Du spectacle et des stars, l'escale parisienne de la NBA est un triomphe.
Sur le parquet de l'Accor Arena, pleine à craquer, les Chicago Bulls ont dominé les Detroit Pistons (108-126), jeudi 19 janvier.
Le meneur tricolore Killian Hayes, seul Français concerné par ce match délocalisé, n'a pas été en réussite face au panier.

La NBA a réussi son grand retour en France. Trois ans après le premier "Paris Game", délocalisé à l'Accor Arena, les Chicago Bulls ont dominé assez logiquement les Detroit Pistons (108-126), jeudi 19 janvier. Dans une enceinte bondée, sous les yeux d'invités de marque - Magic Johnson, Tony Parker, Victor Wembanyama, Charles Leclerc, Pierre Gasly, Esteban Ocon, Pharrell Williams, Aya Nakamura, Marco Verratti, Gerard Piqué... -, les partenaires de Zach LaVine, DeMar DeRozan et Nikola Vucecic (72 points en cumulé) ont été sans pitié avec la bande à Killian Hayes, seul représentant tricolore sur le parquet de Bercy.

Maladroits (40% au tir), trop individualistes en attaque et friables en défense, les héritiers des Bad Boys, le surnom donné, à la fin des années 80 et début 90, à la franchise aux trois titres NBA (1989, 1990 et 2004), ont été dépassés par les Bulls. Les Pistons, qui ont couru après le score tout le match, n'ont rivalisé que dans le dernier quart-temps. Insuffisant. 

S'il a pu mesurer sa popularité, Killian Hayes (4 points et 8 passes en 31 minutes) n'a pas passé la soirée qu'il espérait. L'ancien Choletais, nerveux pour son premier match NBA en France, a manqué d'adresse (2/13 aux tirs). "Il était tellement excité, je craignais qu'il force", a regretté son coach Dwane Casey en conférence de presse à l'issue de la rencontre. "Il a raté de nombreux tirs qui rentrent habituellement ces derniers mois". "C'est frustrant, c'était juste pas mon jour", a réagi le meneur franco-américain, que TF1info avait interrogé en amont de ce NBA Paris Game. "J'aurais aimé faire mieux, mais on passe au match de lundi (contre Milwaukee, ndlr)."

En courtside, un autre Français a, lui aussi, pu se rendre compte sa célébrité. Le phénomène Victor Wembanyama, promis à un grand avenir en NBA où il est annoncé comme le futur premier choix de la Draft 2023, a été chaudement acclamé par l'Accor Arena. Même Magic Johnson, la légende des Lakers et de la Dream Team, a succombé au charme de "Wemby", le jeune intérieur de Boulogne-Levallois, avec qui il a pu échanger quelques instants au bord du terrain. Sous le regard attentif de Bercy.


Yohan ROBLIN

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