Bernard Laporte va demander jeudi à la ministre des Sports d'approuver "sa mise en retrait" de la présidence de la Fédération française de rugby, en attendant son procès en appel.
Il a été condamné mardi dernier à deux ans de prison avec sursis pour corruption, une décision qu'il a contestée.

En attendant le verdict final, il compte s'éloigner de son titre. Le président de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte, condamné mardi dernier à deux ans de prison avec sursis pour corruption, proposera jeudi à la ministre des Sports "sa mise en retrait" de ses fonctions en attendant son procès en appel, a annoncé lundi soir la FFR. S'il "demeure président" de la FFR, il proposera en outre à Amélie Oudéa-Castéra son remplacement provisoire par un président-délégué, a affirmé la Fédération dans un communiqué, transmis à la suite de la tenue d'un Bureau fédéral dans la matinée.

Selon elle, Bernard Laporte "a fait part au Bureau fédéral de sa volonté de suivre 'à la lettre' l'injonction du Comité d'éthique de la FFR", qui lui avait demandé vendredi de "se mettre en retrait provisoirement, à titre conservatoire, jusqu'à décision pénale définitive". Par conséquent, ajoute le communiqué, "le Bureau fédéral a décidé à l'unanimité de ses membres et en conformité avec les règlements et les statuts de notre institution, de suivre et d'appliquer à la lettre l'injonction du Comité d'éthique".

En poste depuis fin 2016, Bernard Laporte, réélu en 2020 pour un mandat de quatre ans, a été reconnu coupable le 13 décembre de cinq des six infractions pour lesquelles il était poursuivi, dont celles de corruption passive et de trafic d'influence. Ayant fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris, sa peine de prison avec sursis, ainsi que l'interdiction d'exercer l'activité de président de la FFR pour une durée de deux ans, ne sont pas immédiatement exécutoires.

La ministre Amélie Oudéa-Castéra a annoncé dimanche qu'elle recevrait Bernard Laporte jeudi, après avoir estimé, dès le jugement rendu public, que la condamnation de l'ancien sélectionneur des Bleus faisait "obstacle" à sa mission à la tête de la FFR, à neuf mois du Mondial de rugby en France, qui se tiendra du 8 septembre au 28 octobre 2023. 


La rédaction de TF1info

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