Neymar la superstar du PSG

PSG-OM : des sanctions exemplaires contre Alvaro Gonzalez et Neymar ?

Yohan ROBLIN
Publié le 30 septembre 2020 à 16h17
JT Perso

Source : Téléfoot la quotidienne

JOUR J - Accusés d'avoir échangés des propos racistes ou homophobes lors du PSG-OM du 13 septembre, Alvaro Gonzalez et Neymar passent en Commission de discipline de la Ligue ce mercredi soir. Les deux joueurs risquent jusqu'à 10 matchs de suspension s'ils sont reconnus coupables des faits qui leurs sont reprochés.

Alvaro a-t-il traité Neymar de "fils de p... de  singe" ? Le Brésilien a-t-il répliqué avec des propos homophobes à l'encontre de l'Espagnol ? C'est ce que va devoir déterminer la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP). Ce mercredi 30 septembre, en début de soirée, l'instance de la Ligue va statuer sur le sort des deux joueurs, accusés d'avoir échangé des paroles injurieuses lors du houleux PSG-OM (0-1) le 13 septembre dernier. L'affaire avait été placée en instruction, trois jours plus tard, le temps de "disposer d'éléments tangibles" pour investiguer. La LFP va, sauf improbable report, rendre son verdict final, après sa réunion par visioconférence, dans ce feuilleton médiatique qui a relégué le sportif au second plan. 

Accusé par "Ney" de l'avoir traité de "mono" ("singe" en espagnol), Alvaro Gonzalez risque gros. Les premières images semblaient l'affranchir. Mais de nouvelles analyses semblent finalement attester de la culpabilité du joueur de l'OM. Selon des spécialistes en lecture labiale, sollicités par Globoesporte et Le Parisien ces derniers jours, le défenseur espagnol a bien proféré une insulte raciste à destination du numéro 10 du PSG. Ils s'accordent tous, images à l'appui, sur le fait qu'il a prononcé le mot "singe". "Il n'y a aucun doute, le message est clair", a indiqué Francisco Miguel Mendoza Vela, expert au centre d'attention personnalisée en psychologie et en éducation (Cappe) de Madrid, dans les colonnes du quotidien francilien.

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Si la Commission de discipline de la LFP valide ces analyses labiales, selon le barème fixé par la Fédération française de football (FFF), Alvaro risque jusqu'à dix matchs de suspension. C'est ce qui est prévu pour "tout propos, geste et/ou attitude visant une personne en raison notamment de son idéologie, sa race, son appartenance ethnique, sa confession, sa nationalité, son apparence, son orientation sexuelle, son sexe ou son handicap" , selon l'article 9 de l'annexe 2 du règlement disciplinaire. 

Neymar aurait insulté Sakai de "chinois de merde"

Une sanction qu'encourt aussi Neymar. Car, depuis le 13 septembre, les contre-feux se sont multipliés, tout comme les expertises en lecture labiale pour tenter de décrypter l'intégralité des échanges entre les deux joueurs sur la pelouse. Alors qu'il dénonce le racisme de son adversaire, le Brésilien est, lui, soupçonné d'avoir tenu des propos homophobes. "Puto maricon" ("put... de péd...", en espagnol), aurait-il rétorqué à Alvaro selon la chaîne de télévision espagnole Gol

Mais ce ne sont pas les seules accusations portées contre l'ancien Barcelonais. À la veille du verdict de la Commission de discipline, la Cadena SER a révélé des images qui pourraient plomber la défense de Neymar. Le meneur de jeu parisien aurait lui aussi proféré des injures racistes à l'encontre d'Hiroki Sakai. D'après l'expertise en lecture labiale d'un plan serré entre les deux joueurs, le Brésilien aurait traité le latéral japonais de "chino di merdia" ("chinois de merde", en espagnol). Une source proche du club marseillais avait indiqué à l'AFP que l'OM disposait d'images sur lesquelles le Parisien injuriait son joueur.

Après les événements calamiteux survenus pendant le "Classique", deux salves de sanctions ont déjà été prononcées par la Commission de discipline de la LFP : la première a concerné les Marseillais Jordan Amavi (3 matchs) et Dario Benedetto (1 match), et les Parisiens Layvin Kurzawa (6 matchs), Leandro Paredes (2 matchs ferme plus un avec sursis) ainsi que Neymar, déjà (2 matchs ferme plus un avec sursis). La seconde a épinglé Angel Di Maria, suspendu quatre matchs, pour un crachat en direction d'Alvaro Gonzalez. Cette fois-ci, les sanctions pourraient être encore plus lourdes pour Alvaro et Neymar.


Yohan ROBLIN

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