ÉDITO - L'avant-match de France-Allemagne de jeudi est le théâtre d'un poker menteur entre chaque camp. Chacun tente, à sa manière, de mettre la pression sur l'autre avec pour objectif de lui porter l'oeil. Décryptage d'une communication bien rodée.

Depuis quelques jours, le spectacle qui accompagne la montée vers la demi-finale entre la France et l’Allemagne est assez amusant. A condition de ne pas prendre les choses du football aussi au sérieux que les process de sécurité des centrales nucléaires, il y a matière à sourire devant les efforts que les uns et les autres déploient pour laisser entendre que l’adversaire est favori.

À chacun sa stratégie

Pour les Allemands, la France joue à domicile, dispose d’un joueur exceptionnel en la personne d’Antoine Griezmann et d’un pouvoir offensif qui, jusqu’ici, est le meilleur du tournoi. Blablabla. Décodage : "Vous venez d’écrabouiller l’Islande, vous avez une chance historique d’aller en finale au Stade de France devant votre public, ça doit vous foutre une trouille d’enfer, non ?"

Côté français, on rappelle que l’Allemagne est championne du monde et que les absences de Gomez, Khedira et Hummels ne pèseront pas au vu de la qualité exceptionnelle de l’ensemble des remplaçants. Blablabla. Décodage : "Mettez donc le jeune Weigl sur la pelouse, titualrisez la légende Schweinsteiger qui est quasi momifié, refaites entrer Götze qui n’a eu aucun impact et on pourra vous surprendre en prenant le jeu à notre compte plutôt que subir votre rythme comme vous en avez l’habitude."

Des Allemands pas si confiants

Ce jeu de chat et souris, de politesses où chacun tente de refiler le mistigri à l’autre raconte une histoire qui devrait réjouir tout supporter français : les Allemands ne sont guère sereins. C’est assez rare pour en profiter. En dehors et sur le terrain.

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La rédaction de TF1info

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