FOOTBALL – Unai Emery, le nouvel entraîneur du PSG, a encore du pain sur la planche, à onze jours du Trophée des champions face à l’OL. Ce mardi, à l’occasion de son premier long entretien accordé à un média français, il évoque ces chantiers, et détaille sa vision.

Pour la première fois depuis un bail, aucune star d’envergure internationale n’a signé au PSG cet été. Du coup, toute l’excitation des supporters se porte sur le nouveau coach, Unai Emery, débarqué de Séville avec trois Ligues Europa consécutives sous le bras, et une réputation flatteuse d’apôtre du beau jeu. Conscient qu’il a surtout été embauché pour que Paris franchisse un palier en Ligue des champions, le technicien n’en perd pas de vue ses idéaux, mais n’ignore pas non plus qu’il va devoir composer avec quelques contraintes. Voici quatre points qui ont particulièrement retenu notre attention dans le long entretien qu’il a accordé à L’Équipe, ce mardi.

La priorité du mercato
"J'ai besoin de connaître l'équipe, notamment les jeunes joueurs, pour savoir s'il faut en incorporer de nouveaux. Cavani a beaucoup joué à gauche, il doit sentir qu'il sera l'avant-centre, mais il a besoin d'autres joueurs avec lui en attaque. C'est le poste dont nous avons parlé. C'est très important pour moi de bien réfléchir sans se presser. Mais si Cavani se blesse, par exemple, il faudra un joueur capable de jouer au PSG. Le critère, c'est de recruter un bon élément pour un grand club comme Paris. Carlos Bacca ? Il est extracommunautaire (un club européen ne peut en compter que quatre, et le PSG a déjà Maxwell, Lucas, David Luiz et Thiago Silva, ndlr)."

Sa collaboration avec Patrick Kluivert, le nouveau "directeur du football"
"C'est un ancien grand joueur qui connaît différents styles de football. C'est bien qu'il soit là. Ça va aider le club à grandir. Il a de l'expérience. C'est une personne qui sent et respire le foot. On a débuté notre collaboration la semaine dernière. On a fait plusieurs heures de réunion ensemble et avec Olivier Létang (le directeur sportif adjoint, ndlr). Quand tu parles football avec Patrick, tu te sens à l'aise parce que, pour lui, c'est facile d'évoquer le jeu et les joueurs."

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La hiérarchie des gardiens et la situation de Salvatore Sirigu
"J'ai beaucoup parlé avec les gardiens. Je veux deux bons gardiens. Deux bons gardiens. Pas de numéro 1 ou de numéro 2, deux bons gardiens. Si l'un d'eux se blesse... Celui qui jouera est celui qui sera le mieux préparé. Je veux de la concurrence. Quand je suis arrivé, il y avait Trapp, après Areola a très bien travaillé. Il est du centre de formation du PSG. Salvatore Sirigu ? Il est sous contrat encore deux ans, et nous le respecterons. Il y a trois gardiens de bon niveau, même quatre (avec Rémy Descamps, 20 ans, ndlr)). Sirigu connaît la situation, et nous lui avons parlé de cela. Il va nous rejoindre et travailler normalement avec le groupe."

Son schéma de jeu préférentiel
"J'ai commencé à évoluer en 4-3-3 au début de ma carrière, puis je suis passé au 4-2-3-1. Cette équipe a bien travaillé ces dernières saisons en 4-3-3 et elle a la capacité pour évoluer dans l'autre système. Les deux sont proches, et, pour moi, ce n'est pas important. Ce qui compte, c'est comment les joueurs vont se déplacer sur le terrain. Le système, c'est une photo à un moment donné, mais après dix secondes et du mouvement, si tu refais une photo, elle sera différente. J'aime le mouvement, savoir comment tromper l'adversaire. Dans le football, le plus important est de gagner. Mais, pour moi, c'est tout aussi important que les supporters aient vibré à travers le jeu de l'équipe. Si tu as la possession mais que tu ne fais que des passes, les supporters vont s'endormir. La possession, c'est bien, mais ce n'est qu'un instrument. Il faut rajouter ensuite le mouvement, l'intensité et l'énergie."


Hamza HIZZIR

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