Euro 2016 : André-Pierre Gignac raconte sa grosse métamorphose

Le service METRONEWS
Publié le 19 mai 2016 à 19h12
Euro 2016 : André-Pierre Gignac raconte sa grosse métamorphose

EQUIPE DE FRANCE – C’est un André-Pierre Gignac plus badin que jamais qui a débarqué ce jeudi en conférence de presse à Biarritz, pour évoquer sa présence quasi miraculeuse parmi les 23 joueurs retenus par Didier Deschamps en vue de l’Euro 2016. Et surtout la transformation qui en est à l’origine.

Il est arrivé en avance à son rendez-vous avec les médias, patientant tranquillement sur une chaise dans un coin de la salle de presse du stade Aguilera, et cela en dit déjà beaucoup. Cela en dit beaucoup sur la singularité d’André-Pierre Gignac, premier joueur de l’histoire sélectionné en équipe de France en évoluant hors du continent européen. L’attaquant des Tigres de Monterrey est revenu, ce jeudi, sur l’incroyable histoire qui l’a mené jusqu’à l’Euro 2016, rappelant que le football, comme les supposés miracles, surviennent d’abord dans la tête d’un individu.

On s’est souvenu que, peu de temps après son improbable transfert au Mexique, à l’été 2015, il avait estimé à 5% ses chances de participer à la grand-messe européenne en France. Qu'est-ce qui a provoqué ce renversement de situation ? "J’ai pas mal de défauts mais j’ai une qualité, c’est d’avoir un gros caractère, a-t-il répondu à metronews, dans un sourire en coin faisant ressurgir son orgueil. C’est ce caractère qui m’a fait signer aussi loin. Et quand on part à 10.000 km à un an de l'Euro, on ne met pas toutes les chances de son côté. Là-bas, je me suis pleinement épanoui, j’ai trouvé de la confiance. Et aujourd’hui, me voilà parmi vous."

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L'hommage à Bielsa

Aujourd’hui, le voilà qui crée même énormément d’excitation, comme on peut l'entendre à Biarritz, où il arrive deuxième à l’applaudimètre, derrière Ben Arfa et devant Payet, durant les entraînements ouverts au public. "Moi, je ne la sens pas, c’est sans doute parce qu’il y a beaucoup de supporters de l’OM", a-t-il joliment esquivé. Avant de reconnaître que la 1ère étape de sa rédemption (il n’avait plus disputé la moindre grande compétition avec les Bleus depuis 2010) s’est justement passée lors de sa dernière saison marseillaise, sous les ordres de Marcelo Bielsa.

"On progresse à tout âge mais je n’avais jamais rien vécu de pareil dans ma carrière, a-t-il rembobiné. Il faut dire que sa méthode est épuisante mentalement, mais aussi très enrichissante. Avec lui, j’ai progressé dans le pressing, dans le travail défensif, dans le jeu de tête aussi. Je n’avais quasiment jamais marqué et, cette saison-là, j’ai mis 8 buts de la tête. C’était presque une transformation." Presque, parce qu’il manquait encore la plénitude mexicaine.

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Bientôt la nationalité mexicaine ?

Celle-ci dépasse le cadre du football : l’attaquant a carrément entamé des démarches pour acquérir la nationalité mexicaine. "Ce n’est pas facile de l’avoir, a-t-il expliqué. Il faut disputer quatre ou cinq tournois (en fait des Championnats, ndlr). Mon fils est né à Monterrey. Il n’a donc que le passeport mexicain. Je suis très fier d’être Français hein, mais c’est pour avoir la même nationalité que lui, ne pas le laisser tout seul (rires). Et puis, ça arrangerait mon club, qui aurait un extra-communautaire de moins dans son effectif." Cela lui permettrait aussi, accessoirement, de payer moins d’impôts, mais de telles choses ne se disent pas.

Alors reprenons le fil de ce profond changement. Comment le ressent-il et qu’est-ce que cela lui apporte à présent ? "Disons que j’ai accumulé de l’expérience. J’appréhende moins les choses, avec l’âge. Et je connais parfaitement mon corps, après toutes les blessures que j’ai eues autour de 2010. Maintenant, je sais que le plus important, c’est d’être en forme le jour J. Et avec ce staff, je pense que ça va le faire." A voir l'intensité de ses entraînements biarrots, on dirait que ça le fait déjà.


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