À la demande de Benjamin Mendy, Pep Guardiola a témoigné, lundi 14 novembre, devant le tribunal de Chester.
Le défenseur de Manchester City, champion du monde 2018 avec les Bleus, est jugé pour de viols, d'une tentative de viol et d'une agression sexuelle.

"Il m'a demandé de venir ici aujourd'hui. Et c'est pourquoi je suis là." Depuis le 11 août, Benjamin Mendy est jugé à Chester, dans le nord de l'Angleterre, où il est accusé de sept viols, d'une tentative de viol et d'une agression sexuelle. Les premiers mois de ce long procès ont été consacrés à l'accusation, qui a décrit un "prédateur" ayant abusé de victimes "vulnérables, terrifiées et isolées". Depuis la semaine passée, c'est désormais de la défense de répliquer, avec un balai ininterrompu de témoins, plaidant en faveur du footballeur de 28 ans. Un défilé auquel s'est greffé Pep Guardiola, lundi 14 novembre. 

Le témoignage de l'entraîneur de Manchester City, qui a duré moins d'une dizaine de minutes, a été retranscrit, en longueur, par le Manchester Evening News et le Telegraph. Apparu en visio au tribunal de Chester, vêtu d'un t-shirt gris, le coach espagnol, qui a rappelé avoir insisté pour le recruter à l'été 2017, a témoigné de la moralité de Benjamin Mendy. 

C'est un très bon garçon, vraiment généreux et drôle
Pep Guardiola, entraîneur de Manchester City

Après avoir évoqué un joueur "exceptionnel", "à fort potentiel", qui avait "beaucoup d'attentes sur ses épaules", Pep Guardiola a été invité à décrire la personnalité du champion du monde 2018. "C'est un très bon garçon, il est vraiment généreux et drôle", a-t-il affirmé. "Je pense qu'il s'est très vite adapté à l'équipe et je dirais qu'il était très content de pouvoir aider les autres. Il était toujours capable de le faire. Il aime faire des blagues et s'amuser et faire en sorte que les gens s'amusent." Ce qui, selon le coach des Sky Blues, lui a valu d'être "certainement", apprécié "dès le premier jour" par l'ensemble du vestiaire. 

Interrogé sur les frasques extra-sportives de Benjamin Mendy, qui a notamment organisé des fêtes, chez lui, pendant le confinement lié au Covid-19, l'ancien entraîneur du Barça a indiqué avoir été "informé par quelqu'un du club". "Bien sûr, je n'étais pas content. Nous avons parlé, et il a admis qu'il ne s'était pas bien comporté", a-t-il raconté, avant d'expliquer qu'il n'a pas pour habitude de régenter la vie de ses joueurs, en l'occurrence le latéral des Bleus, en dehors des installations des Cityzens. "C'est ce dont je m'occupe et c'est là que je fais attention", a-t-il affirmé devant la Crown Court de Chester.

"Je contrôle mes joueurs quand nous sommes ensemble à l'entraînement. Dans leur vie privée, je ne sais pas ce qu'ils font. Je ne suis pas les joueurs sur les réseaux sociaux, donc je ne sais pas ce qu'ils font hors de mon contrôle lors des entraînements et des matchs...", a-t-il expliqué. Avant de conclure au sujet de Benjamin Mendy : "Je ne suis pas son père."


Y.R.

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