Formule 1 : le GP d'Arabie Saoudite maintenu malgré les attaques des rebelles yéménites

Anastasia Nicolas, avec AFP
Publié le 26 mars 2022 à 11h50
JT Perso

Source : 24H PUJADAS, L'info en questions

Les rebelles yéménites Houthis ont revendiqué une série d'attaques en Arabie Saoudite.
Un incendie à proximité du circuit du Grand Prix a été maitrisé, les autorités ont assuré aux pilotes et organisateurs que la sécurité était assurée.
Après 4 heures de discussion, la course a été maintenue.

Inutile de céder à la panique. C'est en tout cas ce qu'assurent les autorités et les organisateurs du Grand Prix d'Arabie Saoudite de F1, après les attaques des rebelles yéménites Houthis survenues ce vendredi 25 mars dans le pays. La plus importante d'entre elles a justement eu lieu à Jeddah, et provoqué un incendie sur un site pétrolier à proximité du circuit qui accueille le Grand Prix. 

Les réservoirs du géant pétrolier Aramco ont été visés par des frappes de missiles et de drones, alors que se déroulaient les essais libres 1 sur le circuit aux alentours de 17 h heure locale (15h en France), situé à une dizaine de kilomètres. Le gigantesque incendie a provoqué un nuage de fumée noire, visible depuis la piste de course. Le pilote néerlandais Max Verstappen a même demandé à son équipe (Red Bull) : "Je sens une odeur de brûlé, c'est ma voiture ?". 

Pour le président de la FIA, "la sécurité est assurée, courons !"

Après plus de quatre heures d'échanges entre les pilotes et patrons d'écurie, Stefano Domenicali, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) Mohammed Ben Sulayem, et les autorités locales, le Grand Prix a finalement été maintenu. 

Du côté des organisateurs, tout le monde se veut rassurant."Nous avons reçu l'assurance totale que, pour le pays, la sécurité est prioritaire", a expliqué le PDG de la F1 à l'issue de cette réunion. Dans un ultime effort d'afficher une fois de plus sa foi dans la bonne tenue du Prix, il poursuit : "Ils (les responsables saoudiens, ndlr) sont sur le circuit avec leurs familles et ils ont mis en place tous les systèmes nécessaires pour protéger cette zone, la ville et les endroits où nous allons. Nous sommes donc confiants (...) C'est pourquoi nous allons poursuivre l'événement".

Mohammen Ben Sulayem fait front commun avec son homologue. Pour lui, pas question d'annuler la course. "Que visent-ils (les Houthis, ndlr) ? Les infrastructures économiques, pas les civils et pas le circuit. Nous avons vérifié les faits et nous avons l'assurance à haut niveau que cet endroit est sécurisé. La sécurité est assurée, courons !", a ajouté le président de la FIA. 

Reste que la durée des tractations suscite des craintes, à savoir que le calme et la sérénité affichés ne soient qu'une façade. Stefano Domenicali a tenu à démentir d'une pirouette la rumeur selon laquelle certains pilotes ne souhaiteraient pas poursuivre : "Ils seront sur la piste, vous verrez".

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Les rebelles ont mené 16 attaques dans le Sud et à Jeddah (ouest) visant différentes infrastructures, dont une centrale électrique, une station d'eau et des installations pétrolières. Ces attaques interviennent à la veille du septième anniversaire de l'intervention de la coalition militaire dirigée par le royaume au Yémen pour soutenir le gouvernement yéménite face aux Houthis, proches de l'Iran. Elles n'ont fait aucune victime, selon Ryad.


Anastasia Nicolas, avec AFP

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