et de patinage des Français Volants a annoncé mardi soir l'exclusion de l'entraîneur Gilles Beyer, accusé de viol par plusieurs patineuses.

DÉMISSION


Président de la Commission sportive nationale des sports extrêmes, Pascal Henry a démissionné du bureau exécutif de la FFSG. "Je fais partie de ceux qui ne supportent pas que tous les membres du comité ou du bureau fédéral soient considérés comme des pédophiles", a-t-il déclaré à 20 Minutes. "Gailhaguet (le président de la Fédération des sports de glace) n'est pas le seul responsable, il nous a montré un dossier dans lequel il pointe les manquements de l'enquête administrative, mais il était au courant pour Gilles Beyer." 

TRIBUNE


Signataire, comme 53 autres athlètes de haut niveau, de la tribune contres les violences sexuelles dans le sport, la gymnaste Isabelle Severino, multi-médaillée mondiale et européenne, explique à LCI le fondement de leur démarche.

DÉMISSION


Président de la Commission sportive nationale de patinage artistique, Alban Préaubert a démissionné de son poste. Il a réclamé la démission du président de la FFSG, englué dans le scandale des affaires de violences sexuelles qui secoue le patinage français. "Évidemment, je soutiens les victimes dans ces histoires, que ce soit Sarah (Abitbol) que je connais bien ou les autres. Je suis très touché. Didier Gailhaguet peut se défendre librement, mais vu la situation, je faisais partie de ceux qui pensaient qu'il était nécessaire qu'il démissionne", a-t-il déclaré à L'Équipe.

DÉMISSION


Selon L'Équipe, quatre membres du bureau exécutif de la FFSG ont démissionné mardi soir à l'issue d'une réunion extraordinaire. Le trésorier Jean-Bernard Hamel, le président de la Commission sportive nationale de patinage artistique Alban Préaubert, l'ancien président de la Ligue de Bourgogne Christophe Lambert et le président du club de Louviers Pascal Henry ont renoncé à poursuivre leur mission.

KRIER


L'ex-épouse de Gilles Beyer, Katia Krier, qui est actuellement directrice des équipes de France de patinage artistique et DTN adjointe au sein de la FFSG, a assuré dans un entretien au Parisien qu'elle n'avait pas "couvert ses agissements" lorsqu'ils étaient mariés. "Je ne suis pas la Mme Fourniret du patinage", a-t-elle insisté, en référence à l'ex-épouse et complice du tueur en série Michel Fourniret.

BRAS DE FER


Roxana Maracineanu s'est dite "sans voix" face à l'attitude défiante de Didier Gailhaguet. Au micro des "Quatre vérités", sur France 2, elle revient sur sa rencontre avec le patron de la Fédération des sports de glace, "rencontré pendant une heure et qui a passé la moitié du temps à se défendre. A aucun moment, il n'a dit devant moi quelle était sa vision par rapport à cette problématique qui touche sa fédération".


"Si ce monsieur est plus intéressé par son poste, ça me paraît juste hallucinant". Un comportement qu'elle a décidé de "contrer" en entamant une "procédure de retrait de délégation". 

AU SOUTIEN

De Teddy Riner à Nathalie Péchalat, nombre de sportifs ont apporté leur soutien aux victimes et dénoncé une loi du silence. Sans nommer pour autant en particulier la fédération des sports de glace, sous-entendant que le phénomène de violences sexuelles sur les jeunes sportifs et sportives ne s'y circonscrit pas.

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En direct

GAILHAGUET EXCLUT POUR L'INSTANT DE DÉMISSIONNER


Le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) Didier Gailhaguet annonce qu'il ne prendra pas de décision sur une démission "avant la fin de l'inspection". 


"La ministre ayant annoncé qu'elle mettait en place une inspection générale, le président de fédération que je suis attendra les résultats de cette inspection avant de prendre une décision sur une démission demandée par Madame la ministre", a déclaré Didier Gailhaguet en marge d'un bureau exécutif extraordinaire de la FFSG organisé au siège de l'organisation à Paris.

SCANDALE

LES ATHLÈTES PRENNENT LA PAROLE 


Nathalie Péchalat, Tatiana Golovin, Astrid Guyart, Sarah Ourahmoune, mais aussi Teddy Riner, Ladji Doucouré, Fabien Gilot ou encore Florian Piétrus… Plus d’une cinquantaine d’athlètes membres du Comité national olympique et sportif français signent ce mardi une tribune - diffusée sur le site de France Info et du Parisien - pour dire stop aux violences sexuelles dans le sport.  "Il est temps de donner de la voix", écrivent ces sportifs et sportives, "révoltés", qui voient dans les récentes révélations "une première percée dans le mur du silence". 

ENQUÊTE ADMINISTRATIVE 


Gilles Beyer, l'entraîneur aujourd'hui accusé de viols par Sarah Abitbol, "n'a jamais été devant les élèves" après l'enquête administrative dont il a fait l'objet en 2000, a indiqué le ministère de l'Education nationale à l'AFP. "Gilles Beyer a été réintégré dans les cadres du ministère chargé de l'Education nationale en 2001 à la demande du ministère de la Jeunesse et des Sports", explique le ministère de l'Education nationale, interrogé par l'AFP.


L'enquête administrative de 2000, dont l'AFP a eu connaissance, précise que Beyer, champion de France 1978, est entré en 1982 dans le corps des agents du ministère de la Jeunesse et des Sports, puis que le 1er septembre 1986, "il bénéficie d'une mesure d'intégration dans le corps des chargés d'enseignement d'éducation physique et sportive (Education nationale)".


"Toutefois, M. Beyer n'a jamais été devant les élèves" et "a été placé en disponibilité pour convenances personnelles jusqu’à la date de sa radiation des cadres au 01/09/2012", détaille ce mardi le ministère de l'Education nationale.

PORTRAIT


Après les accusations d'anciennes patineuses victimes d'agressions sexuelles, Didier Gailhaguet est poussé à la démission. Personnage ambivalent, le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) est accusé par certains d'avoir fermé les yeux.

Sports
Didier Gailhaguet, le "petit Napoléon" du patinage français

Didier Gailhaguet, le "petit Napoléon" du patinage français

COUP DE PRESSION


Pour pousser le président de la Fédération des sports sur glace à quitter ses fonctions, comme elle le lui a demandé lundi, la ministre des Sports Roxana Maracineanu a engagé une procédure de retrait de la délégation et brandi la menace d'un retrait de l'agrément. Si Didier Gailhaguet reste, les conséquences pourraient être catastrophiques pour la FFSG.

RÉCAPITULATIF


Vous n'avez pas tout suivi de l'affaire qui secoue le patinage français ? Retour sur la chronologie de ces derniers jours à la suite des révélations sur les violences sexuelles.

CONVOCATIONS


Après le président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet (ensuite sommé de démissionner) lundi, le ministère des Sports convoque ce mardi Rodolphe Vermeulen, le DTN (directeur technique national) de ladite Fédération. Dix-huit cadres d'État détachés seront, eux, entendus mercredi, révèle L'Equipe. "Ce sont des agents de l'État et le code de la fonction publique leur impose un certain nombre de choses, notamment celui de signaler des faits dont ils peuvent avoir connaissance",  argue le cabinet de la ministre.

BRIGITTE MACRON


Sarah Abitbol sera bientôt reçue par Brigitte Macron. L'information, révélée par Le Parisien, a été confirmée à LCI par l'entourage de la première Dame. Le rendez-vous est prévu cette semaine, indique encore l'entourage de Brigitte Macron qui précise que Sarah Abitbol lui a envoyé son livre vendredi et a indiqué qu'elle souhaitait rencontrer la premier dame. 

SARAH ABITBOL


La veille au soir, sur le plateau de "Touche pas à mon poste !", l'ancienne championne de patinage est revenue sur le déclic né de sa toute dernière rencontre avec Gilles Beyer, l'ex-entraîneur qu'elle accuse désormais ouvertement de l'avoir violée à de multiples reprises lorsqu'elle était mineure. "Je l’ai recroisé lors d’un stage cet été parce que je n’étais pas sûre qu’il était là. C’était horrible, j’avais envie de vomir, je n’étais pas sûre qu’il était encore en place et malheureusement, il l’était encore. Là, ma décision a été prise lorsque j’ai vu les enfants autour, là je me suis dit que je ne pouvais plus, ça m’a fait basculer", a-t-elle raconté.

SARAH ABITBOL


"Je suis contente, je suis soulagée. Cette prise de parole commence enfin à porter ses fruits", a réagi l'ex-patineuse sur BFMTV après l'annonce par le parquet de Paris de l'ouverture d'une enquête préliminaire (lire ci-dessous), ajoutant : "Je suis émue, car c'est 30 ans de combat."

JEAN-FRANCOIS LAMOUR


L'ex-patineuse Sarah Abitbol avait affirmé s'être entendue dire "on va en rester là" lorsqu'elle avait sollicité Jean-François Lamour, ministre des Sports de 2002 à 2004, pour lui faire part des agissements de son entraîneur Gilles Beyer, qu'elle accuse de viols. L'intéressé lui répond, dans Le Parisien : "Je comprends sa détresse, je l'imagine profonde. Mais si elle avait eu ces mots, je n'aurais pas pu lui répondre qu'on allait en rester là, comme elle l'écrit. Si j'avais eu connaissance de ces horreurs que je découvre aujourd'hui, jamais je n'aurais conseillé à Sarah Abitbol de fermer les yeux. Jamais je n'aurais employé des termes comme ceux-là, d'où mon interrogation. On ne peut que regretter que le parquet n'ait pas diligenté plus avant ses investigations à l'époque."

RÉACTION


Mis en cause par Sarah Abitbol, l'ancien ministre des Sports Jean-François Lamour, contacté par Le Parisien, a nié toute intention de fermer les yeux sur cette affaire : "Je ne remets pas du tout en question ce qu'elle dit, mais je n'ai aucun souvenir de cet échange. Surtout, si j'avais eu connaissance de ces horreurs que je découvre aujourd'hui, jamais je n'aurais conseillé à Sarah Abitbol de fermer les yeux."

CNOSF


Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a apporté ce mardi "son entier soutien aux victimes des actes de violences sexuelles" une semaine après que d'ex-patineuses ont publiquement témoigné avoir subi viols ou agressions sexuelles de la part d'entraîneurs. 


Il promet en outre qu'il "prendra toutes ses responsabilités conformément aux dispositions prévues dans le code du sport" alors que la ministre des sports Roxana Maracineanu a menacé lundi de retirer sa délégation à la Fédération française des sports de glace (FFSG). Le comité devra donner son avis, non contraignant, sur cette demande avant la décision du ministère.

REACTION

urgent

Urgent

JUSTICE


Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris pour des faits de viols sur mineurs, suite aux accusations de Sarah Abitbol à l'encontre de son ancien entraîneur, Gilles Beyer. Une enquête qui a été confiée à la brigade de protection des mineurs de la DRPJ Paris.

urgent

Urgent

ENQUÊTE OUVERTE


Le parquet de Paris annonce l'ouverture d'une enquête sur les faits révélés par la patineuse Sarah Abitbol. "Après avoir analysé l’ouvrage "Un si long silence", le parquet de Paris a ouvert, ce jour, une enquête préliminaire des chefs de viols sur mineurs par personne ayant autorité sur la victime et d’agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité sur la victime au préjudice, notamment, de Sarah Abitbol."


Les investigations s’attacheront "à identifier toutes autres victimes ayant pu subir, dans le contexte décrit, des infractions de même nature".

DIDIER LUCINE


Concernant Didier Gailhaguet et la demande de démission émise par la ministre des Sports, il ajoute : "Il va faire une pirouette, il adore ces situations-là. Tant qu’on parle de lui, en bien ou en mal, il est heureux. Il créé ces problèmes, il créé ces situations, donc il va se faire un plaisir de retourner tout ça. Je pense qu’il va tout faire pour ne pas démissionner."

OMERTA


Didier Lucine, entraîneur à Annecy, prend à son tour la parole. Lui aussi ancien coach de Sarah ABitbol, il affirme avoir alerté la Fédération depuis longtemps sur le comportement de Gilles Beyer, accusé d'agressions sexuelles sur des patineuses. En vain : "Suite à ça, les services du ministère des Sports ont fait une enquête administrative. J'ai donc été convoqué à la Fédération, pour expliquer un peu pourquoi Beyer ne devait plus travailler pendant un certain temps avec la fédération. Mais en fait il a travaillé tout le temps, raconte-t-il sur les ondes de France Info. J'en prends plein la gueule depuis 20 ans. Quand un mec comme Didier Gailhaguet dit à toute la France qu'il ne faut surtout plus venir patiner à Annecy, qu'on est fini, qu'on est nul, on perd évidemment des bons élèves. On perd des gens qui auraient aimé venir mais qui ne viennent pas. C'est difficile !"

CANDIDATURE


Le fameux ex-patineur Philippe Candeloro, ce matin sur LCI, a annoncé vouloir briguer la succession de Didier Gailhaguet. Mais, précise-t-il, "je connais le personnage, ce n'est pas le genre de personne qui va démissionner parce qu'on va lui demander. Il va essayer d'examiner toutes les possibilités". 

MARIE-GEORGES BUFFET


"Ne faisons pas d’une vraie affaire, qui porte sur la parole des femmes qui se libère dans le sport, un duel entre Buffet et Gailhaguet. Il va falloir aller jusqu’au bout pour que les auteurs de violences répondent de leurs actes. Oui, je soutiens la ministre (Roxana Maracineanu, ndlr) à la fois dans sa demande de démission (de Didier Gailhaguet) et dans sa volonté d’envisager un retrait de délégation de la Fédération. Elle a totalement raison et elle est courageuse”, a-t-elle ajouté.

MARIE-GEORGES BUFFET


La ministre des Sports à l'époque des faits reprochés à Gilles Beyer par plusieurs ex-patineuses, accusée hier de "lâcheté" par le président de la Fédération de patinage, s'est ainsi défendu sur les ondes de France Info : "Nous avons suspendu Gilles Beyer dès que nous avons été alertés. Ensuite, nous avons fait une enquête administrative, nous avons transmis le dossier au parquet qui n’a pas donné suite, ce que je regrette. Comme il n’a pas été poursuivi, il a pu reprendre ses activités après six mois. Le ministère ne pouvait pas condamner la personne à la place de la justice.” 

BRYAN JOUBERT


Dans le sillage des révélations de cas d'agressions sexuelles sur les jeunes patineuses, les réactions se multiplient. Ce matin sur Europe 1, Bryan Joubert, ancien champion du monde de patinage artistique, a ainsi évoqué la situation : "Je suis touché par ce qui se passe. Ce sont des faits qui remontent à très longtemps. Moi je trouve que certains anciens athlètes sont assez durs avec Didier (Gailhaguet, président de la Fédération que la ministre des Sports appelle à la démission, ndlr). Il faut savoir quel poste il avait à l'époque... Pouvait-il prendre toutes les décisions ? Maintenant, si tout le monde savait pour Gilles Beyer, y compris la ministre (Marie-Georges Buffet, ndlr), alors pourquoi rien n'a été fait ?"

NOUVEAU TEMOIGNAGE


Ce matin sur LCI, Laure Detante, ex-patineuse entraînée comme Sarah Abitbol par Gilles Beyer dans ses jeunes années, a elle aussi témoigné des attouchements qu'elle a alors subis : "A ce moment-là, on n'identifie pas vraiment ce qui se passe. Gilles Beyer, c'était l'icône du club, il représentait l'autorité. On le respectait, il nous faisait peur. Du coup, ce qu'il nous fait, on n'a pas conscience que c'est mal. Nos parents lui faisaient entièrement confiance. On est jeunes, on est victimes de ce système d'omerta." Ecoutez ci-dessous l'intégralité de son témoignage.

Laure Détante, patineuse : "L'histoire de Sarah Abitbol, c'est aussi mon histoire"Source : TF1 Info
JT Perso

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Je dis à Sarah Abitbol et à toutes celles et ceux qui ont témoigné que grâce à eux, plus rien ne sera jamais comme avant."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Il faut qu'on soit tous solidaires, qu'on pointe clairement les déviances, pour préserver le sport, le seul milieu où l'on peut vraiment vivre ensemble. J'ai été énormément surprise par l'ampleur du phénomène. J'ai été choquée."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI



"On va constituer une association de victimes, qui iront aider toutes celles et ceux qui ont des choses à faire remonter. Et ce, dans toutes les fédérations."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Une fois qu'on aura fait table rase, écarté ces gens qui font honte au monde du sport, on pourra avancer avec des gens qui partagent nos valeurs."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Il faut accélérer la féminisation du milieu sportif, notamment chez les entraîneurs. Parce que quand on est jeune, c'est sans doute plus facile de parler de ce genre de choses à une femme."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Je fais appel à la décence humaine d'adulte du président de la Fédération. Didier Gailhaguet l'a été pendant 29 ans. Quelle que soit sa connaissance des faits, une démission serait de l'ordre de sa responsabilité morale."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Beaucoup de gens viennent témoigner aujourd'hui, parce qu'ils voient qu'il se passe quelque chose. Je m'engage à faire des signalements au procureur. Des enquêtes administratives ont été ouvertes. Ensuite, ce sera à la justice de faire le nécessaire."

MARIE-GEORGES BUFFET SUR LCI


"En 2000, nous étions avant 'MeToo', à cette époque, les jeunes filles refusaient de parler, parce qu'elles avaient peur que tout s'écroule autour d'elles', a pour sa part, expliqué celle qui était ministre des Sports à l'époque des faits reprochés à Gilles Beyer, ex-entraîneur notamment de Sarah Abitbol.

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"En demandant sa démission, je prends, moi, mes responsabilités. Et aujourd'hui, on travaille avec l'association 'Colosse aux pieds d'argile' pour libérer la parole un peu partout."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Souvent, la relation avec l'entraîneur échappe aux parents et à l'entourage. C'est donc le rôle des dirigeants d'être vigilants, surtout dans un environnement où personne ne vous écoute."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Lui se décharge sur l'Etat mais c'est lui le responsable ce qui se passe dans sa Fédération. Le ministère (de Marie-Georges Buffet à l'époque), par le passé, a fait un signalement pour Gilles Beyer mais le procureur n'a pas donné suite."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"J'ai demandé au président de la Fédération de patinage de démissionner. Maintenant, la décision appartient au comité exécutif de la Fédération. J'espère qu'elle prendra la bonne décision ce soir. Autrement, au bout de 15 jours, l'Etat lui retirera son habilitation."

ROXANA MARACINEANU SUR LCI


"Nous allons créer une cellule d'accompagnement des athlètes, ceux de haut niveau mais aussi les amateurs."

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Le patinage artistique français secoué par les révélations. Alors que plusieurs ex-patineuses françaises ont brisé le silence, révélant avoir été victimes de violences sexuelles, la ministre des Sports a exigé lundi la démission du patron de la Fédération des Sports de glace. "Didier Gailhaguet ne peut se dédouaner de sa responsabilité morale et personnelle, je lui ai donc demandé d'assumer toutes ses responsabilités et de démissionner", a déclaré Roxana Maracineanu.

Reconnaissant des "erreurs", mais pas de "faute", ce dernier n’a pas donné sa décision. Il doit s’exprimer au cours d’une conférence de presse mercredi après une réunion du comité exécutif de la fédération ce mardi.

L’affaire a éclaté après une enquête du  journal L’Equipe dans laquelle trois anciennes patineuses, Hélène Godard, Anne Bruneteaux et Béatrice Dumur, avaient brisé l’omerta. Le lendemain, c’est la championne Sarah Abitbol qui révélait dans un livre et dans une interview à L’Obs avoir été violée à plusieurs reprises dès l’âge de 15 ans par son entraîneur de l’époque, Gilles Beyer.


La rédaction de LCI

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