CONTRE-ATTAQUE - Elles sont des figures incontournables du Tour. Pourtant, les hôtesses de la Grande Boucle pourraient ne pas apparaître sur le podium à l'arrivée sur les Champs-Élysées. Interrogée par LCI, Océane Pagenot, hôtesse protocolaire Antargaz pour le Prix de la Combativité, défend sa profession qu'elle aime profondément.

Elles en ont "ras-le-bol". Après la suppression des grid girls en Formule 1 remplacées par des enfants pour accompagner les pilotes sur la grille, les hôtesses du Tour de France sont à leur tour menacées de disparition. En mai dernier, la ville de Paris avait interpellé la ministre des Sports Laura Flessel en affirmant ne plus vouloir de "potiches" sur les podiums de la célèbre de la course cycliste, proposant ainsi aux organisateurs de la Grande Boucle de remplacer les jeunes femmes par de jeunes championnes et champions de cyclisme.


Parmi les 4500 personnes présentes sur le Tour de France, nombreuses sont les demoiselles à remplir le rôle d'hôtesse pendant l'évènement. Payées au-dessus du Smic en moyenne, logées et nourries pendant les trois semaines de course, elles représentent une marque au village VIP, sur la caravane publicitaire ou lors de la cérémonie protocolaire de fin de journée. 

À l'issue de chaque étape, les jeunes femmes habillées aux couleurs de leur sponsor remettent aux lauréats du jour les différentes tuniques (maillot jaune, vert, à pois...), avant d'offrir un bouquet de fleurs, parfois une peluche, et en n'oubliant pas de faire une bise à l'athlète. 


On ne se sent pas potiches
Océane Pagenot, hôtesse

Avant l'arrivée de la 12e étape à l'Alpe d'Huez, LCI a rencontré Océane Pagenot, hôtesse protocolaire Antargaz pour le Prix de la Combativité sur le Tour. La Miss Champagne-Ardennes 2015, qui conjugue deux emplois dans la vie, la banque et le journalisme, défend sa profession souvent attaquée, car jugée désuète ou sexiste. "On a en toute un peu le ras-le bol. On ne se sent pas potiches dans notre vie", se défend la jeune femme (voir vidéo en tête). "Si demain, je ne fais plus le podium, je pense qu'on aura toujours besoin d'hôtesses pour accueillir les invités." 

Quant à leur présence sur le podium à Paris, rien n'est décidé. Elle espère toutefois en être. "C'est la concrétisation des trois semaines. On verra bien s'ils veulent de nous", conclut-elle.

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Yohan ROBLIN, à l'Alpe d'Huez

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