BIS REPETITA - Alors que les deux équipes étaient à égalité (1-1), la rencontre de 32e de finale de Coupe de France a été arrêté, vendredi soir au Stade Sébastien Charléty.

Une nouvelle fois, cette saison, l'extra-sportif a pris le pas sur le sportif. Ce vendredi 17 décembre au soir, le 32e de finale de Coupe de France entre le Paris FC et Lyon qui se déroulait au Stade Sébastien Charléty a été définitivement arrêté après des incidents en tribunes alors les deux équipes étaient à égalité 1-1.

Le speaker du stade, accompagné du président du Paris FC, Pierre Ferracci, a annoncé vers 22h50 "qu'en accord avec les autorités la rencontre ne reprendrait pas", alors que les deux équipes s'apprêtaient à donner le coup d'envoi de la seconde période.

Une intervention des forces de l'ordre

Quelques minutes après l'égalisation lyonnaise de Moussa Dembélé (44e) pendant la pause, des fumigènes ont été lancés aux abords du parcage lyonnais. Ils ont alors été ramassés par des supporteurs dans la tribune attenante, puis lancés à divers endroits de cette tribune avant de s'éteindre. Deux explosions de bombes agricoles ont également été entendues.

Des bagarres ont éclaté et des mouvements de foule ont alors eu lieu dans le parcage lyonnais et la tribune voisine entraînant le déploiement de forces de l'ordre venus prêter main forte aux stadiers. Des spectateurs de la tribune proche des incidents sont alors descendus sur la pelouse pour s'éloigner. 

L'arbitre et les joueurs qui allaient donner le coup d'envoi de la deuxième période ont regagné les vestiaires. Pour ne plus en ressortir.

Interdiction de déplacement

Dans un communiqué publié ce samedi au lendemain des incidents, l'Olympique Lyonnais a condamné "une nouvelle fois fermement toutes les violences qui se sont produites durant le match Paris FC – OL." Le club lyonnais a décidé de prendre une mesure forte en interdisant à ses groupes de supporters de se déplacer pour les matches à l'extérieur. 

"Plus que jamais, nous devons éradiquer ces phénomènes de hooliganisme et bannir tous ceux qui sont ennemis, par leurs actes, du football, mais aussi des clubs dont ils se revendiquent. Dans ce contexte, jusqu'à nouvel ordre, et jusqu'à ce que la lumière soit faite sur l'identification des auteurs (des débordements vendredi, ndlr), l'Olympique Lyonnais décide d'interdire de déplacement les groupes de supporters pour les matchs à l'extérieur", écrit le club de Jean-Michel Aulas dans un communiqué.

Ces incidents interviennent trois semaines après ceux d'OL-OM où le match avait également été arrêté après un jet de bouteille d'eau en plastique sur Dimitri Payet. 

Ils ont lieu au lendemain d'une réunion interministérielle sur la violence dans les stades, à laquelle ont pris part des dirigeants du football professionnel. Elle a débouché sur plusieurs réformes et pistes de réflexion : match de Ligue 1 ou Ligue 2 "définitivement interrompu" si un joueur ou l'arbitre est agressé, bouteilles en plastique interdites, filets de protection mobilisables.


La rédaction de TF1info

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