Tokyo 2021 : des JO sous le signe du Covid

JO de Tokyo : or, argent ou bronze... combien toucheront les médaillés français ?

Yohan ROBLIN
Publié le 19 juillet 2021 à 17h49
Le jeu officiel de trois médailles des Jeux olympiques de Tokyo.

Le jeu officiel de trois médailles des Jeux olympiques de Tokyo.

Source : BEHROUZ MEHRI / AFP

GRATIFICATIONS - Chaque athlète français, médaillé d'or, d'argent ou de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo, percevra 65.000 euros, 25.000 ou 20.000 euros de la part de l'État. Une prime imposable et revalorisée par rapport à Rio en 2016, que toucheront aussi les parathlètes.

Faire aussi bien qu'à Rio. Avec 42 médailles (10 en or, 18 en argent, 14 en bronze), une de plus qu'à Pékin en 2008, la délégation tricolore avait établi un nouveau record d'après-guerre. Pour les Jeux de Tokyo, "on sera à un niveau à peu près équivalent à celui de Rio", a parié, fin juin, le manager de la haute performance Claude Onesta au sein de l'Agence nationale du sport (ANS). Une ambition réaffirmée, lundi 19 juillet, par la ministre déléguée chargée des Sports Roxana Maracineanu. "On vise une quarantaine de médailles", a-t-elle déclaré. "Il faut d'ores et déjà bien figurer au classement des médailles pour bien y figurer à Paris dans trois ans. Il faut avoir cette ambition d'arriver plus haut que la 7e nation aux Jeux olympiques."

Pour pousser les 378 athlètes français à donner le meilleur d'eux-mêmes, les primes allouées aux futurs médaillés ont d'ailleurs été revalorisées, pour la première fois depuis 2008. Chaque athlète qui décrochera une médaille d'or aux JO de Tokyo recevra 65.000 euros de la part de l'État, soit 15.000 euros de plus qu'au Brésil. Les médaillés d'argent et de bronze percevront eux 25.000 et 15.000 euros contre 20.000 et 13.000, il y a cinq ans. "On a envie de leur montrer de la considération", a expliqué Roxana Maracineanu sur France Inter. "Avoir une médaille d'or ou monter sur un podium, c'est aussi ce qui permet de changer le classement des nations." Ces primes seront les mêmes pour les parathlètes qui disputeront les Jeux paralympiques.

Ce n'est rien par rapport à l'investissement et au travail qu'on a effectué

Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports

"Les sportifs ne sont pas tous professionnels avec un contrat à l'année. C'est le seul moment où ils peuvent être récompensés pour tout le travail et l'investissement qu'ils ont mis au quotidien pendant quatre ans. Avoir 65.000 euros quand on gagne une médaille d'or, ce n'est rien par rapport à l'investissement et au travail qu'on a effectué", a justifié la médaillée d'argent en natation à Perth en 2000. "Nous, la seule chose que l'on fait, c'est essayer de proposer un statut ou a minima cette compensation lorsqu’ils sont sur les podiums." Des primes revalorisées donc, car aussi soumises, pour la première fois, à l'impôt sur le revenu.

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Les athlètes et parathlètes ne seront pas les seuls gratifiés, en cas de podium. L'entraîneur d'un médaillé recevra 50% de la somme de la part de l'État. Sa Fédération affiliée touchera, dans le même temps, 35.000 euros versés par l'ANS. Cette prime versée aux Fédérations est destinée à ruisseler sur "toute la chaîne de la performance", a indiqué Claude Onesta. Elle consacrera "les entraîneurs des athlètes médaillés" afin qu'ils soient récompensés "de manière conséquente" et "associés à la réussite de leurs athlètes". Une redistribution dans les grandes largeurs vouée à faire progresser le nombre de médaillés.


Yohan ROBLIN

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