Philippe Saint-André et le XV de France : chronique d'un désastre annoncé

Le service METRONEWS
Publié le 18 octobre 2015 à 16h27
Philippe Saint-André et le XV de France : chronique d'un désastre annoncé

FAILLITE - De la prise de fonction de Philippe Saint-André en 2011 à l'humiliation face aux All Blacks samedi (62-13), la défaillance du XV de France était malheureusement prévisible. Une valse en deux temps : un plus long, pendant les trois années du mandat de PSA. Un plus court, celui de la préparation et de cette Coupe du monde ratée par les Bleus.

Plus de trois ans en de purges
Depuis la prise de fonction de PSA, le Tournoi des VI nations était un peu devenu une litanie hivernale durant laquelle le XV de France touchait souvent le fond et jamais les sommets. Quatrièmes en 2012, 6es en 2013, 4es en 2014 et 4es en 2015, ces Bleus sont très loin de ceux qui avaient remporté le Grand Chelem en 2010. Durant cette période, les hommes de Saint-André n'ont jamais été capables de battre l'Irlande et le pays de Galles pour l'Europe, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud pour l'hémisphère sud. 

► La tuile Huget
Les histoires qui finissent mal ont souvent aussi connu des débuts compliqués. Dès le premier match tricolore du Mondial face à l'Italie (32-10, le 19 septembre), la France perd Yoann Huget, son meilleur joueur. Derrière, PSA a eu la mauvaise idée de rouvrir le débat à l'aile : au lieu d'installer logiquement Sofiane Guitoune, successeur désigné du Toulousain, il lui a préféré Brice Dulin, arrière de formation. Surtout, sans Huget, le XV de France a perdu son seul dynamiteur, auteur d'ailleurs de l'unique essai face aux Anglais lors des tests avant Coupe du monde. Match considéré comme étant "référence" par Saint-André et son staff. 

 Le révélateur irlandais
En attendant la finale annoncée de leur groupe D face au XV du Trèfle, celui du Coq n'a pas voulu voir, ou a fait semblant de ne pas voir, ses inquiétantes limites, celles d'une équipe incapable de rendre copie propre face à des nations de second rang comme la Roumanie (38-11) ou le Canada (41-18). Des victoires, mais toujours "des problèmes dans les rucks et la conquête", avait beau regretter PSA. Rien n'y a fait, c'est justement sur ces secteurs de jeu que la France a perdu le combat et le ballon contre les Irlandais (9-24). Une désillusion qui les a envoyés au casse-pipe d'un quart de finale face à la Nouvelle-Zélande. 

 L'épilogue néo-zélandais
Comment imaginer que cela se termine autrement ? Jamais capable d'élever son niveau de jeu, le XV de France s'est pris de plein fer la réalité de l'immense écart qui les sépare désormais des All Blacks. Une humiliation (62-13) qui pourrait être salvatrice si elle permet de se poser les bonnes questions sur le modèle dépassé du rugby français. Mais en attendant que se fasse cette révolution (si elle se fait), la déroute face à la Nouvelle-Zélande conclut piteusement un mandat PSA tout aussi catastrophique et résumable en quelques chiffres : 56 % de défaites (20 victoires et 23 défaites sur 45 matches joués), 1,77 essai en moyenne par match et donc la plus large défaite jamais enregistrée par une équipe de France en Coupe du monde. 

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