Trente ans après, le Tour de France femmes renaît de ses cendres

Aurélie Loek
Publié le 24 juillet 2022 à 18h19
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Alors que le Tour de France hommes se termine dimanche, le Tour de France femmes a conclu son premier jour de course en récompensant la sprinteuse néerlandaise Lorena Wiebes.
Cette étape marque le début d'une course de huit jours.
La dernière édition s'était tenue en 1989.

Le Tour de France hommes se conclut dimanche avec sa traditionnelle arrivée sur les Champs-Élysées, mais le cyclisme se poursuit encore pour huit jours en France. Car ce dimanche 24 juillet est aussi marqué par la première étape du Tour de France femmes, remportée par la sprinteuse néerlandaise Lorena Wiebes.

Revirement après plus de trente ans d'absence

Composée de huit étapes, cette Grande boucle féminine se terminera au bout de 1033,5 kilomètres dimanche 31 juillet dans les Vosges, au sommet de la Super Planche des Belles Filles (Haute-Saône). Des difficultés qui "iront crescendo au long de ces huit jours", prédit sur son site le "Tour de France Femmes avec Zwift", nom officiel de la course. Le parcours se concentrera cependant sur l'est de la France, contrairement aux hommes qui ont concouru pendant trois semaines sur tout le territoire français.

Ce sont en tout 144 cyclistes réparties en 24 équipes qui vont s'opposer lors de cette course qui fait surtout son grand retour, après trente-trois années d'absence. En effet, la dernière édition organisée par le groupe ASO, qui organise le Tour de France masculin, s'est tenue en 1989. Par la suite, si des éditions ont vu le jour pour les femmes cyclistes, sous la forme du Tour de la CEE (1990-1993) ou du Tour cycliste féminin, devenu ensuite Grande boucle féminine (1992-2009), cela s'est fait sans le soutien  –  voire malgré l'opposition – de l'organisateur du Tour.

Mais après trois décennies, un revirement s'est finalement opéré. "Devant le succès des grands événements sportifs féminins, dont la Coupe du monde de football en France, on s'est dit que c'était le bon moment pour relancer cette course", a justifié auprès des Échos Julien Goupil, directeur des partenariats et médias chez ASO et qui a lancé ce projet dès 2019.

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Même si ce Tour féminin doit encore réussir à s'installer dans le temps, le retour de la course est un signal positif pour le cyclisme féminin professionnel, comme a pu le souligner la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra. "L’investissement des sponsors comme le développement d'un circuit toute l'année permet aux coureuses de pouvoir gagner leur vie et devenir vraiment de grandes pro", s'est-elle félicitée auprès de l'AFP alors qu'elle était présente dans la voiture de course de tête pour le départ.

La ministre a également déjà espéré des victoires d'étapes françaises, alors qu'une seule a été comptabilisée du côté des hommes lors de cette édition 2022. "Les Néerlandaises sont affutées, mais nous avons des Françaises, comme Juliette Labous et Audrey Cordon-Ragot, qui peuvent cartonner en remportant une étape", a-t-elle espéré. Réponse cette semaine.


Aurélie Loek

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