Un Néo-Zélandais de 22 ans, localisé en Australie, a été condamné à une amende pour le cyberharcèlement d'un arbitre en charge du TMO, l'assistance vidéo, lors de la Coupe du monde.
World Rugby, l'instance internationale du rugby, a salué, lundi 8 avril, "un jugement historique".
De nouvelles sanctions pourraient être prises prochainement dans plusieurs autres affaires similaires actuellement en cours.

"Un jugement historique" salué par World Rugby. Un jeune homme de 22 ans, accusé d'avoir cyberharcelé un arbitre vidéo (TMO) ayant officié lors de la Coupe du monde 2023 en France, ainsi que son épouse de celui-ci, a été condamné en Australie après avoir plaidé coupable. Il avait ciblé le couple en leur envoyant "des messages menaçants et abusifs" sur le réseau social Facebook.

"L'auteur a été reconnu coupable d'utilisation de services de communication en ligne à des fins de menaces et harcèlement", a annoncé, lundi 8 avril, dans un communiqué l'instance internationale qui régit le monde de l'Ovalie, fustigeant "un comportement totalement inacceptable".

Né en Nouvelle-Zélande, le jeune cyberharceleur "identifié et localisé en Australie" a été puni d'une amende de 1000 dollars australiens (environ 600 euros) et à une obligation de bonne conduite, une spécificité du système judiciaire australien imposant aux condamnés le respect de certaines obligations, rapportent les médias locaux.

Cela envoie un message fort aux trolls en ligne
Alan Gilpin, directeur général de World Rugby

Il s'agissait des premières poursuites engagées depuis le tournoi mondial, qui a vu l'ex-arbitre anglais Wayne Barnes témoigner d'insultes et de menaces le visant, lui et sa famille, sur les réseaux sociaux, après la finale remportée par l'Afrique du Sud sur la Nouvelle-Zélande (12-11). Grâce au programme de lutte contre les abus en ligne de World Rugby, cette affaire avait été transmise aux autorités australiennes.

Après cette condamnation, qui établit désormais un précédent, l'organe international a dit "envisager de prendre des mesures pour interdire à cette personne l'achat de billets pour les événements futurs organisés par l'organisation." 

"Les abus en ligne, odieux et toxiques, sont malheureusement monnaie courante pour de nombreux sportifs et personnalités publiques. Nous espérons que cela envoie un message fort aux trolls en ligne (...) le sport ainsi que les autorités sont déterminés à prendre des mesures", a affirmé le patron de World Rugby, Alan Gilpin. D'autres affaires similaires sont "en cours dans cinq juridictions".


Yohan ROBLIN

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