Tokyo 2021 : des JO sous le signe du Covid

JO de Tokyo : à quoi faut-il s'attendre pour la cérémonie d'ouverture ?

Yohan ROBLIN
Publié le 22 juillet 2021 à 15h30
JT Perso

Source : TF1 Info

JOUR J - Reportés d'un an, en raison de la pandémie de Covid, les Jeux olympiques de Tokyo s'ouvrent officiellement vendredi 23 juillet. L'événement, diffusé en mondovision, aura lieu à 13h, heure française.

Un lever de rideau "simple" et "sobre" pour lancer les Jeux. Malgré les incertitudes liées à la pandémie de Covid-19, le Japon va donner, avec un an de retard sur le programme initial, le coup d'envoi de la grand-messe olympique, vendredi 23 juillet. Cinq ans après les JO de Rio, ouverts dans la ferveur du Maracanã, transformé pour l'occasion en sambadrome géant, les festivités, qui se dérouleront pour la première fois sans public, s'annoncent moins tape-à-l'œil dans la capitale nippone. Les célébrations, "en phase avec la situation sanitaire", s'ouvriront à 20h (13h en France), dans le Stade olympique de Tokyo.

Dans le contexte du coronavirus, les organisateurs ont prévu de livrer une cérémonie "très véridique et honnête", d'une durée d'environ 3h30 et retransmise en clair sur France 2 et Eurosport. Il s'agira d'un moment d'"empathie" pour exprimer la "gratitude" et l'"admiration" du monde du sport "pour tous les efforts qui ont été déployés" dans la lutte contre l'épidémie, qui a fait 4 millions de morts depuis les premiers cas détectés en Chine fin 2019. Un hommage sera aussi rendu aux victimes du séisme et du tsunami de 2011, qui avaient entraîné la catastrophe nucléaire de Fukushima et fait près de 18.500 morts.

Toutefois, les derniers jours, et même les dernières heures, ont donné des maux de tête au comité d'organisation. Les évictions de Keigo Oyamada, compositeur d'un thème musical, et Kentaro Kobayashi, responsable de la cérémonie d'ouverture, rattrapés par des polémiques, ont jeté un flou sur le contenu qui sera proposé, tant sur la forme que sur le fond, lors du show inaugural de la quinzaine olympique. Après s'être assurés qu'"aucune portion ne pouvait être attribuée uniquement" à Kobayashi, les organisateurs ont précisé qu'ils "continuaient les préparatifs de la cérémonie comme initialement programmés." 

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"Unis par l'émotion", la devise officielle

Malgré une tonalité grave et un climat incertain, la cérémonie, intitulée "Unis par l'émotion", promet d'être festive. Comme l'exige la Charte olympique du Comité international olympique (CIO), elle combinera les valeurs universelles du sport avec de traditionnels tableaux musicaux, mettant en valeur l'histoire et la culture du Japon. Plusieurs vidéos des répétitions ont d'ailleurs fuité sur les réseaux sociaux. 

Un globe terrestre et les paroles de la chanson "Imagine" de John Lennon ont été vus projetés dans le ciel tokyoïte, tandis que l'équipe de voltige de la force aérienne d'autodéfense japonaise a survolé le stade en dessinant les cinq anneaux olympiques. Des scénographiques qui seront reproduites devant 950 personnes triées sur le volet, dont l'empereur Naruhito, le Premier ministre japonais Yoshihide Suga, le président du CIO Thomas Bach ou encore le président français Emmanuel Macron.

Après un trait d'union avec les Jeux de 1964, aussi organisés à Tokyo, la suite de la soirée sera moins inattendue. Si le monde entier guettera l'arrivée de la torche olympique et l'embrasement de la vasque, le temps fort sera le défilé des 206 délégations. Un défilé rallongé en durée pour maintenir les distances physiques. La Grèce, berceau de l'olympisme, ouvrira la marche, suivie par l'équipe des réfugiés. Pour la première fois dans l'histoire, un duo femme-homme portera le drapeau de chaque pays. La judoka Clarisse Agbegnenou et le gymnaste Samir Aït-Saïd mèneront la délégation française, qui clôturera le défilé en tant qu'hôte des Jeux 2024, avec les États-Unis, organisateurs des JO 2028, et le Japon. 


Yohan ROBLIN

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