CAN 2024 : l'Égypte et le Sénégal dehors, le Maroc sur une voie royale ?

Publié le 30 janvier 2024 à 13h30
Retrouvez toute l'actualité de la semaine de la CAN. Le Nigéria et l'Angola ont déjà validé leur présence en quarts de finale de la compétition. Lundi 29 janvier, le Sénégal affronte la Côte d'Ivoire, organisatrice de cette CAN et miraculée après une phase de groupes très difficile.
Retrouvez toute l'actualité de la semaine de la CAN. Le Nigéria et l'Angola ont déjà validé leur présence en quarts de finale de la compétition. Lundi 29 janvier, le Sénégal affronte la Côte d'Ivoire, organisatrice de cette CAN et miraculée après une phase de groupes très difficile.

Après les éliminations de l'Égypte et du Sénégal en huitièmes de finale de la CAN, le Maroc se retrouve plus que jamais dans la peau du favori pour le sacre.
Les "Lions de l'Atlas", qui n'ont soulevé qu'une fois seule la Coupe d'Afrique des nations, en 1976, sont sous une énorme pression avant d'affronter l'Afrique du Sud, ce mardi 30 janvier.
Au regard des équipes encore en lice, tout autre résultat qu'une victoire finale serait un échec.

Un grand favori devenu ultra-favori, au fil des surprises et des déceptions. Après une phase de poules marquée par les éliminations précoces de l'Algérie - la deuxième de suite pour les "Fennecs" à ce stade de la compétition - du Ghana et de la Tunisie, les huitièmes de finales ont, d'ores et déjà, été fatals aux deux finalistes de la CAN 2022. Au lendemain de la sortie de route de l'Égypte, battue par le Congo au bout d'une séance de tirs au but interminable (1-1, 7-8 t.a.b), le Sénégal, tenant du titre, est aussi tombé de haut. Les "Lions de la Téranga" ont abandonné, lundi 29 janvier, leur couronne continentale. La Côte d'Ivoire, mal en point et miraculée, a déjoué les pronostics en éliminant les partenaires de Sadio Mané (1-1, 5-4 t.a.b).

Autant de contre-performances inattendues, le sel de toute Coupe d'Afrique des nations, qui renforcent le statut du Maroc. Premiers demi-finalistes africains de l'histoire de la Coupe du monde, il y a 13 mois, au Qatar, les hommes de Walid Regragui endossent, en Côte d'Ivoire, l'étiquette de grand favori d'une compétition qu'ils n'ont pourtant gagnée qu'une fois, en 1976. Quarante-huit ans après leur seul et unique sacre, en Éthiopie, les "Lions de l'Atlas" se disent "en mission"

Rien ne nous perturbera.
Walid Regragui, sélectionneur de l'équipe du Maroc

Jusqu'ici, le plan s'est déroulé sans accroc, en partie grâce à un bloc défensif performant, qui avait été la clé de la réussite marocaine au Mondial. Sans être brillant dans le jeu, le Maroc a tenu son rang. Larges vainqueurs de la Tanzanie (3-0) en ouverture de leur tournoi, les coéquipiers d'Achraf Hakimi ont été accrochés par l'héroïque Congo de Chancel Mbemba (1-1), avant d'assurer la première place de leur groupe contre la Zambie (0-1). Pas de quoi, pour autant, leur éviter une confrontation contre l'outsider sud-africain, dernière équipe à les avoir battus (2-1) en juin 2023 lors des éliminatoires.

"Cette CAN est pleine de surprises. Des grosses équipes sont déjà à la maison", a averti Hugo Broos, le sélectionneur des "Bafana Bafana", qui a porté le Cameroun sur le toit de l'Afrique en 2017. Une mise en garde prise au sérieux par Walid Regragui, bien que donné vainqueur à 68% par le statisticien Opta. "Il faudra être humbles et jouer sur nos qualités. Ce sera un match très très difficile", a prévenu le sélectionneur marocain, qui a tout de même cerclé de rouge, dans son calendrier, la date du 11 février, jour de la finale de la CAN (à suivre sur TF1info). "On est demi-finalistes du Mondial, on a fini premiers de notre groupe. On est en mission. (...) Rien ne nous perturbera. On veut jouer pour le Maroc et on veut gagner la CAN."

Un plafond de verre qui résiste

La gagne et rien d'autre, voilà ce qui anime le vestiaire des "Lions de l'Atlas", qui restent sur sept quarts de finale consécutifs, depuis leur défaite en finale de l'édition 2004 face à la Tunisie (2-1). Et tant pis si cela veut dire que le football produit n'est pas le plus emballant pour une équipe un temps vue comme "le Brésil de l'Afrique". "Il n'y a pas de 'tiki-taka', pas de 'on a fait le beau jeu', il faut gagner, jouer chaque match à 100%. (...) Après ce qu'on a fait en Coupe du monde, tout le pays attend qu'on fasse une grosse CAN", martelait le milieu Azzedine Ounahi avant la compétition. "L'objectif de tout le monde, c'est de ramener la CAN."

Pour remplir cet objectif, il n'y a qu'un chemin à suivre : gagner, gagner et encore gagner. Ce que le Maroc n'a fait qu'une fois dans un match à élimination directe lors de la dernière décennie, en 2022 face au Malawi (2-1), avant d'être stoppé en quarts par l'Égypte (1-2). "Tout le monde connaît l'histoire du Maroc en CAN, nous allons oublier le passé pour le présent", a relativisé Walid Regragui. "On n'a plus le droit à l'erreur. Tout mauvais résultat nous obligera à rentrer à la maison."


Yohan ROBLIN

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