DOPAGE - Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté l'appel du Comité olympique russe (ROC) et des 68 athlètes qui demandaient à participer aux jeux Olympiques de Rio après avoir été suspendus par la Fédération internationale (IAAF).

Quand le monde du sport vacille et qu’il faut trancher dans le vif, l’habitude est désormais de se tourner vers le Tribunal arbitral du sport (TAS), institution basée à Lausanne qui peut se prévaloir d’une impartialité rare dans un milieu où les enjeux économiques et les collusions politiques polluent le paysage. C’est ce qu’avaient fait Sepp Blatter et Michel Platini quand la Fifa les avaient suspendus. C’est aussi ce qu’a fait le Comité olympique russe (ROC) en réaction la demande de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) d'exclure la Russie, prise en flagrant délit de dopage, des Jeux olympique de Rio qui débutent le 5 août. Décision rendue ce jeudi matin : "Le jury du TAS a confirmé la validité de la décision de l'IAAF selon laquelle des athlètes dont la fédération nationale est suspendue sont inéligibles pour les compétitions tenues sous l'égide de l'IAAF."

Le CIO a maintenant toutes les cartes en main

Rappelons cependant que l'exclusion définitive (et totale) des 68 athlètes russes ne peut être prononcée que par le Comité international olympique (CIO). Lequel avait auparavant prévenu qu'il ne réagirait pas à chaud à ce verdict et qu'il se prononcerait "dans un délai de sept jours" après cette décision. Jeudi prochain, il ne resterait alors que huit jours avant le début des olympiades. Disons simplement aujourd'hui que plus rien n'empêche le CIO, d'un point de vue juridique, d'accéder à la demande de sanction collective émise par l'IAAF et de nombreux comités olympiques nationaux.

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Hamza HIZZIR

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