Mercato : Zidane au Bayern Munich, pourquoi on n'y croit pas une seule seconde

Publié le 20 février 2024 à 18h03

Source : Sujet TF1 Info

Libre de tout contrat depuis son départ du Real Madrid à l'été 2021, Zinedine Zidane n'a toujours pas retrouvé les terrains de football.
Le champion du monde 1998, maintes fois approché sans qu'une piste aboutisse, est cité en bonne place dans les petits papiers du Bayern Munich.
Mais des obstacles rendent l'opération improbable.

Le temps commence à se faire long pour Zinedine Zidane. Près de trois ans après son départ du Real Madrid, où il a remporté trois Ligues des champions consécutives entre 2016 et 2018, "Zizou" n'a toujours pas retrouvé un banc. Ce n'est pas faute d'avoir été approché que ce soit par des clubs (PSG, OM, Manchester United...) et des équipes nationales (Brésil, États-Unis, Algérie...). Des propositions, plus ou moins concrètes, auxquelles il a opposé une fin de non-recevoir, en dépit de son souhait de "pouvoir entraîner rapidement".

Cela n'empêche pas d'autres prétendants de venir toquer à sa porte. En passe de perdre le titre de champion d'Allemagne qu'il détient de manière continue depuis 2013, le Bayern Munich a coché le nom du Ballon d'Or 1998. Révélé par le quotidien italien Il Corriere dello Sport, le bruit de couloir a pris de l'ampleur, au point d'être confirmé par les médias allemands, SportBILD et Sky Sports

Sur le papier, la destination a de quoi séduire l'ancien numéro 10 des Bleus. Mastodonte du football européen, du haut de ses six Ligues des champions, le Bayern est en capacité de répondre à la moindre de ses exigences sportives et financières. "Quand j'étais joueur, j'avais le choix, presque tous les clubs. Entraîneur, il n'y a pas cinquante clubs où je peux aller. Il y a deux ou trois possibilités", avait-il confié, en juin 2022, dans un entretien accordé à L'Équipe, à l'occasion de son 50e anniversaire. "C'est la réalité actuelle. Coach, on a beaucoup moins le choix que joueur. Si je repars dans un club, c'est pour gagner. Je le dis en toute modestie. C'est pour cela que je ne peux pas aller n'importe où."

La langue, une barrière insurmontable ?

Pour autant, le voir débarquer en Bavière, où Thomas Tuchel est sur la sellette, parait ubuesque. Le champion du monde 1998 a déjà dit sa réticence à prendre en main un club, auquel il n'est pas culturellement attaché ou dont il ne maîtrise pas suffisamment bien la langue.

"Certaines conditions rendent les choses plus difficiles. Quand on me dit  : 'Tu veux aller à Manchester ?' Je comprends l'anglais, mais je ne le maîtrise pas totalement. Je sais qu'il y a des entraîneurs qui vont dans des clubs sans parler la langue. Mais moi, je fonctionne autrement (...) je sais ce dont j'ai besoin pour gagner", avait-il expliqué. Pour ces raisons, il disait ne "pas (pouvoir) aller partout".

Bien qu'il porte en grande estime le Bayern Munich, émerveillé par son organisation qu'il a découverte en 2015, lors d'un stage dans le cadre de sa formation d'entraîneur, le club bavarois rentre dans cette case. Zinedine Zidane, qui manie l'espagnol et l'italien, ne parle pas la langue de Goethe. Rédhibitoire, selon ses critères de sélection. 

"Il faut sentir les choses, les vouloir. Je sais ce que je veux aujourd'hui et ce que je ne veux pas", a-t-il affirmé, en juin 2023, alors interrogé sur son avenir au micro de "Téléfoot". En attendant de le voir s'asseoir un jour sur le banc de l'équipe de France, où Didier Deschamps a prolongé jusqu'en 2026, l'avenir de "Zizou" s'écrit toujours en pointillés.


Yohan ROBLIN

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