Vendée Globe 2020 : l’Everest des mers

Vendée Globe : cauchemar des skippeurs, que sont les 40es Rugissants ?

La rédaction de LCI
Publié le 1 décembre 2020 à 17h07
Vendée Globe : cauchemar des skippeurs, que sont les 40es Rugissants ?

Source : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

L'essentiel

ZOOM - Lundi, le skippeur français Kevin Escoffier a été victime des 40e rugissants, une zone située entre les 40e et 50e parallèles dans l’hémisphère Sud connue pour ses vents violents et ses vagues dévastatrices.

Ils ont eu raison de Kevin Escoffier. Lundi, le skipper français a vu son bateau se plier en deux après une voie d’eau importante lors du passage dans les 40es Rugissants. Après être monté sur son radeau de survie et déclenché sa balise de détresse, ce dernier a été secouru par son compatriote Jean Le Cam, dans la nuit de lundi à mardi, à 2h18 heure française. Redoutés par de nombreux navigateurs, que sont ces fameux 40es Rugissants ?

Comme son nom l’indique, la zone des 40es Rugissants est réputée pour ses vents violents pouvant monter jusqu'à plus de 25 nœuds (soit 46,3 km/h) et se situe entre les 40e et 50e parallèles dans l’hémisphère Sud. Ces quarantièmes rugissants tiendraient leur nom du navigateur néerlandais Hendrik Brouwer au XVIIe siècle, alors que ce dernier était en route pour le siège de la Compagnie des Indes.

Dans une interview accordée à Franceinfo le 27 novembre dernier, le vainqueur du Vendée Globe 2013 François Gabart en dit plus sur ces fameuses quarantièmes rugissants : "Les quarantièmes rugissants font partie de l’imaginaire de la course. C’est un endroit du monde très particulier, fascinant, magnifique pour la navigation, et assez peu connu. (...) Ce n’est pas simple d’aller naviguer dans ces coins-là. Il n’y a personne, ou alors très peu de monde."

Avant Kevin Escoffier, les 40e rugissants avaient eu raison d'un autre skippeur, cette fois-ci dans les années 1990. Raphaël Dinelli, navigateur français aujourd'hui âgé de 52 ans, avait été sauvé par l'Anglais Pete Goos dans l'océan Indien, deux jours après Noël, dans un état critique d'hypothermie, assoiffé et affamé. Le marin avait dérivé sur un radeau après avoir vu son voilier couler.