JO Paris 2024 : Emmanuel Macron renonce finalement à déplacer les bouquinistes des quais de Seine

par F.Se | avec AFP
Publié le 13 février 2024 à 18h53, mis à jour le 13 février 2024 à 21h44

Source : JT 13h WE

Présents sur les bords de la Seine depuis plusieurs siècles, les bouquinistes font partie des emblèmes de Paris.
Mais pour des raisons de sécurité, la préfecture leur avait demandé de déménager pendant la période des Jeux olympiques de 2024.
Emmanuel Macron vient de renoncer à ce déplacement forcé, très mal vécu par les intéressés.

Leurs boîtes à livres légendaires, couleur vert wagon, devaient être démontées. La préfecture de police de Paris réclamait initialement le démontage de près de 600 d'entre elles, sur les 900 que comptent les quais de Seine à Paris, avant la cérémonie d'ouverture du 26 juillet 2024, qui se déroulera sur le fleuve

Selon les informations transmises par l'Élysée au service politique de TF1info, le président français a finalement demandé au Ministre de l’Intérieur et au Préfet de Police de Paris que l’ensemble des bouquinistes soient préservés, et qu’aucun d’entre eux ne soit contraint d’être déplacé. Constatant "qu’aucune solution consensuelle et rassurante n’a pu être identifiée" avec ces acteurs, Emmanuel Macron a choisi de "leur manifester son attention" considérant qu’il s’agit d’un patrimoine vivant de la capitale. "On est tous très heureux et on remercie le président, qui a compris que nous étions l'âme de Paris", s'est réjoui le président de l'Association culturelle des bouquinistes de Paris, Jérôme Callais. 

Il a demandé à ce que le dispositif de sécurité soit adapté en conséquence, les espaces concernés sur les quais hauts n’étant dès lors plus susceptibles d’accueillir du public pendant la cérémonie. Selon une source proche du dossier, les éléments récemment communiqués par le Ministre de l’Intérieur sur la jauge tenaient toutefois déjà compte de ce possible arbitrage. Gérald Darmanin reviendra sur l’ensemble du dispositif de sécurisation de la cérémonie d’ouverture à la fin mars, une fois achevé l’ensemble des concertations avec les élus locaux et parties prenantes.

Le 19 janvier dernier, l'Association culturelle des bouquinistes de Paris avait annoncé qu'elle contesterait en justice au tribunal administratif le démontage des boîtes. La préfecture avait accepté une première concession sur 170 boîtes qui ne devaient finalement pas être déménagées, ramenant le nombre de celles qui devaient l'être à 428.


F.Se | avec AFP

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