ÉDITO - Alors comme ça, les Islandais vont sauver le monde. Et si, une fois l'Euro fini, on continuait à s'intéresser au "football viking" ? C'est la proposition de Fabrice Jouhaud qui, jusqu'au 11 juillet, nous livre son humeur sur les choses, et surtout les à-côtés, de la compétition.

L’Euro est une croisière. Oui, ce pourrait aussi bien être un voyage spirituel, un carrousel multiculturel ou un tournoi international de football, mais la métaphore maritime arrange. Donc, voilà deux jours que nous naviguons entre deux îles : The Island of Lovers and the Island of Whores (l’île des amoureux et l’île des putains), comme écrit dans une trop méconnue chanson des Pet Shop Boys.

Vous êtes plutôt Islande ou Angleterre ? 

Deux îles d’une superficie équivalente (130 000 km2 environ) dont l'une est célébrée telle la nouvelle meilleure copine du monde entier tandis que l’autre se trouve vilipendée, maltraitée, humiliée.

L’Islande et l’Angleterre ont si peu en commun ces derniers temps. Elles content à leur corps défendant deux histoires rapides – bâclées ?- de sport moderne. Les braves Islandais venus de nulle part, dont le nom est personne, Sigurdsson ou Bjarnason, qui démontrent les vertus de la solidarité, de l’altruisme et de la proximité avec les fans. Magnifique. Les crétins d’Anglais qui se vautrent à longueur d’année dans la luxure, l’individualisme, les ies ou les -ass. Vilain.

Les uns sont destinés à devenir des statues en roche volcanique indestructible que les héritiers de Superman découvriront béats d’admiration dans des millions d’années, les autres sont promis aux mines de sel pour avoir trahi la nation et seront oubliés à jamais sauf si un dieu un peu humain de Marvel Comics déterre par mégarde leur histoire en déclenchant une fissure tellurique à coup de marteau magique. Ça fait du bien de remettre les choses de la vie à leur juste place, non ?

Bon, dans six semaines, quand Arsenal rencontrera Liverpool et Chelsea recevra West Ham lors de la première journée du Championnat d’Angleterre, on sera quand même à bloc. Elle vaut plus de trois milliards d’euros de droits télé par saison leur Premier League. Classe ! Et puis, on ne sait pas où regarder l’Allsvenskan et la Tippeligaen. Ce sont les championnats suédois et norvégien qui accueillent le plus de héros islandais. C’est bien beau les croisières, mais à un moment, il faut toucher terre et choisir entre The Island of Lovers et the Island of Whores.

EN SAVOIR + 
>>  Le jour d'après #1 : "À la niche !"  >>  Le jour d'après #2 : "Soyons fous"
>>  Le jour d'après #3 : "Le cauchemar Björk"
>> Le jour d'après #4 : "Best, Giggs... la malédiction des hommes seuls"
>> Pour tout savoir sur l'Euro 2016, c'est par là


La rédaction de TF1info

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