POLÉMIQUE - Après s'être vu refuser l'entrée en Australie, à cause d'un problème de visa, Novak Djokovic a bénéficié d'un sursis. Le numéro 1 mondial de tennis sera renvoyé chez lui lundi, au plus tôt.

Il ne sera pas expulsé tout de suite. Arrivé à Melbourne, mercredi 5 janvier, dans l'espoir de participer à l'Open d'Australie, pour lequel il avait obtenu une dérogation médicale, Novak Djokovic a intenté un recours en justice contre l'annulation de son visa. Le numéro 1 mondial, qui n'a jamais dévoilé son statut vaccinal contre le Covid-19, ne sera pas renvoyé d'Australie avant lundi, date à laquelle est prévue une nouvelle audience, a annoncé un avocat du gouvernement Christopher Tan, jeudi 6 janvier. 

Un sursis donc pour le Serbe. À peine débarqué à l'aéroport de Melbourne, "Nole" avait vu son visa être annulé, faute des documents nécessaires à son entrée dans le pays. "Les ressortissants étrangers qui ne disposent pas d'un visa valide ou dont le visa a été annulé seront placés en détention et expulsés d'Australie", avaient fait aussitôt savoir les douanes australiennes. 

Selon les informations de la presse locale, Novak Djokovic aurait failli en ne remplissant pas le bon formulaire pour faire sa demande de visa. Ainsi, le visa qu'il a demandé n'autorise pas de dérogation médicale, pour laquelle il a d'ailleurs été sommé de révéler le motif de son attribution. Le service fédéral des douanes a contacté le gouvernement de l'État de Victoria, lorsque l'entourage de "Djoko" a constaté son erreur, a expliqué le quotidien The Age. Mais cette demande a été retoquée, avait indiqué Jaala Pulford, une ministre de l'État de Victoria. En réponse, le tennisman de 34 ans avait déposé un recours en justice.

L'Australie accusée de "harcèlement"

Cette situation rocambolesque autour du champion serbe a vu les politiques australiens et serbes s'y mêler. Le président de la 

Serbie Aleksandar Vucic a accusé l'Australie de "mauvais traitement" envers Novak Djokovic à son arrivée dans l'État de Victoria, dont Melbourne est la capitale. "Toute la Serbie est avec lui" et que "les autorités prenaient toutes les mesures nécessaires pour que le harcèlement du meilleur joueur de tennis du monde cesse aussitôt que possible", a indiqué le chef de l'État serbe sur son compte Instagram, après s'être entretenu par téléphone avec le joueur de tennis. 

Si les preuves pour soutenir cette dérogation médicale sont "insuffisantes", alors Djokovic "ne sera pas traité différemment de qui que ce soit d'autre", avait insisté le Premier ministre Scott Morrison. "Il retournera chez lui par le premier avion."


La rédaction de TF1info avec AFP

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