Championne du monde en 2018, l'équipe de France a bien failli récidiver au Qatar et s'offrir un doublé.
La folle épopée des Bleus s'est finalement achevée au bout du bout de la finale, après un match renversant contre l'Argentine (3-3, 4-2 t.a.b), dimanche.
Un mois de compétition que le documentaire "Merci les Bleus" (ce mardi à 21h10 sur TF1 et MYTF1) vous propose de revivre de l'intérieur.

Loin des yeux, près du cœur. À l'autre bout de la planète ou presque, au Qatar, l'équipe de France s'est frottée, pendant un mois, aux meilleures formations du monde. Alors qu'elle arrivait sans grande certitude, malgré son statut de championne du monde en titre, elle a su trouver les ressources et les automatismes pour franchir tous les obstacles, les uns après les autres. 

Le Danemark, éliminé contre toute attente dès les poules, la Pologne (3-1), l'Angleterre (2-1) et le Maroc (2-0) ont fait les frais de cette furia tricolore. Mais c'est surtout la force mentale qui a porté ces Bleus tout au long du tournoi, y compris lors d'une finale contre l'Argentine que l'on a longtemps cru pliée avant que Hugo Lloris et ses coéquipiers ne la fassent basculer dans la légende. Si le résultat n'a finalement pas souri (3-3, 4-2 t.a.b), les émotions ont, elles, été au rendez-vous.

À la fin, il y a de la déception. Mais il y a tellement d’histoires dans ce tournoi, c'est fou
Benoît Daniel

Pendant un mois, les caméras de TF1 ont suivi l'évolution de ce groupe aussi attachant que performant sur le terrain. Avec à la clé des images exclusives dans l'intimité des joueurs de Didier Deschamps. L'idée de ce reportage - "Merci les Bleus", diffusé ce mardi (21h10) sur TF1 - est de (re)vivre cette folle compétition "au plus près des joueurs en dehors du terrain mais aussi pendant les matchs", affirme Benoît Daniel, son réalisateur. 

"À la fin, il y a de la déception. Mais il y a tellement d’histoires dans ce tournoi, c’est fou. Les buts de Giroud, le repositionnement de Griezmann, les records de Lloris… Je trouve qu’on a été servi. Chaque match a eu son récit", souligne-t-il auprès de TF1info. L'ambition de ce documentaire est de vivre tout cela "au plus proche des joueurs, que ce soit dans leurs scènes d’intimité, dans les vestiaires ou pendant les matchs – avec beaucoup de gros plans", continue-t-il. "Il y a cette volonté de donner une autre lecture pour les gens qui ont regardé les matchs devant leur télé", indique-t-il encore, de montrer le quotidien de "24 footballeurs qui se retrouvent pour faire un tournoi". Tout cela "en prenant conscience, aussi, de l’impact sur la population"

Des moments très forts dans les vestiaires

Ce qui fait le sel de ce film de deux heures, c’est de voir à l’intérieur du groupe. "Les moments les plus forts se passent dans les vestiaires", estime Benoît Daniel, "c’est très proche du match, il y a une telle intensité, une telle émotion". "Quand Kylian (Mbappé) prend la parole à la mi-temps de la finale, cela donne une lecture du match qui est vraiment différente. Tu comprends sa mentalité, le rôle qu’il a dans cette équipe et son impact, au-delà du joueur qu’il est, sur ses coéquipiers", raconte-t-il. "D’habitude, ce sont les cadres - Varane, Lloris, Giroud et même Mandanda - qui motivent leurs coéquipiers. Cette fois, c'était Kylian qui a pris la parole. Et quand on voit ce qu’il s’est passé après, ça prend tout de suite une autre dimension. Tu comprends à travers cette séquence pourquoi les Bleus sont revenus dans le match et ont livré cette prestation énorme", met-il en avant. 

"La force de ce documentaire, c’est que toutes les équipes de TF1 bossaient dessus", souligne le journaliste. "Je n’étais pas au Qatar donc c’est un exercice un peu particulier mais c’est un travail hyper collectif. Je profitais du travail de toutes les équipes, des reporters, des consultants sur place", ajoute-t-il. "C’est à la fois hyper excitant, car rempli d’incertitudes, et aussi pas évident. La difficulté, c’est l’adaptation permanente", explique le réalisateur. 

Par exemple, "quand tu es dans la première semaine, ce qu’il se passe contre l’Australie a une grande importance. Et un mois après, tu te rends de compte que ladite scène n'est finalement pas incontournable. À l'inverse, on avait mis de côté l’arrivée de Kolo Muani dans le groupe. Quand on s’est rendus compte de son impact sur la fin du tournoi, on était obligés de marquer le moment"

En définitive, une manière de revivre, avec une pointe de nostalgie, quatre semaines devenues inoubliables... et de patienter avant de retrouver nos Bleus. 


Maxence GEVIN

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