Syndrome de Müller-Weiss : quelle est cette maladie qui handicape Rafael Nadal ?

Aurélie Loek
Publié le 6 juin 2022 à 7h15
JT Perso

Source : JT 20h WE

Vainqueur de son 14e Roland-Garros, Rafael Nadal a de nouveau évoqué la possibilité que ce tournoi soit l'un de ses derniers.
Victime de douleurs au pied gauche, le tennisman souffre du syndrome de Müller-Weiss.
Une maladie dégénérative qui l'a déjà empêché de jouer précédemment.

Reviendra-t-il l'année prochaine pour défendre son titre ? Rien n'est moins sûr. Après avoir une nouvelle fois repoussé les limites physiques et statistiques en décrochant dimanche son 14e titre sur la terre battue parisienne, son 22e trophée du Grand Chelem, Rafael Nadal a reconnu qu'il ne pourrait pas continuer à jouer avec sa douleur au pied gauche. et qu'il n'avait pas l'intention d'essayer de le faire si aucune solution pérenne n'était trouvée.

"J'ai été capable de jouer pendant ces deux semaines grâce à des injections dans les nerfs pour endormir le pied. J'ai joué sans douleur, mais aussi sans aucune sensation ni sensibilité", a-t-il expliqué en soulignant que cette procédure n'abîmerait pas son pied mais pouvait provoquer d'autres blessures en raison de l'absence de sensation.  "C'est un risque que je voulais prendre pour jouer ici, pas un risque que je veux prendre dans le futur. C'était un 'one shot'."

Une maladie diagnostiquée en 2005

Le joueur souffre effectivement du syndrome de Müller-Weiss, une maladie dégénérative très rare qui se matérialise par la nécrose d'un des os situés dans la partie centrale du pied. "Cela touche généralement les gens qui ont les pieds plats", précisait Gilbert Versier, ancien chef du service de chirurgie orthopédique de l’hôpital militaire de Vincennes à L'Équipe

Pour Rafael Nadal, les douleurs provoquées par de syndrome ont commencé en 2005. Il avait réussi malgré tout à se hisser au sommet du tennis mondial malgré tout, notamment en portant des semelles orthopédiques qui devaient être refaites "au moins deux ou trois fois par an", d'après Gilbert Versier. 

Mais en 2021, face à Novak Djokovic, en demi-finale de Roland-Garros, la maladie s'est violemment réveillée. Alors qu'il avait déjà renoncé durant cette saison au tournoi de Wimbledon et aux Jeux olympiques de Tokyo, il a dû déclarer forfait à l'US Open et annoncer qu'il ne participerait pas à d'autres compétitions. "Honnêtement, je souffre beaucoup plus que je ne devrais avec mon pied et j’ai besoin de prendre un peu de temps", avait-il justifié sur son compte Twitter, en août de l'année dernière.

Lire aussi

Cette année, il avait fait son grand retour de la meilleure des manières, en ouvrant la saison à Melbourne, à l'Open d'Australie, et en remportant la compétition. Pour autant, le joueur le plus titré de l'histoire du tennis masculin reste lucide, notamment quant à une éventuelle participation à Wimbledon (27 juin-11 juillet). Un tournoi auquel il ne se rendra qu'à condition qu'un autre traitement sans injections d'anesthésiques, qu'il va entreprendre "la semaine prochaine", réussisse à créer la quasi-absence de sensation de façon permanente. 


Aurélie Loek

Tout
TF1 Info