Victorieuse de l’Australie, l’équipe de France affronte ce samedi l’adversaire le plus solide de son groupe D.
"Le Danemark nous a fait beaucoup de misères", rappelle Didier Deschamps à propos des deux dernières défaites françaises face aux Danois cette année.
Sibyllin comme à son habitude, le sélectionneur des Bleus a néanmoins laissé entendre qu’il pourrait modifier son onze de départ.

Elle a bien tenté de lui demander son avis sur l’Argentine et le Mexique, potentiels adversaires de l’équipe de France en huitième de finale de la Coupe du monde au Qatar. Mais cette journaliste sud-américaine s’est cassé les dents sur un Didier Deschamps toujours plus pragmatique et dans l’instant présent. "On va penser au Danemark. J’espère que vous me poserez la question plus tard (…). On ne va pas mettre le coq plus haut qu’il n’est", a répondu le sélectionneur des Bleus à la veille de ses retrouvailles avec une équipe qui lui donne du fil à retordre.

On va faire en sorte d’inverser la tendance, sans parler de revanche
Didier Deschamps sur le Danemark

Français et Danois s’affronteront ce samedi à 17h pour la troisième fois en l’espace de six mois. "Je vous confirme que cette équipe est sous-cotée par rapport à sa valeur réelle. Elle nous a fait beaucoup de misères", a rappelé en souriant Didier Deschamps. Deux matches, deux défaites pour les Bleus. En juin, la France s’inclinait 2-1 à domicile en Ligue des nations. En septembre, c’est à Copenhague que les Bleus ont été battus 2-0 dans la même compétition. Pas vraiment réjouissant pour ce qui était leur dernière rencontre officielle avant le Mondial.

"On va faire en sorte d’inverser la tendance, sans parler de revanche", a souligné Didier Deschamps à la veille du match. "Ils nous connaissent, on les connaît. Il y a une photo sur juin différente de celle de septembre, il y en aura encore une différente demain (samedi, ndlr). La situation des deux équipes n’est pas la même", a-t-il insisté. L’énorme point fort du Danemark ? "Une capacité sur tous les matches à changer de système, ce qui peut amener à des difficultés différentes". Alors pour vaincre de valeureux Danois, qui ont retrouvé leur miraculé Eriksen, et enchaîner un deuxième succès d’affilée après le bon départ face à l’Australie (4-1), DD entend bien remodeler sa propre équipe.

Varane, "apte" pour l'Australie, sera-t-il aligné ?

Auteurs d’un match nul face à la Tunisie (0-0), "les Danois sont dans l’obligation d’un résultat". "Ça va être un match intéressant à regarder et à jouer", admet Hugo Lloris. Le capitaine des Bleus ne devrait pas céder sa place dans les cages. Interrogé sur d’éventuels changements pour muscler le flanc droit des Bleus, Didier Deschamps ne s’interdit rien. "Je peux tout faire", a-t-il lancé. Le sélectionneur évoque "quatre situations" dont le but face à l’Australie, où "on doit mieux gérer". "Chacun aura son propre ressenti en disant 'ce n’est que l’Australie'. Peut-être, mais c’est quatre situations. C’est peut-être trop. Ce n’est pas énorme non plus mais ça demande des ajustements", note-t-il. À l’issue du match mardi, il avait déjà parler de "placements qui pouvaient être corrigés".

Mais ne comptez pas sur lui pour vous dévoiler sa prochaine composition. "Demande-moi si je vais le faire jouer ou pas, comme ça c’est plus clair !", s’est-il amusé face à un journaliste qui l’interrogeait sur le sort d’Ousmane Dembélé. Selon L’Equipe, Adrien Rabiot pourrait basculer à droite à la place d’Antoine Griezmann, qui jouerait à gauche toujours dans un système en 4-3-3. Benjamin Pavard pourrait lui céder sa place à Jules Koundé à droite de la défense. Quant à Raphaël Varane, il pourrait retrouver Dayot Upamecano en charnière centrale. Le défenseur de Manchester United "aurait pu jouer le premier match puisqu’il était apte", a révélé Didier Deschamps. 

"Il n’est pas moins apte voire un peu plus pour le deuxième. Il a l’expérience, c’est certain. Le plus important, c’est qu’il se sente prêt dans sa tête et dans son corps. Je sais qu’il l’est, je prendrai la décision par rapport à ça", a-t-il ajouté. "L’idéal pour toutes les équipes c’est d’être dangereuses, marquer des buts et ne laisser aucune occasion. La perfection, on ne l’atteint pas. On fait en sorte de s’en rapprocher le plus possible. Ça passe par différents choix, discussions, complémentarités aussi. C’est logique qu’on ait des choses aussi à améliorer. Je vous laisse l’initiative de ces différents débats, gauche, droite... Si vous pensez que c’est mieux ou pas… Je choisirai", a-t-il lâché, le regard plein de malice. Les Bleus s'entraînent à nouveau dans la soirée, sous les yeux de la presse. De quoi affiner davantage les pronostics sur le onze de départ.


Delphine DE FREITAS

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