Pas de combustible dans l'avion, joueurs "agressés"... Le match Pérou-Venezuela vire à la polémique

par I.N avec AFP
Publié le 22 novembre 2023 à 19h05

Source : Sujet TF1 Info

Le Pérou et le Venezuela s'affrontaient ce mercredi dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde de football 2026.
Le Venezuela a accusé le Pérou de "séquestrer" son équipe, "en empêchant l'avion qui ramène l'équipe de faire le plein pour son vol".
Des "agressions" de joueurs par la police locale ont également été recensées.

Un après-match mouvementé. Le Venezuela a accusé ce mercredi le Pérou de "séquestrer" sa sélection nationale de football, après le refus de Lima de fournir du combustible à l'avion retour de l'équipe, alors que les deux équipes s'étaient quittées sur un nul lors d'un match des éliminatoires au Mondial-2026 (1-1).

"Le gouvernement péruvien commet un nouvel acte arbitraire contre les Vénézuéliens en empêchant l'avion qui ramène l'équipe de faire le plein pour son vol", a écrit le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Yvan Gil, dans un message posté sur les réseaux sociaux. "C'est de la séquestration pour se venger de notre équipe qui a joué un match extraordinaire" au Stade national de Lima, selon Caracas. Les autorités aéroportuaires péruviennes ont démenti cette version, arguant de "problèmes techniques qui se produisent dans les aéroports", et réfutant un quelconque "problème de migration ou de l'État (péruvien)". L'avion devait quitter Lima vers 11h30 heure locale (17h30, heure française).

Des joueurs vénézuéliens disent avoir été agressés par la police péruvienne

Cette protestation du ministère des Affaires étrangères survient quelques heures après que des joueurs vénézuéliens ont indiqué avoir été agressés par la police péruvienne chargée de la sécurité du stade. "Ils m'ont frappé", a déclaré, via les médias de sa Fédération, Nahuel Ferraresi, le défenseur central de Sao Paulo, tout en montrant des bandages sur l'index et l'annulaire de sa main droite.

"Ce sont des choses qui ne devraient pas arriver. Le match s'est terminé et nous sommes allés remercier les supporters vénézuéliens (dans les tribunes). Salomon Rondon va donner son maillot et je vais derrière lui et quand je vais lancer le mien, la police me stoppe", raconte le défenseur. "Ensuite, d'autres se sont mis en colère, je ne sais pas ce qui s'est passé, et ils ont sorti leurs matraques pour nous frapper [...]. Ils m'ont frappé deux fois et m'ont cassé un peu (deux doigts), mais ce n'est pas une blessure grave." Des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux montrent les joueurs de la sélection s'expliquant de manière virulente avec des policiers péruviens, dont certains brandissent leur matraque.

Avant la rencontre, la police péruvienne avait procédé à un contrôle d'identité inhabituel autour du stade ciblant les Vénézuéliens, alors qu'un décret entré en vigueur la semaine dernière autorise le gouvernement péruvien à expulser rapidement les étrangers. Ce contrôle policier a suscité de vives critiques sur les réseaux sociaux.


I.N avec AFP

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