ÉDITO - Si on venait à se qualifier dimanche soir, c'est face aux Allemands qu'on jouerait notre place en finale. Un cauchemar pour les amoureux du foot, traumatisés par Séville 82 ou Sainté-Bayern 1976. Mais plutôt que de ressasser ces mauvais souvenirs, Fabrice Jouhaud, qui nous livre son humeur sur les choses de la compétition jusqu'au 10 juillet, propose qu'on revienne sur le mauvais goût (notamment en matière de série TV) de nos voisins d'outre-Rhin.

Il suffisait, dans la nuit de samedi à dimanche, de tendre l’oreille un peu partout pour mesurer combien l’équipe d’Allemagne de football ne déchaîne guère l’enthousiasme en France. Sa qualification aux tirs au but face à l’Italie ramenait à la surface ce qui, vu d’ici, revient depuis plus de quarante ans : la fameuse réussite des Allemands, le coup de pouce du destin dont ils bénéficient si souvent voire toujours lorsqu’ils gagnent.

Et ça fait quarante ans que ça dure

Ineptie, naturellement. Demi-finaliste de plus de la moitié des Coupes du monde et de trois quarts des Championnats d’Europe, l’Allemagne joue dans une cour où, avec elle, il n’y a que le Brésil. Il n’empêche, il existe quelques bonnes raisons à cette retenue toute française. Les poteaux carrés de Glasgow qui permettent de c élébrer, toutes les années en 6, les perdants de l’AS Saint-Etienne , et les souvenirs en forme d’échardes de Séville 1982, demi-finale de Coupe du monde dont on fait, trois décennies plus tard, des cauchemars et des livres.

Tant que les Bleus n’auront pas exorcisé ces traumatismes dans une compétition majeure, cette relation ambiguë persistera. D’autant plus qu’on leur en veut pour tellement d’autres choses. Inspecteur Derrick, Un cas pour deux, Rex chien flic. Et l'inoubliable groupe Modern Talking, interprète de "You're my Heart, you're my soul", c’est eux aussi et c’est sans doute beaucoup plus grave ! Oui, évidemment, il existe des séries, des films et des groupes pop ou rock bien plus fins et intéressants outre-Rhin que ces exemples caricaturaux. Mais, voyez-vous, pointer le mauvais goût de nos amis allemands permet de justifier sans vergogne notre mauvaise foi à leur égard.

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La rédaction de TF1info

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