Euro 2022 - Allemagne-France sur TF1 : 3 bonnes raisons de regarder la demie historique des Bleues

Propos recueillis par Yohan ROBLIN
Publié le 27 juillet 2022 à 7h45

Source : Sujet TF1 Info

Une décennie plus tard, revoilà l'équipe de France dans le dernier carré d'une grande compétition.
Face à l'Allemagne, ce mercredi (à 21h sur TF1), les Bleues peuvent atteindre leur première finale internationale.
Consultante pour TF1, Camille Abily voit la France rivaliser, si les joueuses de Corinne Diacre règlent la mire.

Et si, cette fois, c'était la bonne pour les Bleues ? Qualifiée pour la première fois dans le carré final d'un Euro, dix ans après leur dernière demi-finale dans un grand tournoi, l'équipe de France ne se fixe aucune limite. Après avoir fait tomber la barrière des quarts de finale, elle rêve d'aller enfin au bout, afin de soulever son premier trophée majeur, elle dont le palmarès reste désespérément vierge. Mais, avant de jouer une éventuelle finale, qui serait sa première tout court, le 31 juillet, à Wembley, les Bleues vont devoir renverser l'Allemagne, mercredi 27 juillet (à 21h, en direct sur TF1 et en live commenté sur TF1info). 

Et ce sera tout sauf facile de faire tomber ce monument en pleine reconstruction. La Frauen-Nationalmannschaft, qui est la sélection la plus titrée à l'Euro (huit sacres, dont six consécutifs entre 1995 et 2013), semble décidée à retrouver sur "sa" couronne continentale. Les coéquipières d'Alexandra Popp, impressionnante d'efficacité dans la surface de vérité, n'ont pas cédé une seule fois dans cet Euro, alors que les Bleues, poussées en prolongation par les Pays-Bas (1-0, a.p) au tour précédent, ont eu toutes les peines à régler la mire. Pour Camille Abily, l'efficacité tricolore sera d'ailleurs "la clé du match". À quelques heures d'Allemagne-France, l'ex-internationale tricolore (183 sélections), consultante pour TF1, dit croire aux chances tricolores. L'ancienne numéro 10 donne à TF1info trois bonnes raisons de rester les yeux rivés sur son écran. 

L'ENJEU

"Pour moi, ça va être du 50-50. Autant face aux Pays-Bas, même si la qualification a mis du temps à se dessiner, j'étais confiante. Il n'y avait pas photo entre les deux équipes. Là, contre l'Allemagne, tout va dépendre de notre efficacité devant le but. On va se créer des opportunités, c'est sûr, mais on aura moins d'occasions que face aux Oranje. Il faudra faire preuve d'un grand réalisme. Ça va vraiment être la clé du match, selon moi. L'inefficacité des Bleues jusqu'à présent, à l'exception de la rencontre face à l'Italie (5-1), est difficile à expliquer. Je l'ai aussi vécu en tant que joueuse, avec des compétitions où on a raté beaucoup de choses. L'absence de Marie-Antoinette Katoto pèse sans doute. On connaît sa qualité de finition exceptionnelle, c'est sa grande force. Mais on a les atouts pour mettre en difficulté ces Allemandes dans cette demi-finale. Melvine (Malard), Kadi (Diani) et Delphine (Cascarino) ont la capacité de faire trembler les filets et de faire en sorte que l'équipe de France gagne."

La frappe de Delphine Cascarino sur le poteau face aux Pays-Bas, le 23 juillet 2022.
La frappe de Delphine Cascarino sur le poteau face aux Pays-Bas, le 23 juillet 2022. - LINDSEY PARNABY / AFP

"Je ne me fais pas de souci sur le manque d'expérience des Bleues dans le dernier carré. Ça n'aura aucun impact sur le match. Nos filles, pour la plupart, ont l'habitude de jouer ces grands rendez-vous. En particulier les Lyonnaises et les Parisiennes. Une demi-finale d'un Euro, c'est comme une demi-finale de Ligue des champions. Bien sûr, ce n'est pas tout à fait pareil, mais le fait de jouer ce genre de matchs en club permet de se préparer. Elles doivent déjà être soulagées d'avoir franchi le cap des quarts de finale. Maintenant, c'est que du bonheur. Jouer l'Allemagne, qui est une très grande équipe, ça nous promet un super match."

L'ADVERSAIRE

"L'Allemagne revient bien. Elle a eu un moment de moins bien. Depuis 2016, elle était un peu en dessous de son niveau. Là, sur cet Euro, on retrouve une belle équipe, avec du potentiel, mêlant à la fois jeunesse et expérience. Il y a de la qualité à tous les postes. C'est dangereux, c'est précis et, en plus, elles ont avec elles ce brin de réussite qui fait basculer un match. On a pu le voir contre l'Autriche (2-0), où les montants ont été touchés à plusieurs reprises. J'espère qu'elles auront moins de chance face à nous."

"Aucune équipe n'aura vraiment de secret pour l'autre. Du côté allemand, Sara Däbritz (qui a quitté le PSG pour l'OL, ndlr) a l'avantage de bien connaître nos Bleues. Elle sait à peu près tout ce qu'il y a à savoir des Parisiennes pour avoir joué à Paris et elle connaît assez bien les Lyonnaises pour les avoir affrontées de nombreuses fois. Forcément, elle va donner des infos à ses coéquipières. Ça fait partie du jeu, mais ça vaut aussi dans l'autre sens. Les filles ont aussi l'habitude de jouer pas mal d'Allemandes, comme Lina Magull ou Linda Dallmann. Que ce soit le Bayern Munich ou Wolfsburg, ce sont des équipes qu'on affronte souvent avec l'OL et le PSG. Ça annonce une très belle opposition. Pour le spectacle, ça va être top."

LA JOUEUSE À SUIVRE

"Même si elle n'est en réussite, Wendie (Renard) reste une vraie arme pour l'équipe de France. Elle a manqué d'efficacité au niveau de son jeu de tête. Soit ce n'est pas passé loin, soit elle a buté sur la gardienne. Je suis sûre qu'elle peut et qu'elle va être décisive d'ici à la fin du tournoi. Forcément, elle fait peur. Les équipes adverses la redoutent. Quand elle monte sur un corner, c'est stressant pour l'adversaire. Si les statistiques tournent en sa faveur, elle va marquer au prochain match. Ce serait génial."

France-Pays-Bas (1-0) : voir le coup de casque de Wendie RenardSource : Football - Euro Féminin
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"Sa présence dans la surface adverse peut aussi libérer des espaces pour ses coéquipières. Elle focalise tellement l'attention que ça peut profiter, par exemples, à Griedge (Mbock) ou à Charlotte (Bilbault), qui ont toutes les deux un bon jeu de tête. C'est une chance d'avoir Wendie dans notre équipe. Si ce n'est pas elle qui est décisive directement, elle le sera d'une manière."


Propos recueillis par Yohan ROBLIN

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