Chaos au Stade de France : après le fiasco, le temps des explications... et des enquêtes

Fiasco du Stade de France : deux supporters de Liverpool ont mis fin à leurs jours

Y.R.
Publié le 29 septembre 2022 à 13h25
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Deux fans de Liverpool, qui ont vécu le drame d'Hillsborough en avril 1989, se sont suicidés ces dernières semaines.
Toujours hantés 33 ans après, ils ont assisté au fiasco du Stade de France, en mai dernier, à l'occasion de la finale de la Ligue des champions.
En tous points similaires, les incidents, survenus à Saint Denis, ont fait remonter des souvenirs épouvantables.

Leur histoire est bouleversante. Le fiasco du Stade de France, en marge de la dernière finale de Ligue des champions, opposant le Real Madrid à Liverpool (1-0), le 28 mai dernier, à Saint-Denis, les a replongés dans le drame d'Hillsborough. Le 15 avril 1989, en amont de la demi-finale de FA Cup des Reds face à Nottingham Forrest, des violents mouvements de foule avaient entraîné la mort de 94 supporters, écrasés pour la plupart. Un bilan effroyable porté à 97 au cours des années suivantes. 

33 ans plus tard, deux survivants, toujours hantés par ces terribles événements, étaient présents autour au Stade de France, lorsque les incidents ont éclaté autour de l'enceinte dionysienne. Traumatisés, ils se sont ôtés la vie ces dernières semaines, selon le Liverpool Echo, quelques mois après un autre supporter, qui s'est suicidé en avril. "Cette année seulement, nous avons eu trois suicides. C'est trois de trop. L'un était juste avant l'anniversaire parce qu'il ne voulait pas faire face à un autre anniversaire, deux d'entre eux étaient des redéclencheurs du Stade de France", a confirmé Peter Scarfe, le président d’Hillsborough Survivors Support Alliance (HSSA), une association d'aide aux victimes d'Hillsborough.

Le souvenir de 1989 est revenu les hanter

Peter Scarfe, président d'Hillsborough Survivors Support Alliance (HSSA)

 "Je ne peux pas donner trop de détails sur ces suicides, car des enquêtes sont en cours, si ce n'est que l'un est intervenu environ une semaine après la finale de Saint-Denis et l'autre la semaine dernière", a précisé à L'Équipe le dirigeant de la HSSA, qui chaperonne et finance, grâce aux contributions de la fondation du Liverpool FC, les thérapies de 11 témoins ayant assisté aux deux matchs et souffrant depuis détresse psychologique. "Les victimes avaient environ 52 et 63 ans et il ne fait aucun doute que, si elles ont commis cet acte irréparable, c'est parce que la dernière finale de la Ligue des champions a réactivé en elles le traumatisme de 1989, qu'elles pensaient avoir dépassé", a-t-il assuré. "Le souvenir de 1989 est revenu les hanter."

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"Les événements du Stade de France ont de nombreux points communs avec ceux d'Hillsborough", a-t-il ajouté, citant pêle-mêle, pour étayer son propos, "des mouvements de foule compliqués par des goulots d'étranglement, des gens pressés les uns contre les autres sous un tunnel, des tourniquets bloqués empêchant d'entrer dans le stade". Et puis, comme lors du drame survenu à Owlerton, dans la banlieue nord-ouest de Sheffield, il y a "les fausses accusations". À Saint-Denis, "le gouvernement français, comme l'avait fait la police anglaise, a spontanément accusé les fans des Liverpool d'être responsables de ces débordements."


Y.R.

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