Tokyo 2021 : des JO sous le signe du Covid

"C'est le moment pour les femmes de montrer que tout est possible", assure Clarisse Agbégnénou sur TF1

Léa LUCAS avec TF1
Publié le 2 août 2021 à 15h08
JT Perso

Source : TF1 Info

INTERVIEW - Invitée sur TF1 ce lundi, la championne olympique Clarisse Agbégnénou, 29 ans, revient sur ses deux médailles d'or, décrochées aux Jeux de Tokyo en compétition individuelle mardi 27 juillet et par équipes mixtes samedi 31 juillet.

À peine rentrée des Jeux Olympiques de Tokyo ce lundi matin, Clarisse Agbégnénou revient sur son premier titre olympique de judo dans la catégorie des moins de 63 kilos. Il était "obligatoire" de battre les Japonais, largement favoris dans cette discipline, a affirmé la judokate de 29 ans, dans l'interview accordée à TF1 (vidéo en tête d'article). "Ils ont raflé presque toutes les médailles au judo, on en avait marre. Donc on s'est dit qu'on allait leur prendre la médaille chez eux, en finale. Et on l'a fait !"

Une victoire attendue par l'athlète française qui a de nouveau affronté la japonaise Chizuru Arai, mardi 27 juillet. Celle-ci l'avait en effet battue à Rio lors des Jeux de 2016. "Il n'y avait pas meilleur scénario", commente Clarisse Agbégnénou. "Je me suis dit que j'allais avoir ma revanche et que j'aurais l'or à ce moment-là." 

"Tout le monde a mis sa pierre à l'édifice"

La sportive tricolore ne s'est pas arrêtée là : elle a aussi remporté la médaille d'or avec l'équipe de France mixte, samedi 31 juillet. Selon elle, cela a été possible grâce à "l'harmonie de groupe." "Tout le monde a mis sa pierre à l'édifice", dit-elle. "Personne n'a été mis de côté. On avait besoin de toute cette énergie pour être des maillons enchaînés et pourvoir gagner cette médaille." 

Alors que les femmes raflent la majorité des médailles françaises, tous sports confondus, lors de ces Jeux inédits, Clarisse Agbégnénou confie avoir "l'impression d'être Superwoman". "Les femmes deviennent des Superwomen", précise-t-elle. "Mais, en fait, elles l'ont toujours été. Mais aujourd'hui, c'est le moment de nous mettre sur le piédestal. On en a besoin, on en a envie, et on montre que tout est possible, qu'on le fait." 

Le report d'une année des Jeux Olympique de Tokyo, de 2020 à 2021, en raison de l'épidémie de Covid-19, a toutefois constitué un premier obstacle pour la jeune femme. "J'ai craqué, je n'étais pas bien, j'étais en dépression, il faut le dire. C'était très difficile. Quatre ans, c'est long. Cinq ans, c'est interminable", relate-t-elle, à la fois modeste et déterminée. "Donc je suis vraiment contente de m'être relevée parce que ce n'était vraiment pas facile de ne pas savoir. Jusqu'au dernier moment, les Japonais ne voulaient pas de nous chez eux. Je recevais des messages 'Clarisse, ça va être annulé, tiens-toi prête.' Je leur répondais 'ne vous inquiétez pas, je suis tombée une fois, pas deux. En tout cas, quand j'irai, j'irai la chercher cette médaille.'

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Ainsi, pour résumer, cette victoire "c'est que du bonheur, ça fait du bien. Le bonheur, c'est aussi de l'adrénaline. En tant qu'athlète, c'est rare de passer par des émotions aussi fortes. J'ai l'impression de faire les montagnes russes. Mais c'est génial ! Je revois mes amis, ma famille, mes proches, c'est extraordinaire. Il y a encore des larmes que je vais verser", souligne l'athlète

En route pour Paris 2024. "Avec tout ce que j'ai vécu, j'ai envie de le revivre", affirme la championne olympique. "Il y a encore des émotions à avoir, des médailles à aller chercher et j'irai les chercher", termine celle que de nombreux Français "adorent". 


Léa LUCAS avec TF1

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