CAN 2024 : le Maroc très attendu, l'Égypte et le Sénégal en embuscade... nos favoris pour la Coupe d'Afrique des nations

Publié le 13 janvier 2024 à 19h00

Source : Sujet TF1 Info

Deux ans après la première victoire de son histoire, le Sénégal remet son titre de champion d'Afrique en jeu.
Les Lions de la Teranga figurent une nouvelle fois parmi les favoris de cette CAN 2024, mais le niveau s'annonce relevé et la quête du doublé périlleuse.
Voici, selon nous, les principaux prétendants au trophée.

Rarement une édition de la CAN a suscité autant d'attentes. Quelques mois après un Mondial historique pour le continent, les poids lourds africains se retrouvent en Côte d'Ivoire pour ce qui s'annonce comme une bataille aussi indécise qu'alléchante. Cette compétition "a tout pour devenir fantastique", promet Tom Saintfiet, le coach de la Gambie. "Elle va être la plus relevée de l’histoire du foot africain", abonde le sélectionneur mauritanien Amir Abdou. 

Aucun grandissime favori ne se dégage, mais ils sont près d'une dizaine à pouvoir viser le dernier carré voire le titre. D'ailleurs, selon le prédicteur Opta, huit formations possèdent plus de 5% de soulever le trophée mais aucune ne dépasse les 12%. En regardant les probabilités de qualification en finale, là encore, tout est ouvert : treize sélections ont 5% ou plus de se hisser sur la dernière marche du tournoi. TF1info passe au crible ce casting XXL. 

Quatre étoiles : ils partent avec une longueur d'avance

Demi-finaliste du Mondial au Qatar, seulement éliminé par la France, le Maroc aborde logiquement la compétition avec le statut de favoris. Parfaitement encadré par le "Guardiola marocain" Walid Regragui, les Lions de l'Atlas s'appuient sur une bonne dose de certitudes et d'automatismes ainsi que sur un groupe solide, avec plusieurs individualités d'exception. Même s'il faudra surveiller le rendement de l'attaque, la défense, elle, reste parmi les plus réputées du continent. À surveiller tout de même la pression de tout un pays qui pourrait jouer des tours aux Marocains au moment des joutes finales, eux qui ne comptent pas le moindre titre dans leur histoire. 

Tenant du titre, le Sénégal vise lui un doublé inédit depuis l'Égypte à l'aube des années 2010 (2006, 2008, 2010). Dans le sillage des tauliers Edouard Mendy, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gueye et Sadio Mané mais aussi des jeunes prometteurs comme Formose Mendy, Nicolas Jackson ou encore Iliman Ndiaye, les joueurs d'Aliou Cissé ont toutes les armes pour aller au bout. 

Enfin, l'Égypte de Mohamed Salah, qui marche actuellement sur l'eau, possède de solides arguments. Les Pharaons peuvent notamment compter sur une défense toujours aussi fiable. Finalistes de deux des trois dernières éditions, ils veulent cette fois transformer l'essai.

Trois étoiles : les sérieux outsiders

Hôte de cette CAN 2024, la Côte d'Ivoire compte profiter du soutien de son public pour remporter son troisième trophée (après 1992 et 2015). Le groupe patiemment construit par l'expérimenté Jean-Louis Gasset semble arriver à maturité. Avec une arrière-garde particulièrement athlétique (Wilfried Singo, Evan Ndicka, Willy Bolly) et des attaquants électriques (Oumar Diakité, Jonathan Bamba, Jérémie Boga, Jean-Philippe Krasso), les Éléphants comptent renverser la table et retrouver leur place au sommet du continent.  

Si de l'eau a coulé sous les ponts depuis sa série d'invincibilité de 35 matchs - l'une des plus longues sur la scène internationale -, l'Algérie reste en embuscade pour cette Coupe d'Afrique des nations. Si les cadres de cette équipe depuis une dizaine d'années commencent à vieillir (Riyad Mahrez, Islam Slimani, Sofiane Feghouli), il reste suffisamment de talent, notamment au milieu de terrain pour nourrir de fortes ambitions. D'autant plus que les Fennecs ont hérité d'une poule très abordable sur le papier (Mauritanie, Angola, Burkina-Faso). À noter tout de même l'absence sur blessure d'Amine Gouiri, qui pourrait s'avérer préjudiciable pour une attaque souvent en manque d'imagination. 

Deux étoiles : ils sont en embuscade

De par la profondeur et la qualité de son réservoir en attaque (Ahmed Musa, Victor Osimhen, Kelechi Iheanacho, Sadiq Umar, Moses Simon, Ademola Lookman, Samuel Chukwueze, Victor Boniface), le Nigeria aurait presque mérité d'être placé dans le tiers supérieur. Sans aucun doute, la ligne offensive est susceptible de dynamiter n'importe quelle défense et de débloquer, sur un éclair de génie, un match fermé. Reste, toutefois, à trouver le bon équilibre et les automatismes. D'autant que le secteur défensif semble friable. 

Déjà quintuple vainqueur de la compétition (1984, 1988, 2000, 2002, 2017), le Cameroun est une place forte du football africain. Même si le football local paraît dans le creux de la vague, entre controverses au niveau de la Fédération et difficultés à se renouveler, les Lions indomptables ne doivent jamais être oubliés. 

C'est un petit peu le même principe avec le Ghana, qui compte quatre CAN (1963, 1965, 1978, 1982) dans son armoire à trophées mais n'a plus gagné depuis plus de 40 ans. Malgré tout, les Black Stars d'André Ayew, qui va entrer dans l'histoire en disputant pour la huitième fois de sa carrière ce tournoi continental, peuvent s'autoriser à rêver dans le sillage d'une nouvelle génération talentueuse incarnée par l'élégant milieu de West-Ham Mohamed Kudus ou l'intenable ailier lyonnais Ernest Nuamah. 

Une étoile : ils sont à surveiller

Derrière cette meute, qui semble plus armée sur le papier, plusieurs formations ont une carte à jouer. Placés dans le même groupe, la Tunisie et le Mali peuvent légitimement espérer se qualifier pour la phase finale puis jouer les troubles-fête grâce à leur défense costaude. Un atout loin d'être négligeable lorsque l'on sait à quel point les matchs de phase finale de la CAN sont souvent peu prolifiques. 

Le Burkina Faso, la République démocratique du Congo et la Guinée, qui peuvent tous compter sur une épine dorsale issue des championnats de France de Ligue 1 et Ligue 2, sont aussi à surveiller de près. Il ne serait pas étonnant, sur un match, de les voir bousculer ou même éliminer l'un des favoris annoncés. 


Maxence GEVIN

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