Le journal des play-offs : Boris Diaw pousse les Spurs en finale

Le service METRONEWS
Publié le 1 juin 2014 à 9h48
Le journal des play-offs : Boris Diaw pousse les Spurs en finale
L'essentiel

BASKET – Au bout de la prolongation, les Spurs de San Antonio se sont débarrassés du OKC Thunder, dans la nuit de samedi à dimanche (112-107) lors du match 6 de finale de Conférence. Boris Diaw (26 points) a livré un match fantastique, tandis que Tony Parker, blessé à la cheville, devra se remettre sur pied pour la finale contre Miami.

Tony Parker avait échauffé sa cheville même pendant l'hymne américain d'avant-match. Il a serré les dents toute la première mi-temps pour mener son équipe vers la victoire, dans un match 6 tendu, face à une équipe d'Oklahoma City joueuse et portée par ses supporters tapageurs, tous vêtus de blanc pour l'occasion. Mais le meneur français, la mine sombre, a dû regagner le banc de touche, appliquer une serviette chauffante autour de son pied gauche en miettes (à chaque match, sa cheville se tord) pour assister, en spectateur de luxe, à l'âpre combat livré par ses "boys".

"Fantastique" Boris

TP, comme les spectateurs de ce match 6 épique, sera passé par tous les états, à mesure que Spurs et Thunder se doublaient au score (31 fois dans la soirée). Il aura tremblé, en voyant le duo Durant-Westbrook, fines gâchettes de l'Oklahoma, enquiller 61 points à eux deux. Il aura surtout apprécier, en connaisseur, la performance de son pote Boris Diaw, "fantastique" de l'avis même du coach Popovic, avec 26 points dans la soirée et une hargne défensive devenue sa marque de fabrique. Le Girondin du Texas aura porté à bout de bras son équipe, bien épaulé par un Tim Duncan, 38 ans, toujours rayonnant dans la raquette (19 points dont 7 en prolongation, 15 rebonds).

La revanche dès jeudi

En empochant la série 4-2, les Spurs se donnent le droit de prendre leur revanche, en finale, contre leur imposant bourreau de la saison passée : le Miami Heat des « big men » James, Bosch et Wade. Pour titiller ces géants, les Texans pourront compter sur une motivation guerrière ("on a toujours ce sale goût dans la bouche" rappelait, hier encore, le grand Duncan) et un roster équilibré, habitué aux grand-rendez vous. Mais un autre défi les attend avant le match 1 de la finale, disputé jeudi à domicile. Il faudra remettre sur pied Tony Parker, tout de même bien plus utile sur le terrain que sur la touche.