JO de Paris 2024 : comment sécuriser le plus grand chantier d'Europe ?

par La rédaction de TF1info | Reportage : François-Xavier Ménage, Olivier Cresta
Publié le 8 avril 2023 à 14h36, mis à jour le 28 juin 2023 à 16h23

Source : JT 20h WE

64 sites prévus pour les Jeux de Paris en 2024 sont actuellement en cours de construction.
À lui seul, le village olympique s'étend sur 52 hectares.
La question des vols de matériels est un défi quotidien sur ce chantier titanesque.
L'enjeu : ne pas retarder le calendrier de livraison, alors que l'ouverture des JO de Paris approche à grands pas.

Le futur village olympique compte jusqu'à 37 grues simultanément, sur une surface totale équivalant à 70 terrains de football. 3.500 personnes travaillent sur ce chantier titanesque. Et l'accès au lieu est particulièrement filtré : quiconque veut y entrer doit présenter un badge visiteur, qui n'est accordé qu'à des personnes dont l'identité est vérifiée. "L'idée, c'est la traçabilité", explique Yann Krysinski, le porte-parole de la société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), dans le reportage de TF1 en tête de cet article. "On sait qui entre, et qui est présent sur chaque chantier", poursuit-il, et "en cas d'incident ou d'évènement, on est capable de remettre immédiatement ce fichier aux forces de l'ordre".

Des millions investis pour sécuriser les chantiers des Jeux

En 2022, une quarantaine de vols ont été enregistrés sur les divers chantiers des Jeux, soit l'équivalent de 150.000 euros dérobés, en matériaux et appareils de construction. Le nombre de vols aurait pu être bien plus important, mais des millions d'euros ont été consacrés à la seule sécurité. Rondes régulières des agents de sécurité, caméras de surveillance suivies en permanence, plaques d'immatriculation enregistrées... Les constructeurs ne peuvent se permettre le moindre retard sur les chantiers : à la fin du mois de décembre, tout devra être bouclé.

Pour dissuader les intrus, il y a aussi des patrouilles de police aux alentours des sites, notamment dans le nord-ouest parisien où sont présents la plupart des chantiers olympiques, et où le trafic de stupéfiants est fortement enraciné. Pour la police, pas question que les délinquants ne viennent gâcher la fête du sport. "Ce sont les vitrines du Grand Paris", affirme le commissaire de Colombes (Hauts-de-Seine), Quentin Bachelet : "On va avoir des personnes du monde entier qui vont venir, il faut qu'on soit exemplaire dans la tenue des sites qui vont être montrés au public international". Les policiers mènent des actions anti-drogue régulières près des stades, avec une politique de "tolérance zéro". 


La rédaction de TF1info | Reportage : François-Xavier Ménage, Olivier Cresta

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