La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pékin s'est tenue ce vendredi.
Le président chinois, Xi Jinping, a officiellement lancé la 24e édition de l'événement.
L'ombre des tensions diplomatiques a plané sur la cérémonie, marquée par une flamme olympique inédite.

Après les Jeux d'été en 2008, Pékin a enfin lancé ceux d'hiver. Dans un stade national surnommé le "Nid d'Oiseau", partiellement rempli en raison de la pandémie de Covid-19, la Chine a officiellement ouvert, ce vendredi 4 février, la 24e édition des Jeux olympiques d'hiver, après une cérémonie d'ouverture "novatrice", comme le promettait son réalisateur.

Dès 13h en France, 20h à Pékin, l'enceinte qui avait déjà accueilli la cérémonie d'ouverture en 2008 s'est habillée de rouge, couleur du drapeau chinois. Après un premier feu d'artifice et des jeux de lumière, le défilé des nations a commencé… et a vite été rattrapé par la situation internationale tendue. Les quelques athlètes de Taïwan, dont l'indépendance n'est pas reconnue par la Chine, se sont par exemple présentés sous le nom de "Taipei chinois".

Le conflit entre la Russie et les Occidentaux autour de l'Ukraine s'est aussi invité dans cette olympiade. Si Ukrainiens et Russes (sous drapeau neutre après un scandale de dopage institutionnel) ont défilé sans problème particulier, le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, n'a pas manqué d'évoquer les tensions. "Donnez une chance à la paix", a-t-il déclaré  devant le président chinois, Xi Jinping, qui avait accueilli son homologue russe, Vladimir Poutine, plus tôt dans la journée. Il a appelé les pays à "respecter la trêve olympique".

Peu de dirigeants internationaux ont toutefois pu entendre Thomas Bach de vive voix. Les États-Unis et le Royaume-Uni ont, par exemple, annoncé un boycott diplomatique de l'événement en raison du bilan de la Chine en matière de droits humains. La France, elle, n'a pas envoyé de représentants pour cette cérémonie, même si la ministre chargée des Sports, Roxana Maracineanu, doit se rendre à Pékin en fin de semaine prochaine.

Xi Jinping ouvre les Jeux

Mais les athlètes français étaient bien présents. Emmenés par les porte-drapeaux Tessa Worley (ski alpin) et Kevin Rolland (ski freestyle), ils ont pénétré au sein du "Nid d'Oiseau" en formant un V. Une entrée symbolique pour la délégation française, alors que la prochaine cérémonie d'ouverture de Jeux olympiques se tiendra à Paris, en 2024.

Une fois le défilé clôturé par la Chine, pays hôte oblige, Xi Jinping a officiellement lancé les Jeux. "Je proclame ouverts les 24e Jeux olympiques d'hiver de Pékin", a-t-il lancé depuis la tribune. La tant attendue flamme olympique a ensuite pu prendre place au cœur de l'arène. Le secret des derniers relais avait été bien gardé. On comprend mieux pourquoi.

Deux athlètes chinois d'une vingtaine d'années ont, de concert, placé la torche au beau milieu d'un immense flocon, composé lui-même de multiples petits flocons représentant chacun l'un des pays participant à ces Jeux. Fait rare, la flamme, moins visible qu'à l'accoutumée, ne brillera donc pas depuis une vasque, contrairement aux précédentes olympiades.

Ben STANSALL / AFP

Après plus de 2h20 de spectacle, la cérémonie a pris fin avec un ultime feu d'artifice. À compter de ce samedi, charge aux sportifs de faire le show. La France espère remporter une quinzaine de médailles, soit autant qu'à Pyeongchang (Corée du Sud), en 2018, et à Sotchi (Russie), en 2014. Place au sport.


Idèr NABILI

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