Fiasco au stade de France : le Sénat dénonce "l'impréparation" et une "faute grave" des autorités françaises

LC. avec l'AFP
Publié le 16 juin 2022 à 20h24, mis à jour le 16 juin 2022 à 22h49

Source : JT 20h Semaine

Près de trois semaines après le chaos du Stade de France, la délégation sénatoriale déplore, ce jeudi 16 juin, une "impréparation" des autorités publiques.
Mais aussi une "faute grave" après la suppression des bandes de vidéosurveillance.

Après les auditions de Gérald Darmanin, d'Amélie Oudéa-Castéra et du préfet de police de Paris, la délégation sénatoriale, qui planche sur les incidents du Stade de France, n'a pas mâché ses mots. Menée par les présidents des commissions de la Culture et des Lois du Sénat, Laurent Lafon et François-Noël Buffet, elle a fustigé, ce jeudi 16 juin, "l'impréparation" des autorités publiques et a déploré des "fautes graves" alors que la France recevait le match en or du football européen.

Une "gestion critiquable"

Près de trois semaines après le fiasco, Laurent Lafon (centriste) a déploré "un manque de réactivité pendant", rappelant le cas des familles aspergés de gaz lacrymogène. Il a également appuyé sur la "gestion critiquable peu après", marquée par plusieurs polémiques. Le sénateur a, en outre, exprimé ses "regrets et excuses" pour les spectateurs victimes de vols et d'agressions, sans oublier ceux qui n'ont pas pu regarder le match, malgré leur ticket valide.

Interrogé sur la destruction des images de vidéosurveillance, Jean-Noël Buffet (LR), a estimé, de son côté, que c'était "à tout le moins une faute grave". "Ce qui interpelle, c'est que personne n'ait eu la lucidité de dire "On conserve ces images"", a-t-il poursuivi, balayant l'idée d'une suppression volontairement "cachée" par les autorités publiques.

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Plusieurs questions restent toutefois en suspens selon les sénateurs. Y avait-il un substitut du procureur de Bobigny présent au PC sécurité ? Existe-t-il d'autres bandes de vidéosurveillance ? Un officier de police judiciaire était présent, a affirmé Jean-Noël Buffer, ajoutant qu'"un arrêté" permettait à la police "d'enregistrer les images du Stade de France".

Dans l'attente d'autres auditions la semaine prochaine, notamment celle des supporters, l'impression donnée est "que personne n'est responsable" donc "personne n'est coupable", a toutefois déploré Laurent Lafon, évoquant "une dillution des responsabilités". La délégation souhaiterait dorénavant auditionner l'UEFA, qui n'a pas encore donné de réponse.


LC. avec l'AFP

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