Coupe du monde de football féminin 2023 : tirage favorable pour les Bleues

Publié le 22 octobre 2022 à 11h17

Source : JT 13h Semaine

La France a été versée dans un groupe très clément samedi lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2023.
Les Bleues affronteront le Brésil et la Jamaïque.
Le tournoi se déroulera en Australie et en Nouvelle-Zélande du 20 juillet au 20 août.

Tirage favorable pour les coéquipières de Wendie Renard. L'équipe de France féminine de football a été versée dans un groupe très clément samedi lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2023, avec le Brésil pour principal adversaire. À neuf mois du tournoi dans l'hémisphère sud, qui se tiendra du 20 juillet au 20 août en Australie et en Nouvelle-Zélande, l'horizon s'est dégagé au cours d'une cérémonie heureuse pour les Bleues, chanceuses lors du tirage effectué à l'Aotea Centre d'Auckland.

Les demi-finalistes du dernier Euro ont rendez-vous le 23 juillet à Sydney contre la Jamaïque. Elles fileront ensuite à Brisbane pour affronter les Brésiliennes six jours après, avant de retourner à Sydney le 2 août pour rencontrer un barragiste (parmi Taïwan, Paraguay, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Panama) dont l'identité sera connue en février.

Affrontement inédit en Australie

Sortir vivantes de la phase de groupes ne semble pas un objectif trop compliqué à atteindre pour les Françaises, d'autant que les deux premières places offrent un strapontin pour les huitièmes de finale. Les Bleues, cinquièmes au classement Fifa, bénéficiaient d'un statut de tête de série qui les mettaient à l'abri au premier tour de tout choc contre les États-Unis, les Anglaises fraîchement titrées au Championnat d'Europe, ou encore l'Allemagne, l'Espagne, la Suède et les deux pays hôtes.

À la place, elles sont tombées sur le Brésil, une équipe qui ne les a jamais battues. Cela réveillera le souvenir du Mondial-2019, un huitième de finale irrespirable au Havre remporté 2-1 en prolongation grâce à un but d'Amandine Henry. Dans le chapeau 3, il fallait éviter le Danemark de Pernille Harder et les tricolores ont hérité de la Jamaïque, ce qui donnera lieu à un affrontement inédit en Australie. La sélection jamaïcaine compte dans ses rangs l'attaquante de Manchester City Khadija Shaw, passée par Bordeaux.

Autre bonne nouvelle, sur le chemin du Stadium Australia, les Bleues ne croiseront pas la route des États-Unis, doubles championnes du monde en titre qui avaient cassé leur rêve de titre en 2019 à domicile. La "Team USA" de Megan Rapinoe est versée dans une autre partie de tableau.

Le coup de gueule d'Infantino

Dans les autres groupes, la Nouvelle-Zélande est tombée sur la Norvège, les Philippines et la Suisse. L'Australie va croiser la République d'Irlande, le Nigeria et surtout le Canada. Dans le groupe E, il y aura une répétition de la finale 2019 entre les États-Unis et les Pays-Bas. La poule sera complétée par le Vietnam et un barragiste.

Cette neuvième Coupe du monde féminine sera inédite à plus d'un tour : la première à trente-deux équipes, la première dans l'hémisphère sud et la première à être co-organisée par deux pays. Après le succès d'audience de l'édition 2019 en France, la Fifa espère transformer l'essai en Océanie. Mais l'instance de gouvernance mondiale du football se heurte à la frilosité de certains diffuseurs qui rechignent à payer des droits de diffusion télévisée à leur juste valeur. Les "diffuseurs nous offrent 100 fois moins que ce qu'ils nous offrent pour la Coupe du monde masculine", a dénoncé le patron de la Fifa, Gianni Infantino, en marge du tirage. Le dirigeant a jugé ces offres "inacceptables", d'autant que les chaînes de télévision "nous poussent à faire plus pour l'égalité".


La rédaction de TF1info

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