Depuis le début de l'Euro, la Suède s'estime pénalisée par la vidéo assistance à l'arbitrage.
Deux buts, pourtant valables, ont été injustement refusés aux coéquipières de Kosovare Asllani.
Avant leur demie face à l'Angleterre, mardi 26 juillet (à 21h, à suivre sur TF1), les "Blågult" ont dit tout le mal qu'elles pensaient de l'utilisation de la VAR dans cet Euro.

Cinq buts refusés en quatre matchs. Avec de sérieux doutes pour au moins deux d'entre eux. Depuis le début de l'Euro anglais, la Suède a fait, à plusieurs reprises, l'amère expérience de la VAR. Face à la Suisse (2-1) en phase de poules, le but de Rebecka Blomqvist a été refusé, à tort, pour un hors-jeu. Rebelote contre la Belgique (1-0) en quarts de finale, où sa coéquipière Stina Blackstenius a vu son but être annulé, alors que les ralentis suggéraient qu'elle était dans les clous au départ du ballon.

Si, jusqu'ici, ces décisions controversées n'ont pas été préjudiciables aux Suédoises, qui ont atteint leur 9e demie dans un championnat d'Europe des nations, une nouvelle intervention de l'assistance vidéo à l'arbitrage, en leur défaveur, pourrait s'avérer fatale. Une crainte exprimée par Kosovare Asllani, l'attaquante des Blågult, alors que se profile une demi-finale cruciale face à l'Angleterre, le pays hôte, mardi 26 juillet (à 21h, en direct sur TF1 et en live commenté sur TF1info).  

"50% de caméras en moins" qu'à l'Euro masculin ?

Passée par le PSG (2012-2016), la joueuse du Milan AC a ouvertement critiqué l'UEFA, déplorant le choix de l'instance en charge du football européen de ne pas avoir mis en œuvre la même technologie que pour l'Euro masculin, disputé l'été dernier. Ce qui expliquerait, selon la vice-capitaine suédoise (165 sélections, 44 buts), la multiplication d'erreurs d'arbitrage dans le tournoi. "Utiliser 50% de caméras en moins (...), c'est vraiment une catastrophe parce que les décisions ne peuvent pas être prises avec la même précision", a-t-elle déploré, lundi 25 juillet, à la veille de la demi-finale contre les Lionesses. "Ce n'est pas seulement pour nous, il y a d'autres équipes. Il y a des situations où vous devriez avoir plus de caméras et cela peut être vraiment décisif."

Des cinq buts qui leur ont été refusés, un en particulier reste en travers de la gorge des Blågult. Face à la Suisse, Rebecka Blomqvist a été signalée hors-jeu. Or, sur les images (voir ci-dessous), on peut distinguer que la ligne a été tracée du mauvais côté du ballon. "On ne l'a pas vu sur le coup mais un ancien arbitre suédois (Jonas Eriksson, ndlr) sur un plateau de télévision au pays a démontré que les officiels avaient mal dessiné la ligne de hors-jeu", s'est plaint le sélectionneur suédois Peter Gerhardsson, jugeant d'ailleurs "étrange" que l'Euro féminin ne dispose pas des normes technologiques les plus élevées.

"J'apprécie la VAR, je crois que c'est plus équitable quand les arbitres peuvent s'appuyer dessus. Mais si, durant un match, ils font une erreur parce qu'ils ont tracé une ligne du mauvais côté, parce qu'ils n'ont pas assez de caméras, pour moi, c'est inacceptable", a-t-il dénoncé. "Mon sentiment est que parfois on fait trop confiance à la VAR. Même s'il s'agit d'un hors-jeu évident, vous attendez la décision de la VAR, vous ne savez pas jusqu'à ce que l'arbitre siffle s'il y a but ou pas. (...) Il faut espérer qu'ils ont réfléchi à comment s'améliorer en vue de notre demi-finale." Nul doute que l'Euro se passerait bien d'une polémique.


Yohan ROBLIN

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