Équipe de France féminine : l'avenir de Corinne Diacre tranché "dans un délai très court"

par M.G
Publié le 28 février 2023 à 16h17

Source : JT 13h WE

En parallèle de la démission de Noël Le Graët, le comité exécutif de la FFF a examiné mardi le cas de Corinne Diacre, sous pression face à la fronde de certaines de ses joueuses cadres.
L'avenir de la sélectionneuse des Bleues sera tranché "dans un délai très court", a indiqué le président par intérim, Philippe Diallo.

Quel futur pour les Bleues ? Face à la fronde de plusieurs joueuses qui ont décidé de se mettre (provisoirement) en retrait de la sélection - Wendie Renard, Marie-Antoinette Katoto et Kadidiatou Diani en tête -, la Fédération française de football planche sur une solution. L'objectif est d'arranger la situation sans donner raison, de manière trop évidente, aux frondeuses. "La FFF réaffirme qu’aucune individualité ne peut être placée au-dessus de l’institution. Elle regrette la forme de ces réclamations mais accordera au fond l’attention nécessaire pour trouver une solution positive", a ainsi assuré l'instance dans un communiqué. 

Pour cela, "j'ai souhaité (...) qu'un groupe de membres du Comex puisse auditionner (les parties prenantes) et faire un certain nombre de recommandations dans un délai très court pour préparer au mieux la Coupe du monde" en Australie et en Nouvelle-Zélande (20 juillet-20 août), a détaillé Philippe Diallo, président par intérim de la "Triple F" jusqu'au mois de juin prochain. Laura Georges, Aline Rieira, Jean-Michel Aulas et Marc Keller ont ainsi été missionnés pour "dresser un constat de la situation actuelle et établir une liste de recommandations et de décisions à prendre très rapidement afin de rétablir une situation propice à la performance". Une décision sera prise le 9 mars prochain, croit savoir L'Équipe, lors du prochain Comex de la Fédération. 

Il manque au foot féminin français de gagner un grand titre
Philippe Diallo

"On se laisse quelques jours pour bien analyser, pour prendre des décisions", justifie le président du RC Strasbourg, Marc Keller. "On a en France parmi les meilleures joueuses du monde. Il manque au foot féminin français de gagner un grand titre", glisse de son côté Philippe Diallo. Dans une interview accordée à L'Équipe Jean-Michel Aulas ne dit pas autre chose. "Corinne Diacre est là depuis six ans, il y a eu des hauts et des bas. [...] Moi, j'ai l'impression que l'on a avancé dans une situation de non-retour", estime le président de l'Olympique lyonnais. "Le message délivré par les meilleures joueuses françaises, qui sont parmi les meilleures du monde, la Fédération ne peut pas s'asseoir dessus", a-t-il ajouté. 

L'ancienne technicienne du Clermont Foot a, malgré tout, encore quelques soutiens au sein de la plus haute instance du football hexagonal. "De l'extérieur, j'ai plutôt l'impression que Corinne Diacre est une femme intègre, une femme juste, travailleuse, qui a beaucoup de mérite", juge Vincent Labrune. "J'entends les messages d'un certain nombre de joueuses. On n'est pas dans la république des joueuses mais on entend les messages", souligne le président de la Ligue masculine (LFP). 

À cinq mois du Mondial en Océanie, l'équipe de France féminine vit la plus grosse crise de son histoire. À mots couverts et sans jamais citer nommément Diacre, les joueuses contestataires épinglent son management, parfois jugé autoritaire et éloigné des standards du haut niveau.

En cas de limogeage, plusieurs noms sont revenus dans les discussions et dans la presse ces derniers jours, affirme l'AFP. Sonia Bompastor (Olympique lyonnais), Gérard Prêcheur (Paris SG), Sandrine Soubeyrand (Paris FC), Patrice Lair (Bordeaux) ou encore Éric Blahic (ancien adjoint des Bleus) sont notamment évoqués pour s'assoir sur le banc des Bleues, à quelques mois du mondial.


M.G

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