VIDÉO - Coraux abimés : l'épreuve de surf des JO 2024 fait des remous à Tahiti

par V. F | Reportage TF1 Jean-Pierre Féret, Quentin Fichet et Yvon Le Gall
Publié le 8 décembre 2023 à 11h16

Source : JT 20h Semaine

Les épreuves de surf des JO doivent avoir lieu à Tahiti en juillet 2024.
Mais les premiers tests et l'installation d'équipements nécessaires à la compétition ont tourné au fiasco, car des récifs coralliens ont été endommagés.
Un autre site en métropole est-il envisageable ? Le 20H de TF1 fait le point.

Teahupo'o, son lagon paradisiaque et sa vague mythique. C'est sur cette presqu'île de Tahiti, en Polynésie française, que rivalisent chaque année les meilleurs surfers de la planète. C'est aussi là que doit avoir lieu l'épreuve de surf des prochains JO 2024. Mais problème, la tour en bois prévue pour les juges n'est plus conforme et doit être remplacée par un édifice en aluminium.

Aujourd'hui, l'heure est à trouver de nouvelles solutions, plus respectueuses de l'environnement.
Tony Estanguet, président du Comité d'Organisation des JO-2024

Sauf que pour l'acheminer, il faut passer sur la barrière de corail. Le week-end dernier, un essai a été réalisé avec une barge et a tourné au fiasco. Des images tournées par des écologistes, que l'on peut voir dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article, ont renforcé les opposants au projet. "Ils ont cassé plein de coraux sur leur passage", s'insurge notamment une militante. De son côté, un activiste explique : "On ne veut pas que notre garde-manger soit touché. Et pour ça, on a décidé de faire une marche pour se faire entendre. C'est pas la terre des jeux ici, c'est la terre des Dieux", insiste-t-il. 

Après cet échec, le gouvernement polynésien a donc décidé de suspendre les travaux. Si les défenseurs de l'environnement sont satisfaits de cette décision, en revanche, les habitants, qui se préparent à accueillir l'événement, sont consternés. "On est heureux que ça se passe chez nous", assure l'un d'eux. Quant au comité d'organisation de Paris 2024, il se serait bien passé d'une telle polémique. 

Mais son président Tony Estanguet reste confiant. "Aujourd'hui, on travaille avec le gouvernement pour s'assurer que ce projet puisse avancer. Franchement, on regrette tous cet épisode que personne n'a souhaité. C'est extrêmement regrettable. Et donc aujourd'hui, l'heure est à trouver de nouvelles solutions, plus respectueuses de l'environnement, pour aller de l'avant et encore une fois, célébrer les jeux en Polynésie française", affirme-t-il.

En attendant, plusieurs sites se sont dit prêts à reprendre le flambeau, comme la Torche, en Bretagne, Hossegor, Capbreton, Biarritz et bien sûr Lacanau qui accueille depuis 1979 la plus ancienne compétition de surf en France. "On est prêt à répondre et à les remplacer au pied levé pour organiser les JO-2024 de surf à Lacanau-Bordeaux métropole", indique son maire Laurent Peyrondet. 

Toutefois, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra semble avoir déjà tranché : pour elle, il n'est pas question de délocaliser l'épreuve. "Non, il n'y a pas de plan B. On est sur ce chemin qui est vraiment le bon d'avoir une nouvelle tour des juges redimensionnée", a-t-elle souligné dans un communiqué. La décision reviendra en dernier ressort au comité d'organisation.


V. F | Reportage TF1 Jean-Pierre Féret, Quentin Fichet et Yvon Le Gall

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