Novak Djokovic à l'Open d'Australie, une saga pour un visa

Affaire Djokovic : Murray, Cornet, Nadal... le monde du tennis réagit

A. LG
Publié le 16 janvier 2022 à 12h13, mis à jour le 16 janvier 2022 à 14h50
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Source : JT 13h WE

IMPRESSIONS - Depuis le rejet dimanche, à la veille des premiers coups de raquette de l'Open d'Australie, du recours du numéro un mondial de tennis contre son expulsion du pays, les réactions de joueurs et d'entraineurs s'enchainent.

Au terme de dix jours de rebondissements, Novak Djokovic a vu ses espoirs de conquérir un 21e titre en Grand Chelem lors de l'Open d'Australie définitivement enterrés à la veille du coup d'envoi de la compétition. Le numéro un mondial de tennis se préparait dimanche à quitter l'Australie après le rejet par les trois juges de la Cour fédérale d'Australie du recours qu'il avait intenté contre son expulsion du pays.

Une décision qui ne laisse pas indifférent dans le milieu de la petite balle jaune. Notamment du côté des joueurs.

"Il est toujours le premier pour nous soutenir"

 "Ce n'est pas bien pour le tournoi car cela serait mieux si tous les meilleurs joueurs pouvaient y participer", a notamment déclaré l'ancien numéro un mondial Andy Murray sur la BBC. "Il va évidemment y avoir beaucoup de questions sur ce qui s'est passé et la situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés", a ajouté le Britannique. Et de poursuivre : "Je connais Novak depuis que nous avons 12 ans, c'est quelqu'un que je respecte et contre lequel j'ai joué. Je n'aime pas qu'il se retrouve dans cette situation et je n'aime pas le fait qu'il a été placé en détention (...). J'espère que cela ne se reproduira pas pour d'autres tournois. Je ne le souhaitais ni à Novak, ni au tennis et j'espère que c'est terminé maintenant".

"Je ne connais pas assez le dossier pour juger, mais ce que je sais de Novak, c'est qu'il est toujours le premier pour nous soutenir, nous les joueurs, mais aucun d'entre nous ne l'a soutenu. Sois fort @DjokerNole. Et surtout ne dites pas que je suis anti-vax s'il vous plait", a de son côté tweeté la joueuse française Alizé Cornet.

"L'Open d'Australie sera un grand Open d'Australie avec ou sans lui", avait affirmé dès samedi le tennisman espagnol Rafael Nadal aux journalistes depuis le Melbourne Park. "L'Open d'Australie est bien plus important que n'importe quel joueur", a-t-il ajouté, précisant respecter Djokovic "en tant que personne, bien sûr, et en tant qu'athlète, sans aucun doute". Et de détailler : "Je le respecte vraiment, même si je ne suis pas d'accord avec beaucoup de choses qu'il a faites ces deux dernières semaines".

"Une perte pour le tennis"

L'ATP, qui gère le circuit professionnel masculin de tennis, a estimé dimanche que l'expulsion de Novak Djokovic d'Australie "mettait un terme à une série d'événements profondément regrettables", soulignant que "les décisions de justice concernant des questions de santé publique doivent être respectées" mais que "l'absence (de Djokovic) à l'Open d'Australie est une perte pour le tennis".

La Fédération australienne de tennis (Tennis Australia) a affirmé dimanche "respecter" la décision judiciaire d'expulser Novak Djokovic du pays, précisant que la tête de série N.1 serait remplacée dans le tableau de l'Open d'Australie, qui débute lundi, par un "lucky loser". "Nous nous attendons à un Open d'Australie serré et excitant, et nous souhaitons la meilleure des chances à tous les joueurs", conclut TA, qui a pourtant perdu au terme d'un imbroglio juridico-sanitaire l'une de ses principales attractions.

"Il y avait des questions politiques derrière tout ça avec des élections approchant (en Australie)", a réagi pour sa part Vasek Pospisil, co-fondateur de l'Association des Joueurs de Tennis Professionnels (PTPA) avec Novak Djokovic sur Twitter. "Novak ne serait jamais allé en Australie si on ne  lui avait pas donné une exemption pour entrer dans ce pays par le gouvernement. Il aurait fait l'impasse sur l'Open d'Australie, serait resté chez lui avec sa famille et personne n'en aurait fait tout un foin", a-t-il détaillé, insistant sur le fait que "ce n'est pas de sa faute. Il n'a pas forcé les frontières du pays et n'a pas écrit ses propres règles, il était prêt à rester chez lui".

Patrick Mouratoglou, l'entraîneur de Serena Williams considère que "le grand perdant de tout ce chantier, c'est le tournoi" et que "la seule bonne nouvelle, c'est qu'on va pouvoir parler de tennis" après cet épilogue. "Tout le monde du tennis, des joueurs aux entraîneurs en passant par les journalistes, faisons maintenant l'effort de tourner la page et concentrons nous sur les joueurs qui vont jouer pendant les deux semaines à venir, ils se sont entraînés dur pendant des mois, c'est leur moment", abonde Daniel Vallverdu, l'entraîneur de Stan Wawrinka, également sur Twitter.


A. LG

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