La "Super Ligue", le projet dissident des géants du foot européen

"Super Ligue" européenne : Maracineanu dénonce un "club VIP de quelques puissants"

La rédaction de LCI
Publié le 19 avril 2021 à 9h19, mis à jour le 19 avril 2021 à 18h38
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Source : TF1 Info

RÉACTION - Le projet qui a refait surface pour concurrencer la Ligue des champions de l'UEFA représenterait "un véritable danger pour le monde du football", a estimé la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu.

Sa prise de position intervient après celle de la présidence de la République qui, fait rare en matière d'organisation sportive, s'était exprimé dans l'après-midi. Le projet de "Super Ligue" européenne entre grands clubs, qui a refait surface pour concurrencer la Ligue des champions de l'UEFA, représenterait "un véritable danger pour le monde du football", a estiméla ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu.

À l'unisson de l'Élysée, elle a réaffirmé l'opposition des autorités françaises "à la création d'une ligue européenne fermée qui menacerait l'édifice pyramidal du foot européen et la redistribution des ressources entre la C1, épreuve reine européenne et les championnats nationaux".

"La négation du mérite sportif"

Dans un communiqué transmis à l'AFP, la ministre dénonce "un système sans critère sportif d'accession qui réunit un club VIP de quelques puissants représente non seulement la négation du mérite sportif mais aussi un véritable danger pour le monde du football". Et d'insister : "Je suis profondément attachée au système de solidarité qui est le nôtre. Un tel projet fragiliserait gravement le système actuel basé sur la redistribution et le mérite sportif. La France est au soutien de l'UEFA et des instances mondiales pour préserver le football de cette folie marchande".

Que peut faire la France pour lutter contre ce projet ? "Le seul gouvernement français ne pourra pas agir tout seul, mais nous devons aider à sécuriser juridiquement le droit des sélections à faire valoir leurs droits", a répondu la ministre sur LCI, qui s'est aussi demandé "où on va chercher l'argent". "Aujourd'hui, l'argent vient des droits télé, des sponsors. Ce n'est pas comme si on avait des martiens qui venaient regarder la Ligue des Champions depuis mars. C'est le même gâteau qui va être partagé".

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Disant vouloir "protéger l'intégrité des compétitions fédérales qu'elles soient nationales ou européennes", l'Elysée a indiqué plus tôt ce dimanche que "le président de la République salue la position des clubs français de refuser de participer à un projet de Superligue européenne de football menaçant le principe de solidarité et le mérite sportif". 

Dans le prolongement de ces deux prises de parole politiques, la Fédération française de football (FFF) et la Ligue de football profesisonnel (LFP) se sont également élevées contre le possible lancement de ce projet de tournoi fermé à la veille d'une réunion cruciale pour l'avenir de la Ligue des champions qui a lieu ce lundi. "Les rêves hégémoniques d'une oligarchie auront pour conséquence la disparition d'un système européen qui a permis au football un développement sans précédent sur le continent", ont fait valoir les deux instances. "Le projet de Superligue mettra un terme à un système basé sur le mérite sportif et qui a su mettre en place des mécanismes de solidarité avec toutes les fédérations européennes", ont ils ajouté.


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